Catégorie : Biais au quotidien

Comparaison, silence et dépendance sociale

Comparaison, silence et dépendance sociale

Comparaison et dépendance sociale

De la comparaison à la dépendance sociale, une suite naturelle

Il y a quelques semaines, je vous parlais du biais de comparaison sociale. Ce réflexe qui nous pousse à nous jauger en permanence : est-ce que je fais aussi bien ? est-ce que je suis “au niveau” ? Mais il existe un cran au-dessus. Une forme plus insidieuse, plus ancrée, presque invisible et c’est la dépendance sociale.

C’est ce moment où vous ne bougez pas, non pas parce que vous vous comparez, mais parce que vous attendez qu’on vous dise que c’est bon. Que c’est juste. Suffisant. Valide.

Vous connaissez ce sentiment ?

  • Quand vous avez une idée, mais que vous ne la partagez qu’après l’avoir testée sur trois collègues, juste pour “avoir leur retour”.
  • Quand vous dites “oui”, mais que ce n’est pas vraiment vous qui parlez.
  • Quand vous attendez un message, un sourire, un signal, comme un feu vert imaginaire, pour enfin y aller.

Ce n’est plus de la comparaison. C’est de la désirabilité ou de la dépendance sociale.
Un biais cognitif puissant, archaïque, intégré. Qui murmure à l’oreille de notre confiance : “Tu es sûre que tu peux y aller toute seule ?”

Aujourd’hui, j’ai envie d’explorer avec vous ce réflexe si humain. Pourquoi est-il est difficile – presque biologiquement – de s’en détacher ? Comment repérer quand il s’infiltre dans nos décisions, nos silences, nos attentes ? Et surtout, comment poser les bases d’une autonomie profonde, lucide, libératrice ? 

1. Pourquoi notre cerveau réclame la validation des autres ?

On rêve tous d’être libres. Autonomes. Maîtres de nos choix.

Mais notre cerveau, lui, a une autre priorité : notre sécurité individuelle et collective.
Et il est prêt à tout pour la préserver.

Un vieux programme dans un monde moderne

Revenons quelques milliers d’années en arrière.

À l’époque, être exclu du groupe, c’était mourir. Littéralement. Pas d’abri, pas de feu, pas de protection. L’humain isolé ne survivait pas. Alors notre cerveau s’est adapté : il a codé, dans ses circuits les plus profonds, que l’acceptation du groupe = survie.

Et ce réflexe est toujours là.

  • Quand vous ressentez une pointe d’anxiété à l’idée de dire non.
  • Quand vous relisez trois fois votre mail pour être sûr.e qu’il ne “heurte pas”.
  • Quand vous attendez inconsciemment un “tu fais bien” pour avancer.

Ce n’est pas de la faiblesse. C’est de l’héritage neurologique.

« Notre cerveau fonctionne encore comme si chaque désapprobation était un risque d’exclusion du clan. Sauf qu’aujourd’hui, le clan, c’est souvent LinkedIn. »

La désirabilité ou la dépendance sociale, c’est quoi exactement ?

C’est un biais cognitif qui nous pousse à accorder une valeur démesurée au jugement ou à l’approbation des autres dans nos prises de décision. Dit autrement, c’est la tendance à se présenter de façon favorable devant d’autres en fonction de certaines normes sociales établies La simple comparaison n’est pas aussi forte que la dépendance sociale. C’est sa première expression. Il faut la mettre sous contrôle.

Et le problème, c’est que ce biais ne fait pas dans la nuance. Il ne vous demande pas : “Est-ce que cet avis t’aide à avancer ?” Il vous souffle : “Si tu n’es pas validé.e, tu n’existes pas.” Subtile différence. Profonde conséquence.

Quand la recherche d’approbation devient frein à l’action

Ce biais devient toxique quand :

  • On ne sait plus si une envie vient de nous ou d’un besoin d’être reconnu.e.
  • On n’ose plus poser une limite sans se justifier.
  • On abandonne une idée juste parce qu’elle ne “plaît pas”.

Et surtout, quand on se débranche de soi pour rester “connecté” aux autres.

2. Comment repérer qu’on attend (trop) la validation ?

La comparaison et la dépendance sociale sont rarement frontales. Elles ne se manifestent pas avec un panneau clignotant « ATTENTION, TU N’ES PAS LIBRE ».
Elles opèrent en douce. Par en dessous. En laissant dans son sillage un flou intérieur : est-ce que je choisis vraiment ? Ou est-ce que je m’ajuste pour être bien vu.e, entendu.e, validé.e ?

Les deux visages de l’attente

🔹 L’attente active

Elle est facile à repérer :

  • Vous demandez souvent l’avis des autres avant d’agir.
  • Vous cherchez des « ok » explicites, même sur des décisions mineures.
  • Vous ressentez de l’inconfort si vous n’avez pas de retour immédiat.
  • Vous adaptez spontanément votre discours à la personne en face, jusqu’à en perdre votre voix.

🔹 L’attente passive

Celle-là est plus subtile, mais souvent plus ancrée :

  • Vous hésitez à partager vos idées spontanément.
  • Vous attendez inconsciemment qu’on vous tende la main… avant même de faire un pas.
  • Vous vous censurez à l’avance pour éviter d’éventuelles réactions.
  • Vous vous demandez : « Est-ce que ça va déranger ? » avant de vous demander : « Est-ce que moi je suis alignée ? »
Comparaison et dépendance sociale_diagnostic

🔍 Mini auto-diagnostic

Répondez spontanément, sans trop réfléchir :

  1. Est-ce qu’il vous arrive de remettre à plus tard une décision tant que quelqu’un ne vous a pas donné son avis ?
  2. Avez-vous déjà regretté d’avoir dit “oui”, alors qu’une petite voix intérieure criait “non” ?
  3. Êtes-vous soulagé.e quand quelqu’un vous rassure que “vous avez bien fait” ?
  4. Avez-vous du mal à célébrer une réussite si personne ne la remarque ?
  5. Avez-vous déjà changé d’avis en fonction de la réaction (ou du silence) d’un proche ou collègue ?

Si vous avez répondu “oui” à 3 ou plus, il est probable que le biais de dépendance sociale joue un rôle régulier dans vos décisions. 

Pas de panique. On est tous passés par là. 

Même ou surtout moi ! Souvent. Encore aujourd’hui, parfois…

Une histoire vraie (et un peu douloureuse)

Je me souviens d’une réunion où j’aurais dû parler.
Une de ces réunions où tout le monde acquiesce avec assurance… alors que ce qui se dit est une énormité.
Tout en moi hurlait : « Mais enfin, vous entendez ce que vous dites ? »
Mais j’ai gardé le silence. J’ai regardé la table. J’ai feint l’accord.

Pourquoi ?

  • Ils avaient l’air tellement sûrs.
  • Je n’avais pas d’allié visible dans la pièce.
  • J’ai eu peur d’être « la pénible », celle qui complique, qui freine, qui dénote.

Alors j’ai ravalé ma voix.
Et avec elle, un peu de mon respect pour moi-même.
Je suis sortie de cette réunion avec un goût amer. Pas à cause d’eux. À cause de moi.
Je savais que je m’étais désavouée.

Ce jour-là, j’ai compris que le silence peut être aussi violent qu’un non-dit.
Et que parfois, on s’abandonne soi-même pour ne pas froisser la surface tranquille du groupe.

Et vous ? À quel moment vous êtes-vous trahi·e, juste pour rester dans le cadre ?

3. Vers une autonomie saine : sortir de la dépendance sans tomber dans l’indifférence

Rechercher l’approbation des autres n’est pas une faute. C’est profondément humain.
Mais construire sa vie autour de cette attente, c’est risquer de s’éloigner de soi, jusqu’à ne plus entendre sa propre voix.

Alors, comment sortir de ce besoin de comparaison et de cette dépendance sociale sans devenir une version rigide ou indifférente de soi ?
Comment poser les bases d’une autonomie vivante, connectée mais non asservie ?

L’autonomie, ce n’est pas faire tout tout seul

Souvent, on confond autonomie et isolement. Comme si être autonome, c’était dire : “Je n’ai besoin de personne.”

Mais l’autonomie dont je parle est tout autre. C’est une autonomie relationnelle, ancrée dans une écoute fine :

  • de soi,
  • de ses valeurs,
  • et des signaux extérieurs… sans que ces signaux deviennent des injonctions.

“Je t’écoute, mais je ne me perds pas en chemin.”

C’est savoir qu’un retour peut être utile — sans être nécessaire. C’est sentir qu’on peut intégrer une critique — sans qu’elle vienne briser quelque chose.

Autrement dit : on passe de la dépendance à la résonance.
Ce que les autres pensent ne me définit pas, mais ça peut m’enrichir… si je suis déjà au clair avec moi-même.

Et parfois même, l’effet inverse existe. J’ai toujours été d’une nature plutôt autonome, à ne pas demander d’aide et j’ai pu observer au moins une fois que ce comportement m’a valu un rejet total du groupe. J’étais passée pour une personne imbue d’elle-même alors que j’étais trop timide pour déranger ! 

Comparaison et dépendance sociale_exercices

Trois gestes simples pour réapprendre à décider sans attendre d’être validé·e

Pas de carnet magique, pas d’incantation à la pleine lune. Juste des gestes simples à tester dans la vraie vie. Parce que l’autonomie se construit dans les micro-choix du quotidien.

1. La micro-décision en solo

Objectif : reprendre l’habitude de trancher sans sondage.

Dans votre journée, choisissez une décision que vous prenez habituellement en consultant quelqu’un, même par réflexe.

Exemples :

  • Envoyer un message professionnel sans demander à quelqu’un « Tu en penses quoi ? »
  • Choisir le visuel ou le titre d’un support sans le faire valider.
  • Prendre une position claire en réunion, sans attendre un regard complice ou un hochement de tête.

Faites-le. C’est tout. Et passez à la suite. Pas d’analyse post-mortem. Juste la satisfaction discrète d’avoir agi selon vous.

2. Le « J’en parle pas (et je survis très bien) »

Objectif : couper le réflexe de chercher un retour ou une approbation.

Choisissez une action ou une idée que vous auriez eu envie de partager immédiatement pour :

  • tester si “c’était bien”.
  • “avoir un retour”.
  • combler un vide ou valider un choix.

Et cette fois, gardez-la pour vous. Pas par secret, mais par expérience : celle de ne rien attendre, et voir que ça va quand même.

Ce silence volontaire est un révélateur. Il vous montre que votre propre regard peut suffire — au moins pour aujourd’hui.

3. Le “non” qui n’appelle pas d’excuse

Objectif : poser une limite sans se justifier.

Testez une situation où vous auriez dit « oui » à contrecœur, ou un « non » immédiatement contrebalancé par une justification.

Et cette fois, dites simplement :

  • « Non, je ne peux pas. »
  • « Non, ce n’est pas une priorité pour moi. »
  • « Non, je choisis de ne pas m’en occuper. »

Sans rallonge, “désolée”, sur-explication. C’est un “non” sobre, net, respectueux. Pas contre l’autre. Juste pour vous.

Conclusion : sortir du conditionnement, pas du lien

La comparaison et le dépendance sociale ne se combat pas avec dureté. Il se déjoue avec conscience, douceur, courage.

Vous ne devez pas devenir imperméable. Votre super-pouvoir c’est d’être perméable avec filtre.

Apprenez à créer un filtre intérieur construit à partir de qui vous êtes, de ce qui compte vraiment, et de votre capacité à vous écouter… même quand les autres ne valident pas.

Alors la question que je vous laisse est simple, mais puissante : Et si, pour une fois, vous décidiez que votre approbation suffisait ?
(Spoiler : elle suffit.)

Échapper au biais de comparaison sociale : oser être soi

Échapper au biais de comparaison sociale : oser être soi

S’ancrer dans sa propre réalité plutôt que de se perdre dans les attentes extérieures et échapper au biais de comparaison sociale.   

échapper au biais de comparaison sociale

Introduction : Quand la comparaison façonne notre identité

Comment échapper au biais de comparaison sociale ? Dès l’enfance, nous sommes plongés dans un monde où tout semble être une question de comparaison. Qui court le plus vite ? A les meilleures notes ? Est le plus sociable ? Je l’ai vécu dans ma propre famille, partagée entre deux modèles opposés de réussite : un père incarnant le succès professionnel, une mère symbolisant l’accomplissement personnel et familial. Et puis, il y avait ma sœur. Elle semblait posséder tout ce que je n’avais pas : l’aisance sociale, la reconnaissance, les résultats académiques exemplaires. Moi, j’étais la timide, la solitaire, celle que l’on remarque à peine.

Longtemps, je me suis demandée où était ma place. Quelle identité pouvais-je me forger face à ces standards si différents ? Mes premiers succès, je les ai connus dans le monde professionnel. Comme une renaissance, je suis devenue extravertie, autonome, efficace. Mais en y regardant de plus près, cette transformation était aussi une réaction à ce besoin constant de me mesurer aux autres, de prouver que j’étais à la hauteur.

Ce n’est que récemment que j’ai mis des mots sur ce phénomène : la comparaison sociale. Un biais insidieux qui nous pousse à jauger notre valeur à travers le prisme des autres. Mais comment s’en libérer ? Comment ancrer son identité dans sa propre réalité plutôt que dans le regard extérieur ?

Partie 1 : Le piège du biais de comparaison sociale

1. Comprendre le biais de comparaison sociale

Le biais de comparaison sociale est un mécanisme cognitif qui nous pousse à nous évaluer en fonction des autres. Il repose sur une logique simple : en observant les succès et échecs de notre entourage, nous tentons de déterminer où nous nous situons sur l’échelle de la réussite.

Ce biais n’est pas nécessairement néfaste. Il peut nous motiver à progresser, à apprendre de ceux qui nous inspirent. Mais lorsqu’il devient omniprésent, il peut engendrer des sentiments d’insatisfaction chronique, d’anxiété et de dévalorisation.

D’autant plus que la comparaison sociale est souvent biaisée : nous avons tendance à ne comparer que les aspects les plus visibles et valorisants des autres à nos propres faiblesses. Nous voyons les réussites des autres sans percevoir leurs doutes, leurs peurs, leurs échecs. Les réseaux sociaux amplifient ce phénomène : nous scrollons des vies parfaitement mises en scène, oubliant que ce ne sont que des instantanés soigneusement choisis.

2. Les racines du biais de comparaison sociale

  • L’influence culturelle et sociétale Dès notre plus jeune âge, nous sommes conditionnés à nous comparer. L’école valorise les classements, la publicité vend des standards de beauté et de succès inatteignables, et les réseaux sociaux transforment nos vies en vitrines où chacun doit briller. Dans une société qui glorifie la performance, ne pas se sentir à la hauteur devient une norme.
  • Le rôle de l’éducation et de la famille La manière dont nous avons été élevés influe grandement sur notre tendance à nous comparer. Dans certaines familles, la compétition est implicite : « Regarde ton frère, il a eu 18 en maths ! » ou « Pourquoi tu ne peux pas être aussi disciplinée que ta cousine ? » Ce type de réflexions, souvent involontaires, imprime en nous l’idée que notre valeur est indexée sur la performance des autres.
  • L’impact des biais cognitifs Le biais de confirmation joue également un rôle clé : nous retenons surtout les comparaisons qui nous défavorisent. Si nous doutons de nous-mêmes, nous verrons toujours quelqu’un de plus compétent, plus beau, plus réussi, et nous en ferons une preuve de notre propre insuffisance.

3. Échapper au biais de comparaison sociale : un recentrage nécessaire

Nous avons vu comment la comparaison sociale s’immisce dans nos vies et brouille notre perception de nous-mêmes. Mais alors, comment en sortir ? La clé réside dans un recentrage sur soi : redéfinir nos critères de succès, reconnaître nos propres victoires et apprendre à mesurer notre valeur sur nos propres bases plutôt que celles dictées par l’extérieur.

biais de comparaison sociale

Partie 2 : S’ancrer dans sa propre réalité

1. Se focaliser sur ses réalisations

Pour vraiment échapper au biais de comparaison sociale, il faut prendre les choses en main ! Plutôt que de se concentrer sur nos erreurs et imperfections, il est essentiel de se rappeler nos succès et accomplissements. Cette pratique renforce la confiance en soi et permet de reconnaître notre valeur. Comme le suggère l’article 5 astuces et 1 bonus pour combattre le syndrome de l’imposteur, il est recommandé de :

  • Lister ses réalisations : Noter ses succès, en détaillant le contexte, les missions, les enjeux, les actions menées et les résultats obtenus.
  • Prendre du recul sur son évolution : Se replonger dans ses anciens projets et comparer son niveau d’avant et maintenant permet de constater sa progression.
  • Créer un dossier de réussites : Garder une trace de ses succès sous forme d’un carnet, d’une note sur son téléphone ou d’un fichier aide à y revenir lors des moments de doute.

« Mais mes succès ne sont pas si impressionnants »

Je pourrais me dire que mes réussites ne valent pas la peine d’être notées, qu’elles sont insignifiantes par rapport à celles des autres. Pourtant, chaque accomplissement, même petit, contribue à mon évolution. M’en souvenir me permet de mesurer mon chemin parcouru.

2. Reconnaître et célébrer ses victoires

Il est courant de minimiser ses succès ou de ne pas les reconnaître pleinement. Apprendre à célébrer chaque victoire, qu’elle soit grande ou petite, est essentiel pour maintenir une perception positive de soi. Dans l’article Pourquoi est-il si difficile de reconnaître ses victoires ?, il est souligné que :

  • Identifier les biais cognitifs : Reconnaître que des biais tels que l’adaptation hédonique ou la comparaison sociale peuvent nous empêcher de savourer nos réussites.
  • S’autoriser à ressentir de la fierté : Plutôt que de considérer une réussite comme normale, s’accorder un moment pour l’apprécier pleinement.
  • Partager ses victoires : Exprimer ses succès à son entourage ou les écrire noir sur blanc permet de mieux les intégrer.

« J’ai peur de paraître prétentieux(se) en célébrant mes victoires »

Se réjouir de ses succès n’a rien d’arrogant. Au contraire, reconnaître ses efforts et progrès permet d’entretenir une motivation saine. Il ne s’agit pas de se vanter, mais simplement de se donner le crédit mérité.

3. Adopter une mentalité de croissance

La psychologue Carol Dweck a introduit le concept de « mentalité de croissance », selon lequel les capacités et les talents peuvent être développés grâce à l’effort, la persévérance et l’apprentissage. Adopter cette perspective permet de voir les défis comme des opportunités de croissance plutôt que comme des menaces. Dans son ouvrage Mindset: The New Psychology of Success, Dweck explique comment cette approche favorise la résilience et l’accomplissement personnel.

En intégrant ces pratiques dans votre quotidien, vous renforcerez votre ancrage dans votre propre réalité, réduisant ainsi l’impact des attentes extérieures et des comparaisons sociales. Vous serez ainsi pleinement en capacité d’échapper au biais de comparaison sociale. 

Syndrome de l'imposteur - miroir déformant

Partie 3 : Se libérer des attentes extérieures

1. Identifier et déconstruire les attentes imposées

Les normes sociales, les injonctions familiales, les standards professionnels… Nous sommes en permanence soumis à des attentes extérieures qui façonnent nos choix et peuvent nous détourner de ce qui nous correspond vraiment.

  • Prendre conscience des influences extérieures : Identifier les sources des pressions que nous ressentons est un premier pas vers l’émancipation. Comme l’explique Mona Chollet dans Résister à la culpabilisation, nous internalisons souvent des standards irréalistes qui nous empêchent de nous épanouir pleinement.
  • Faire la distinction entre contraintes et désirs réels : Est-ce que je poursuis cette carrière pour moi, ou parce que c’est ce qu’on attend de moi ? Est-ce que je cherche cette reconnaissance sociale par choix ou par habitude ?

2. Redéfinir le succès selon ses propres termes

  • Construire une vision personnelle du succès : Dans Les Sept Habitudes des Gens Efficaces, Stephen Covey insiste sur l’importance de définir des objectifs alignés avec nos valeurs profondes, plutôt que de suivre des critères imposés par la société.
  • Sortir du schéma du « toujours plus » : Un bon salaire, une promotion, un mode de vie envié par les autres… Ces critères peuvent sembler synonymes de succès, mais le véritable accomplissement vient de l’adéquation entre nos aspirations profondes et nos actions.

3. Cultiver l’authenticité et l’estime de soi

  • Développer une identité fondée sur ses valeurs : Plutôt que de chercher à correspondre aux attentes, s’affirmer à travers ce qui nous tient à cœur et ce qui nous rend unique.
  • Carl Rogers et l’acceptation de soi : Le psychologue humaniste défend l’idée qu’une vie épanouie repose sur l’authenticité et la capacité à s’accepter pleinement.
  • S’entourer des bonnes personnes : Évoluer dans un environnement bienveillant et respectueux de notre singularité favorise un développement personnel harmonieux.

En appliquant ces principes, nous nous libérons des contraintes extérieures et nous nous autorisons à être pleinement nous-mêmes, en accord avec nos valeurs et nos aspirations profondes. Nous nous donnons pleinement les moyens d’échapper au biais de comparaison sociale. 

Conclusion : S’autoriser à exister pleinement

Sortir du piège de la comparaison sociale ne signifie pas ignorer totalement ce qui nous entoure, mais apprendre à ne plus en faire un baromètre de notre propre valeur. À force de se mesurer aux autres, on oublie que notre parcours est unique et que nos succès, aussi modestes soient-ils, méritent d’être reconnus.

S’ancrer dans sa propre réalité, c’est accepter que notre chemin ne ressemble à aucun autre, redéfinir nos critères de réussite et oser être pleinement soi-même. Ce n’est pas un processus instantané, mais une posture à cultiver jour après jour, en prenant conscience des influences extérieures, en célébrant nos victoires et en nous entourant des bonnes personnes.

Et si, à la place de nous demander « Suis-je à la hauteur ? », nous nous demandions plutôt : « Est-ce que ce que je fais me ressemble vraiment ? »

Et vous, quelles actions mettez-vous en place pour vous échapper au biais de  comparaison sociale ? Partagez votre expérience en commentaire !

Pourquoi est-il si difficile de reconnaître ses victoires ?

Pourquoi est-il si difficile de reconnaître ses victoires ?

Spéciale dédicace – à Gabriel et à toutes celles et ceux qui ne comprennent pas pourquoi elles se sentent si différent(e)s 🥰

Biais cognitifs_reconnaître ses victoires

Reconnaître ses victoires : un défi intérieur

Pourquoi est-il si difficile de reconnaître et célébrer ses victoires au quotidien ? Vous l’avez déjà ressenti, ce moment où vous atteignez un objectif, mais au lieu d’être submergé par la joie, une petite voix intérieure vous murmure : « Et après ? » ou « Ce n’est pas assez ». Cette incapacité à savourer nos succès dans la durée porte un nom : l’adaptation hédonique. Ajoutez-y la comparaison sociale, et vous obtenez un cocktail parfait pour ne jamais se sentir à la hauteur.

Nous vivons dans une société où le « toujours plus » est une norme implicite. Or, si nous ne nous arrêtons jamais pour reconnaître nos victoires, grandes ou petites, nous nous condamnons à une insatisfaction chronique.

1. Apprendre à reconnaître ses victoires et célébrer le « maintenant » 

1.1. Pourquoi nos biais nous empêchent de savourer nos réussites ?

Nos cerveaux sont programmés pour la survie et le bien-être, pas directement pour le bonheur. Leur objectif principal est d’assurer notre sécurité, ce qui implique une vigilance constante aux menaces potentielles et une focalisation sur ce qui pourrait mal tourner. 

L’adaptation hédonique est un processus psychologique par lequel nous nous habituons rapidement aux nouvelles situations, qu’elles soient positives ou négatives. Ainsi, une promotion, une réussite personnelle ou même un accomplissement longtemps désiré perdent rapidement leur éclat, et nous ressentons le besoin de chercher une nouvelle source de satisfaction. Ce phénomène contribue à un cycle où la reconnaissance de nos victoires est éphémère et insuffisante. Reconnaître et célébrer ses victoires au quotidien nécessite d’identifier les biais cognitifs qui nous empêchent de savourer nos succès.

D’autres biais cognitifs amplifient cette tendance :

Apprendre à reconnaître ses victoires
  • Le biais de négativité : Notre cerveau donne plus de poids aux expériences négatives qu’aux positives. Ainsi, un échec prend plus de place dans notre esprit qu’une réussite.
  • Le biais de la comparaison sociale : Nous nous évaluons souvent par rapport aux autres, et avec les réseaux sociaux, nous avons accès à une vision idéalisée des réussites des autres, rendant nos propres accomplissements fades en comparaison.
  • Le biais de fin de l’histoire : Nous avons conscience que nous sommes le fruit de nombreuses évolutions mais nous avons globalement tendance à penser que nous ne changerons plus. Cela peut augmenter notre détresse et accroître un sentiment d’insatisfaction. 
  • Le biais de l’anticipation : Nous nous projetons sans cesse vers l’avenir en pensant que « le vrai bonheur » viendra plus tard, empêchant de profiter du présent.

Ce phénomène est au cœur de nombreuses difficultés à s’ancrer dans l’instant. Pour aller plus loin sur cette question, vous pouvez consulter mon article dédié aux scénarios intérieurs et à la manière dont ils influencent notre rapport au présent : Biais cognitifs et scénarios intérieurs : comment s’en libérer.

1.2. Apprendre à reconnaître toutes ses victoires (des plus petites aux plus grandes)

Pourquoi est-il si difficile de définir une victoire ? Parce que nous avons été conditionnés à croire que seules les grandes réussites méritent d’être célébrées. Nous avons souvent du mal à célébrer nos victoires car nous ne les identifions pas clairement. Voici comment reconnaître ses succès et en faire une habitude quotidienne. 

Pourtant, une victoire est avant tout une progression, un pas en avant, quel qu’il soit. Cela peut être un succès professionnel, un progrès dans nos relations, ou même un moment de bien-être personnel.

Exemples de victoires à reconnaître :

  • Dans la sphère professionnelle : Présenter une idée en réunion, gérer une situation stressante avec calme, obtenir la reconnaissance d’un collègue.
  • Dans la vie familiale : Apaiser un conflit avec un proche, passer du temps de qualité avec ses enfants, oser poser des limites.
  • Dans le développement personnel : Prendre soin de soi sans culpabilité, tenir une habitude bénéfique, surmonter une peur.

La reconnaissance de ces progrès passe par une reprogrammation de notre regard. Plutôt que d’attendre une validation externe ou une reconnaissance spectaculaire, il s’agit d’apprendre à valoriser soi-même les efforts accomplis.

Techniques pour reprogrammer son regard :

  • Redéfinir ce qu’est une réussite : Elle ne se mesure pas uniquement à l’ampleur de l’objectif atteint, mais aussi au processus qui y mène.
  • Créer des ancrages positifs : Associer consciemment une sensation de fierté à chaque petit succès pour que notre cerveau enregistre cette satisfaction.
  • Mettre en place des rituels de célébration : Que ce soit un moment de gratitude, une récompense ou un geste symbolique, ancrer l’habitude de s’arrêter pour reconnaître l’accomplissement.

En changeant notre perception des victoires, nous brisons le cycle de l’insatisfaction permanente et cultivons un rapport plus sain avec nos propres réussites. 

IDÉE BONUS :
Pratiquer la reconnaissance des autres : Valoriser le travail et les efforts des personnes qui nous entourent permet de renforcer notre propre capacité à reconnaître nos propres succès.

Cette approche a un impact direct sur notre bien-être et notre confiance en nous, comme je l’explique dans mon article : Se libérer des biais cognitifs : comment vivre l’instant présent.

En adoptant ces pratiques, nous dépassons la simple reconnaissance des victoires pour en faire un mode de vie, où chaque moment devient une opportunité de célébrer et de progresser.

L’épanouissement ne se cache pas uniquement dans l’avenir. Il se vit ici et maintenant.

Et vous, avez-vous déjà pris le temps d’écrire trois petites victoires de votre journée ?

2. Apprendre à construire dans son cercle d’influence

2.1. Se comprendre pour espérer être compris

Avant de chercher à influencer notre environnement, il est essentiel de se connaître soi-même. Comprendre ses valeurs, ses biais cognitifs et ses modes de fonctionnement nous permet d’agir avec plus de clarté et de cohérence.

1. Identifier ses valeurs fondamentales :

Nos valeurs sont les principes qui guident nos décisions et nos comportements. Prendre le temps de les identifier nous aide à mieux comprendre nos réactions face aux situations et aux interactions avec les autres. Posez-vous la question : qu’est-ce qui compte vraiment pour moi ?

2. Observer ses propres biais cognitifs :

Nous sommes tous influencés par des biais inconscients qui affectent notre perception du monde et de nous-mêmes. Le biais de confirmation, par exemple, nous pousse à rechercher des informations qui confirment nos croyances existantes, tandis que le biais de conformité nous amène à nous aligner sur l’opinion dominante, parfois au détriment de notre authenticité.

Apprendre à développer son bonheur

3. Adopter une posture réflexive :

Se poser régulièrement des questions sur nos motivations et nos réactions permet de gagner en lucidité. Pourquoi ai-je réagi ainsi dans cette situation ? Suis-je en accord avec mes valeurs ? Ce type d’introspection favorise un alignement entre nos pensées, nos paroles et nos actions.

4. Prendre conscience de son impact sur les autres :

Nos comportements influencent notre entourage, que nous en ayons conscience ou non. Une communication maladroite, un jugement hâtif ou une posture défensive peuvent créer des barrières relationnelles. À l’inverse, une écoute active et une posture ouverte favorisent des échanges plus constructifs.

5. Accepter ses vulnérabilités :

Se comprendre, c’est aussi reconnaître que nous avons des limites et que nous ne pouvons pas toujours être dans le contrôle. Accepter nos imperfections nous rend plus authentiques et renforce la qualité de nos relations interpersonnelles.

En développant cette compréhension de nous-mêmes, nous devenons plus aptes à interagir avec les autres de manière consciente et bienveillante, ce qui facilite la construction d’un environnement plus inclusif et harmonieux.

2.2. Transformer votre regard pour adopter une posture plus inclusive

Être inclusif ne signifie pas seulement accepter les autres, mais reconnaître que la diversité est une richesse inestimable. Or l’inclusion est tout sauf naturelle pour notre cerveau et ses biais cognitifs. Ses véritables barrières naturelles, il les a fabriquées pour préserver son énergie à notre survie. 

Pourtant notre côté rationnel sait bien que chaque individu, avec son histoire et ses perspectives, peut nous apporter des idées nouvelles, des inspirations inattendues et des opportunités de croissance personnelle.

1. L’inclusion comme un moteur d’enrichissement personnel :

Lorsque nous nous ouvrons aux autres, nous découvrons des façons différentes de voir le monde, ce qui élargit notre compréhension et nourrit notre propre réflexion. Une simple conversation peut être le déclencheur d’une prise de conscience essentielle pour notre propre alignement.

2. L’effet de mimétisme et l’impact collectif :

Nos comportements influencent ceux des autres. Une posture inclusive encourage naturellement notre entourage à adopter la même approche. En valorisant l’écoute, la bienveillance et le respect des différences, nous créons un environnement où chacun se sent en confiance pour s’exprimer et contribuer pleinement.

3. Développer une approche gagnante-gagnante :

Être inclusif ne signifie pas s’effacer au profit des autres, mais reconnaître que chaque échange peut être mutuellement bénéfique. En intégrant les idées des autres et en laissant émerger des perspectives nouvelles, nous nous enrichissons personnellement tout en favorisant un climat plus harmonieux et collaboratif.

4. Prendre des initiatives concrètes :

Encourager les discussions ouvertes, valoriser les opinions divergentes, donner de la place à ceux qui s’expriment moins naturellement sont autant d’actions qui permettent de rendre l’inclusion réelle et efficace au quotidien. 

  • Pratiquer l’inclusion active : Proposez un coéquipier moins entendu pour une mission valorisante, soutenez publiquement un projet porté par une minorité.
  • Prêter attention aux voix minorisées : Dans une discussion, qui parle le plus ? Qui est interrompu ? Donnez de l’espace aux plus discrets.
  • Interroger ses biais en temps réel : Quand vous ressentez un jugement spontané sur quelqu’un, demandez-vous : « D’où me vient cette idée ? Est-elle fondée ? ».

L’inclusion est un processus dynamique qui commence par soi. Plus nous cultivons cette posture, plus elle se diffuse naturellement dans notre environnement, générant un cercle vertueux de bienveillance et de croissance collective.

L’inclusion n’est pas une utopie lointaine, c’est une pratique quotidienne. Souvent, nous imaginons qu’un monde plus juste et inclusif viendra d’initiatives institutionnelles ou de grands changements de société. Mais en réalité, il commence dans notre sphère d’influence : au bureau, en famille, entre amis.

2.3. Se définir une feuille de route personnelle et accessible 

La métaphore des grosses pierres est un concept utilisé pour illustrer l’importance de la gestion des priorités. Imaginez un bocal vide. Si vous commencez par le remplir avec du sable ou des petits cailloux, vous n’aurez plus de place pour y ajouter de grosses pierres. En revanche, si vous placez d’abord les grosses pierres, puis les plus petites et enfin le sable, tout s’ajuste parfaitement.

Appliqué à la vie quotidienne, ce principe nous invite à identifier nos priorités essentielles (les « grosses pierres ») avant de nous laisser envahir par des préoccupations secondaires. Ces grosses pierres peuvent être des projets professionnels importants, du temps de qualité avec nos proches ou encore des engagements personnels qui nous tiennent à cœur.

La théorie des grosses pierres

1. Identifier ses grosses pierres :

Prenez le temps de réfléchir à ce qui est vraiment essentiel pour vous. Quelles sont les trois ou quatre priorités qui ont le plus d’impact sur votre bien-être et votre réussite ?

2. Organiser son emploi du temps en conséquence :

Une fois vos priorités définies, bloquez du temps dans votre agenda pour les honorer. Protégez ces créneaux comme s’ils étaient des rendez-vous non négociables.

3. Accepter de laisser du sable de côté :

Certaines tâches et sollicitations, bien que tentantes, ne contribuent pas réellement à nos objectifs fondamentaux. Apprendre à dire non ou à déléguer permet de se concentrer sur ce qui compte vraiment.

4. Réévaluer régulièrement ses priorités :

Nos aspirations évoluent avec le temps. Faire un bilan périodique permet d’ajuster nos grosses pierres en fonction de nos besoins et objectifs du moment.

Pour aller plus loin sur l’art de choisir ses priorités et éviter la procrastination, je vous invite à lire mon article : Passer à l’action sans procrastiner : le guide ultime.

Grâce à la méthode des grosses pierres, vous pourrez structurer vos priorités et ne plus oublier de reconnaître et célébrer vos victoires au quotidien. En structurant notre temps et notre énergie autour de nos vraies priorités, nous nous donnons les moyens d’atteindre un alignement durable entre nos aspirations et nos actions. Cela nous permet non seulement d’avancer avec plus de sérénité, mais aussi de créer un cercle vertueux où chaque victoire renforce notre confiance et notre motivation à poursuivre notre chemin.

Conclusion : célébrer ses victoires, inspirer le changement

Finalement, apprendre à célébrer ses victoires au quotidien, c’est une véritable transformation qui impacte votre bien-être et celui des autres. Reconnaître nos victoires et adopter une posture inclusive ne sont pas seulement des démarches individuelles, mais des leviers puissants pour transformer notre quotidien. 

En apprenant à savourer le présent, à identifier ce qui compte vraiment et à nous ouvrir aux autres, nous nous donnons les moyens de vivre avec plus de justesse et de satisfaction. Chaque petit pas, chaque prise de conscience et chaque interaction positive construit un environnement plus harmonieux, où la réussite ne se mesure plus seulement à nos accomplissements, mais aussi à la qualité des liens que nous tissons et à l’impact que nous avons sur le monde.

Gardez en tête également, ces 2 principes auxquels vous ne pouvez pas déroger 😁 : 

  • Ne manquez aucun de vos engagements : ne laissez pas vos priorités se faire évincer par des urgences mineures.
  • Acceptez l’imperfection : Avancer petit à petit est plus efficace que d’attendre le moment parfait.

Alors, quelle sera votre prochaine victoire à célébrer ? Qui allez-vous inspirer aujourd’hui  ?

Biais cognitifs et scénarios intérieurs : comment s’en libérer ?

Biais cognitifs et scénarios intérieurs : comment s’en libérer ?

biais cognitifs comment s'en libérer

Les biais cognitifs, comment s’en libérer ? Ils influencent nos scénarios intérieurs jusqu’à parfois nous enfermer dans l’angoisse et le regret.

Introduction : ces biais cognitifs qui commandent nos scénarios intérieurs.

Vous est-il déjà arrivé de revivre en boucle un moment passé ou d’anticiper un futur catastrophe ? Cette petite voix qui murmure « et si j’avais fait autrement ? », ou « et si tout tournait mal ? ». Nous sommes nombreux à nous laisser enfermer par ces scénarios intérieurs. Souvent irrationnels, ils nous emprisonnent dans l’angoisse ou le regret. Et si je vous dis que cette petite voix est commandée par vos biais cognitifs et comment s’en libérer !

Bonne nouvelle : il est possible de s’en libérer. Comprendre ces mécanismes, c’est reprendre le contrôle et réapprendre à vivre pleinement, sans être otage de nos biais cognitifs. Deux pièges nous retiennent particulièrement : la peur de l’avenir, qui nous pousse à imaginer le pire, et le poids du passé, qui alimente nos regrets et nos justifications.

Dans cet article, nous verrons comment apprivoiser l’incertitude en nous libérant du « et si ». Comment rompre avec le passé sans le renier pour avancer avec plus de sérénité. Et finalement, comment transformer notre peur en une alliée précieuse.

1. Libérer son esprit des scénarios biaisés

Vous avez déjà eu cette pensée qui tourne en boucle : « Et si j’avais fait un autre choix ? Et si tout s’effondrait demain ? » Bienvenue dans le royaume des biais cognitifs qui nourrissent nos scénarios anxieux :

  • Le biais rétrospectif nous fait croire, après coup, que nous aurions pu prévoir ou éviter une situation passée. Il renforce notre sentiment de culpabilité.
  • Le biais de négativité nous amène à accorder plus de poids aux éléments défavorables qu’aux aspects positifs. Il alimente ainsi nos craintes.
  • Le biais d’anticipation nous pousse à imaginer le pire, nous projetant dans des scénarios catastrophes qui paralysent nos actions.

1.1. Comment prendre du recul sur ses pensées automatiques ?

Anticiper l’avenir avec angoisse, c’est comme rouler de nuit en gardant les phares braqués sur le rétroviseur. On se prive de voir la route qui s’ouvre devant nous. Alors, comment cultiver une posture plus apaisée ?

  • Revenir au présent : Chaque fois qu’un « et si » surgit, posez-vous la question : « Qu’est-ce qui est réel ici et maintenant ? » Respirez, ressentez votre environnement, ancrez-vous.
  • Prendre du recul sur le passé : Le biais rétrospectif nous trompe. Nous avons pris les décisions avec les éléments dont nous disposions à ce moment-là. « Si je pouvais revenir en arrière, referais-je vraiment tout autrement ? »
  • Équilibrer les perspectives : Plutôt que de se focaliser sur les menaces potentielles, prenez le temps de lister aussi les opportunités et les forces présentes. « Quels éléments positifs ai-je tendance à sous-estimer ? »
  • Passer à l’action : Plutôt que de ruminer un avenir incertain, faites un pas, même petit, vers ce qui est en votre pouvoir. « Quelle est la toute première action, même minime, que je peux entreprendre ? »

→ Et vous, quel « et si » récurrent pourriez-vous transformer aujourd’hui en un choix conscient ?

👉 Explorez des méthodes de gestion des émotions et de leadership ancré dans le présent. Découvrez cet article : Le leadership présent : une méthode simple pour les managers

1.2. Quels bénéfices à cette prise de distance ?

Prendre de la hauteur sur nos scénarios intérieurs, c’est se donner la possibilité de mieux gérer nos émotions et d’agir avec plus de clarté. Parmi les bénéfices :

  • Moins de stress et d’anxiété : En arrêtant de nourrir des scénarios négatifs, nous apaisons notre esprit.
  • Plus de confiance en soi : En cessant de ressasser le passé ou d’anticiper le pire, nous gagnons en assurance dans nos choix présents.
  • Un meilleur ancrage dans la réalité : En filtrant nos pensées parasites, nous développons une vision plus équilibrée des situations.
  • Un regain d’énergie : Moins de ruminations, c’est plus d’espace mental pour des pensées constructives et motivantes.

→ Quel bénéfice pourriez-vous tirer d’un regard plus détendu sur vos pensées automatiques ?

Biais cognitifs transformer la peur en levier d'action

2. Rompre avec le passé et ses biais cognitifs

2.1. Prisonniers du passé, une dépendance pesante

Il nous arrive souvent de nous sentir enfermés dans nos propres souvenirs. Nous avons du mal à aller de l’avant, car notre perception du passé est biaisée par des mécanismes cognitifs inconscients. Ces pensées récurrentes nous empêchent de progresser et nourrissent des émotions comme la culpabilité, la frustration ou la nostalgie excessive.

Trois biais cognitifs nous enferment dans une perception rigide du passé :

  • L’illusion de la fin de l’histoire : Ce biais nous pousse à croire que notre identité et notre situation actuelle sont figées. Il nous empêche d’envisager un futur différent.
  • L’effet de fausse mémoire : Nous nous remémorons certains événements avec des déformations, influencés par nos émotions et notre environnement. Cela renforce les regrets ou la nostalgie exagérée.
  • Le biais d’attribution : Nous expliquons nos échecs ou nos succès par des causes externes ou internes de manière biaisée. Cela nous empêche d’évoluer de manière constructive.

👉 Pour approfondir la compréhension des biais cognitifs et leur impact sur notre quotidien, vous pouvez consulter cet article : Se libérer des biais cognitifs : comment vivre l’instant présent ?

2.2. Sortir des pièges du passé en agissant

Prendre du recul sur son passé permet d’agir avec plus de sérénité et d’en tirer des enseignements utiles. Voici quelques actions concrètes :

  • Réévaluer ses souvenirs : Prendre le temps de revisiter les événements du passé avec un regard plus objectif. « Y a-t-il une autre manière d’interpréter cette situation ? »
  • Écrire pour clarifier sa perception : Tenir un journal permet d’observer l’évolution de ses émotions et de mettre en perspective certaines expériences.
  • Remplacer « si seulement » par « et maintenant » : Plutôt que de regretter, transformer ses réflexions en actions positives. « Que puis-je faire aujourd’hui pour avancer ? »
  • Se concentrer sur son évolution : Se rappeler que nous ne sommes pas définis par notre passé et que chaque jour est une opportunité d’apprendre et de progresser.

3. Faire de sa peur sa meilleure alliée

3.1. Comprendre la peur et son lien avec nos biais

La peur est une émotion primitive, inscrite dans notre ADN pour assurer notre survie. Face à un danger réel, elle nous pousse à réagir rapidement. Mais dans notre quotidien moderne, où les menaces sont souvent plus psychologiques que physiques, la peur se nourrit de nos biais cognitifs.

Nos « et si » renforcent notre crainte de l’inconnu. Ils nous projettent dans des scénarios négatifs qui, bien souvent, ne se réalisent jamais. De même, notre attachement au passé, à travers des biais comme l’illusion de la fin de l’histoire ou l’effet de fausse mémoire, nous enferme dans des regrets ou des jugements erronés. Ce phénomène crée un effet exponentiel. Plus nous écoutons ces pensées biaisées, plus notre peur s’amplifie, influençant nos décisions et limitant notre champ d’action.

Prendre conscience de ces mécanismes, c’est déjà un premier pas vers une meilleure gestion de nos peurs. Plutôt que de voir la peur comme une ennemie à combattre, nous pouvons apprendre à la décoder et à la canaliser.

3.2. Transformer la peur en moteur d’action

Une fois que nous comprenons comment nos biais nourrissent notre peur, nous pouvons agir pour la détourner à notre avantage. Les actions entreprises pour contrer les « et si » et sortir des pièges du passé deviennent alors des leviers puissants.

  • Accepter la peur comme une indication : Plutôt que de la fuir, l’accueillir comme un signal qui nous montre où se situent nos véritables enjeux et aspirations.
  • Passer de la paralysie à l’action : Lorsque la peur surgit, se poser la question : « Quelle est la plus petite action que je peux entreprendre maintenant pour me rassurer et avancer ? »
  • Reprogrammer notre perception du danger : Remettre en perspective nos inquiétudes et distinguer les peurs rationnelles des peurs amplifiées par nos biais cognitifs.
  • Amplifier les initiatives positives : Chaque action menée malgré la peur renforce notre confiance en nous et notre capacité à gérer l’incertitude. Noter ces réussites permet d’ancrer ce changement de perception.

Finalement, la peur n’est pas un mur infranchissable, mais un guide précieux. Elle nous pousse hors de notre zone de confort et nous indique là où nous avons une marge de progression. Plus qu’une entrave, elle peut devenir un catalyseur puissant d’évolution personnelle.

→ Comment pourriez-vous aujourd’hui utiliser votre peur comme un levier pour avancer ?

👉 Pour aller plus loin sur la peur et la transformer en alliée, écoutez mon épisode de podcast : “La peur : moteur invisible de nos biais cognitifs et frein à nos rêves”– SpotifyAmazon PrimeDeezer.

Illustration de liberté et de puissance de la femme

Conclusion : De la prison mentale à la liberté émotionnelle

Tout au long de cet article, nous avons exploré les mécanismes qui nous enferment dans des scénarios anxiogènes et comment nous pouvons les déconstruire. Nous avons d’abord pris conscience des biais cognitifs qui alimentent nos pensées parasites, ces « et si » qui nous paralysent et ces souvenirs altérés qui nous retiennent dans le passé. Puis, nous avons vu comment prendre du recul sur ces schémas mentaux pour retrouver un regard plus serein et objectif sur notre réalité.

Ensuite, nous avons appris à rompre avec le passé sans le renier, en comprenant que nos souvenirs sont souvent biaisés et en choisissant d’en tirer des leçons plutôt que des regrets. Accepter son passé, c’est aussi reprendre du pouvoir sur son présent et avancer avec plus de confiance.

Enfin, nous avons compris que la peur n’est pas notre ennemie mais une alliée puissante. Loin de nous immobiliser, elle peut devenir une force qui nous pousse à agir, à évoluer et à nous dépasser. Transformer la peur en moteur d’action, c’est non seulement possible, mais essentiel pour se libérer des scénarios intérieurs qui nous emprisonnent.

L’autonomie émotionnelle ne consiste pas à supprimer nos émotions ou nos doutes, mais à les comprendre et les apprivoiser pour qu’ils deviennent des leviers de transformation. La prochaine fois qu’un « et si » surgira, ou qu’un souvenir du passé viendra perturber votre sérénité, posez-vous cette question : « Comment puis-je utiliser cette émotion pour avancer, plutôt que de la laisser me retenir ? »

Et si, à partir d’aujourd’hui, vous faisiez de votre esprit un espace de liberté plutôt qu’une cage de peurs et de regrets ?

Partagez en commentaire une peur ou un « et si » que vous décidez de regarder autrement et faites le premier pas vers votre autonomie émotionnelle !

Se libérer des biais cognitifs : comment vivre l’instant présent

Se libérer des biais cognitifs : comment vivre l’instant présent

Se libérer des biais cognitifs pour vivre pleinement l'instant présent

Introduction : Se libérer des biais cognitifs pour vivre pleinement

Dans un monde où l’urgence et la performance dictent nos vies, il est facile de perdre de vue l’essentiel : le moment présent. Nous courons, planifions, ressassons, à tel point que « être » devient un luxe que peu d’entre nous s’accordent. Mais pourquoi est-il si difficile de ralentir et de savourer l’instant ? La réponse réside en grande partie dans nos biais cognitifs. Savoir se libérer des biais cognitifs pour vivre pleinement l’instant présent devient essentiel. 

Les biais, ces mécanismes inconscients, façonnent notre perception du temps, nous poussant à revisiter sans cesse un passé idéalisé ou à anticiper un futur incertain. Résultat : nous nous éloignons de ce qui se passe ici et maintenant.

Dans cet article, je vous invite à comprendre comment ces biais influencent nos pensées, nos émotions, et même notre rapport à nous-mêmes. Comment se libérer des biais cognitifs pour vivre pleinement l’instant présent. Ensemble, nous explorerons :

  • Pourquoi nos biais cognitifs nous emprisonnent dans le passé ou l’avenir.
  • Comment transformer ces mécanismes pour vous reconnecter à l’instant présent et à votre véritable identité.

Apprenez à reconnaître ces pièges mentaux, et découvrez des stratégies concrètes pour rééquilibrer votre esprit. Parce qu’au-delà de la quête de performance, il y a l’art de simplement vivre. 🌟

1. Comprendre l’impact des biais cognitifs sur notre perception du temps

1.1. Pourquoi les biais cognitifs nous empêchent de vivre pleinement  l’instant présent ?

Nos pensées, souvent coincées entre le passé et l’avenir, rendent difficile notre ancrage dans le moment présent. Ces aller-retours mentaux ne sont pas anodins : ils sont amplifiés par des biais cognitifs qui influencent subtilement notre perception du temps et nous emprisonnent dans des schémas répétitifs. Pour se libérer des biais cognitifs et vivre pleinement l’instant présent, voici les principaux biais en jeu :

  • Le biais régressif
    Ce biais nous pousse à voir le passé comme meilleur ou pire qu’il ne l’était réellement. Par exemple, nous idéalisons « le bon vieux temps » en oubliant les défis de l’époque, ou nous exagérons des événements douloureux en ignorant les aspects positifs. Ce phénomène crée une déconnexion avec le présent, que nous percevons souvent comme moins satisfaisant.
  • Le faux souvenir
    Contrairement à ce que l’on pourrait croire, notre mémoire n’est pas un enregistrement exact de nos expériences. Elle est influencée par nos émotions, nos croyances et nos attentes. Le faux souvenir consiste à reconstruire le passé de manière déformée, ajoutant des détails fictifs ou modifiant les faits réels. Ce biais peut renforcer des regrets ou des doutes, alimentant une vision erronée de nous-mêmes et des événements passés.
  • Le biais rétrospectif
    Une fois qu’un événement s’est produit, il est facile de penser qu’il était « prévisible ». Ce biais nous pousse à croire que nous aurions dû savoir, mieux anticiper ou agir différemment. Ce sentiment d’évidence a posteriori alimente la culpabilité et la rumination, rendant difficile l’acceptation de nos choix passés.

Vous l’avez compris, ces biais cognitifs sont variés. Savoir s’en libérer pour vivre pleinement l’instant présent est donc essentiel. 

1.2. Comment rester dans le moment présent grâce à une meilleure compréhension de ces mécanismes ?

La première étape pour se libérer de ces biais est de reconnaître leur influence sur notre perception du temps. En prenant du recul, nous pouvons apprendre à les neutraliser et à rétablir un lien authentique avec le moment présent. Voici quelques stratégies pratiques :

1. Prendre conscience des biais

  • Posez-vous cette question lorsque vous repensez à un souvenir : « Suis-je en train d’interpréter ou de me souvenir ? »
  • Adoptez une attitude d’enquêteur : cherchez des indices ou des témoignages qui peuvent valider ou infirmer vos souvenirs.

2. Adapter une perspective équilibrée

  • Face à un souvenir agréable idéalisé (biais régressif), essayez de rappeler également les défis ou les moments moins agréables de cette époque. Cela vous aidera à relativiser et à ne pas dénigrer votre présent.
  • Si vous êtes hanté par un faux souvenir ou un biais rétrospectif, remettez en contexte les choix faits à l’époque. Rappelez-vous que vous avez agi avec les informations et les ressources disponibles à ce moment-là.

3. Pratique des rituels d’ancrage

  • Utilisez des techniques de pleine conscience pour revenir dans le présent. Par exemple, concentrez-vous sur votre respiration, observez les sons autour de vous ou décrivez mentalement les sensations que vous ressentez.
  • Exprimez de la gratitude pour les éléments positifs de votre vie actuelle. Tenez un journal où vous listez chaque jour trois choses qui vous ont apporté de la joie ou de la satisfaction.

4. Réapprendre à savourer le moment présent

  • Engagez-vous pleinement dans les petites actions du quotidien. Prenez le temps de savourer un repas, de marcher dans la nature ou de parler à un proche sans distraction.
  • Faites un effort conscient pour limiter les pensées liées au passé ou à l’avenir lorsque vous vous sentez submergé. Revenez au moment présent en utilisant des rappels simples comme : « Qu’est-ce qui me procure de la satisfaction ici et maintenant ? »

1.3. Résultat attendu

En comprenant l’impact des biais sur notre perception du temps, vous serez mieux équipé pour repérer ces mécanismes lorsqu’ils surviennent. À terme, vous apprendrez à les désamorcer pour vous ancrer dans une réalité plus équilibrée et plus satisfaisante. 🌟

Dans la prochaine section, nous explorerons comment ces biais cognitifs affectent notre rapport à nous-mêmes et comment s’en libérer pour se reconnecter profondément à notre identité et vivre pleinement l’instant présent.

2. Déjouer les biais cognitifs pour mieux se reconnecter à soi

2.1. Comment certains biais nous déconnectent de nous-mêmes ?

Nos pensées, émotions et comportements sont façonnés par des biais cognitifs qui filtrent la réalité. Ces mécanismes, bien qu’automatiques, peuvent créer un décalage entre notre ressenti profond et ce que nous percevons de nous-mêmes. Voici trois biais majeurs qui contribuent à cette déconnexion :

  • Le biais de négativité
    Ce biais nous amène à accorder plus de poids aux expériences négatives qu’aux positives. Une critique lors d’une réunion peut éclipser les nombreux compliments reçus le même jour. Résultat : vous focalisez sur vos échecs, amplifiant un sentiment d’insuffisance ou d’échec personnel, même si la réalité est bien plus équilibrée.
  • Le biais d’attribution
    Nous avons tendance à attribuer nos réussites à des facteurs externes (la chance, l’aide des autres) et nos échecs à des insuffisances personnelles. Par exemple : « Ce projet a fonctionné grâce aux circonstances, pas grâce à mes compétences. » Ce biais renforce une faible estime de soi, empêchant de reconnaître pleinement vos forces et vos talents.
  • Le biais de projection
    Ce biais nous pousse à croire que les autres partagent nos jugements ou ressentis. Si vous estimez avoir mal performé lors d’une présentation, vous supposez que tout le monde pense la même chose. Cette tendance alimente une autocritique sévère et vous coupe des retours bienveillants et objectifs que vous pourriez recevoir.

2.2. Stratégies pour déjouer ces biais et se reconnecter à soi

1. Reconnaître et neutraliser le biais de négativité

  • Pratiquez la gratitude consciente : Chaque soir, notez trois moments positifs de la journée, même minimes. Cela vous aide à rééquilibrer votre perception et à valoriser les aspects positifs de votre quotidien.
  • Reformulez les critiques : Lorsqu’une remarque négative vous affecte, demandez-vous ce qu’elle vous enseigne plutôt que de la laisser renforcer un sentiment d’échec. Transformez-la en opportunité d’apprentissage.

2. Dépasser le biais d’attribution pour renforcer l’estime de soi

  • Célébrez vos réussites : Prenez le temps de lister les actions spécifiques qui ont conduit à un succès. Par exemple : « J’ai bien préparé cette présentation, j’ai répondu avec clarté et j’ai captivé mon audience. »
  • Analysez les échecs objectivement : Faites la part des choses entre les facteurs internes et externes. Au lieu de vous culpabiliser, identifiez ce que vous pouvez améliorer et ce qui était hors de votre contrôle.

3. Désamorcer le biais de projection pour apaiser l’autocritique

  • Demandez des retours directs : Plutôt que de supposer ce que les autres pensent de vous, posez-leur la question. Vous serez souvent surpris de la bienveillance de leurs réponses.
  • Pratiquez l’acceptation des imperfections : Rappelez-vous que tout le monde fait des erreurs. Vos jugements internes ne reflètent pas nécessairement la réalité. Apprenez à accueillir vos failles comme des opportunités de croissance.

4. Créer un dialogue bienveillant avec soi-même

  • Parlez à vous-même comme à un ami : Lorsqu’une pensée critique surgit, demandez-vous : « Dirais-je cela à un proche dans la même situation ? » Probablement pas. Remplacez ces pensées par des mots encourageants et compatissants.
  • Visualisez vos forces : Prenez quelques instants chaque jour pour vous rappeler vos qualités et vos accomplissements. Cela nourrit une image positive et réaliste de vous-même.

5. Ancrer ces stratégies dans la pratique quotidienne

  • Engagez-vous dans des activités qui vous reconnectent à vous-même : écriture, méditation, ou promenades en pleine nature. Ces moments de pause aident à recentrer votre attention sur votre ressenti et vos besoins.
  • Faites preuve de patience : Déjouer ces biais prend du temps. Considérez chaque progrès, même minime, comme une victoire sur le chemin de la reconnexion à soi.

2.3. Résultat attendu

En appliquant ces stratégies, vous pourrez réduire l’impact de ces biais cognitifs et commencer à voir une version plus authentique et bienveillante de vous-même. La reconnexion à soi ne passe pas par une élimination des biais, mais par une compréhension et une transformation de leur influence en outils de croissance personnelle. 🌟

Conclusion : Vers une vie plus alignée avec soi-même

Les biais cognitifs, ces filtres inconscients qui colorent nos pensées, nos décisions et nos perceptions, sont une part inévitable de notre humanité. Ils ne sont ni bons ni mauvais en soi, mais leur influence peut nous éloigner de l’instant présent et de notre véritable essence. En les comprenant et en apprenant à les déjouer, nous pouvons transformer ces mécanismes souvent limitants en leviers de croissance personnelle. Apprivoiser les biais cognitifs est une clé essentielle pour vivre pleinement l’instant présent.

Une invitation à vivre dans le moment présent

Se libérer de l’emprise des biais cognitifs ne signifie pas les effacer ou les combattre, mais plutôt les apprivoiser. C’est en les identifiant et en rééquilibrant leur influence que nous pouvons vivre pleinement l’instant présent. Apprendre à être, tout simplement, sans céder à la pression incessante de devoir faire ou prouver quelque chose.

Ce processus demande du temps, de la patience et beaucoup de bienveillance envers soi-même. Mais les bénéfices sont immenses : une meilleure relation avec soi, une capacité accrue à apprécier ce qui est, ici et maintenant, et une ouverture à des choix plus alignés avec nos aspirations profondes.

Une dernière réflexion

Et si vous faisiez aujourd’hui un premier pas ? Prenez quelques minutes pour identifier un biais qui influence votre perception. Interrogez-le, questionnez son origine et son impact sur vous. Ensuite, recentrez-vous sur une chose positive ou apaisante dans l’instant présent. Ce petit geste peut être le début d’une grande transformation.

En apprivoisant vos biais cognitifs, vous ne devenez pas une version parfaite de vous-même – mais une version plus consciente, plus alignée, et plus humaine. 🌟

👉 Avez-vous repéré ces biais dans votre quotidien ? Partagez votre expérience en commentaire !

En savoir plus : 

Le mythe du multitâche féminin

Le mythe du multitâche féminin

Mythe du multitâche féminin _ 1

Introduction : “Tu sais faire tellement de choses, je ne sais plus quoi te faire faire”

Les stéréotypes ont une manière insidieuse de s’habiller en compliments. Parmi eux, le mythe du multitâche féminin dissimule des attentes injustes et des pressions insidieuses. Nous sommes : cette virtuose capable de jongler entre réunions, devoirs des enfants et dîners improvisés, sans faillir. 🎭

Mais ce prétendu hommage est à double tranchant. Sous couvert de flatterie, il devient une excuse pour surcharger les femmes, au travail comme à la maison, tout en perpétuant des rôles genrés rigides. C’est un peu comme recevoir un trophée en plomb : flatteur en apparence, mais bien lourd à porter.

J’ai moi-même été enfermée dans ce stéréotype. Un jour, mon supérieur m’a lancé, en guise de « reconnaissance » : « Tu sais faire tellement de choses, je ne sais plus quoi te faire faire. » Ce même jour, une promotion que j’espérais tant me passait sous le nez. J’étais championne toute catégorie du multitâche, fière de l’être… et pourtant, si fatiguée.

Et le pire ? Cette croyance repose sur des bases scientifiques fragiles, souvent déformées pour conforter des normes sociales plutôt que pour refléter la réalité. En y croyant, on oublie l’essentiel : ce que cela coûte aux femmes et comment cela façonne nos attentes, parfois sans même que nous en soyons conscients.

Et si nous arrêtions de mesurer la valeur des femmes à leur capacité à tout faire, tout le temps ? Dans cet article, déconstruisons ce mythe et explorons des alternatives pour valoriser les talents sans les enfermer dans des cases.

Partie 1. Le mythe du multitâche féminin : une illusion qui enferme

1. Pourquoi cette croyance est un problème

1.1. Un stéréotype qui enferme

  • Ce que l’on dit : « Les femmes sont multitâches, elles gèrent tout mieux. »
  • Ce que cela cache : Une justification sournoise pour perpétuer les rôles genrés et alourdir leur charge.

Dans les foyers comme dans les bureaux, ce mythe du multitâche féminin dicte aux femmes qu’elles doivent jongler avec une infinité de responsabilités sans jamais faillir. Mais à quel prix ? Leur bien-être et leur équilibre personnel sont les premières victimes de cette logique implacable. Ce « compliment », fruit d’un biais de genre, devient une injonction silencieuse, les enfermant dans une spirale de perfectionnisme et d’épuisement.

1.2. Un argument pour en demander toujours plus 

Ce mythe sert d’alibi parfait : « Elle s’en sort si bien, pourquoi ne pas lui confier cette tâche supplémentaire ? » Si vous êtes une femme, vous avez sûrement vécu ce moment où l’on vous attribue une mission supplémentaire — un projet, un anniversaire à organiser, un dîner à préparer — sous prétexte que vous gérez tout avec brio. En réalité, ce surplus de travail repose sur une croyance qui légitime une inégalité criante dans la répartition des tâches.

2. Une base scientifique fragile

La science, souvent invoquée pour justifier cette supériorité multitâche des femmes, est loin d’être aussi tranchée qu’on le croit.Ce que nous appelons le mythe multitâche féminin ne reflète pas une compétence biologique, mais une construction sociale aux effets néfastes

2.1. Aucune preuve biologique solide 

Les études neuropsychologiques les plus rigoureuses ne trouvent aucune différence biologique claire entre hommes et femmes dans leur capacité à gérer plusieurs tâches simultanément. Ce qui est interprété comme une « compétence féminine » découle en réalité d’un entraînement social : les femmes sont plus souvent placées dans des situations où elles doivent gérer plusieurs responsabilités.

2.2. Une illusion entretenue par les normes sociales 

Le biais d’attribution joue un rôle clé ici : les femmes réussissent souvent à jongler entre plusieurs tâches non pas parce qu’elles sont biologiquement programmées pour cela, mais parce qu’elles n’ont pas le choix. Ce « succès apparent » est le fruit d’une pression sociale constante, qui transforme leur résilience en une « compétence naturelle ».

🔍 Étude clé : Une recherche publiée dans PLOS ONE en 2019 démontre que les hommes et les femmes subissent la même baisse d’efficacité cognitive lorsqu’ils tentent de gérer plusieurs tâches simultanément. Le multitâche n’est donc pas une compétence innée, mais une surcharge qui affecte tout le monde de manière comparable.

3. Ce que disent les données réelles

Il est important de déconstruire le mythe du multitâche féminin grâce aux données scientifiques. Il est aussi intéressant d’ajouter que c’est même les performances du multitâche en général qui sont de plus en plus remises en cause. 

3.1. Les différences sont situationnelles, pas biologiques 

Les variations perçues dans la capacité à être multitâche ne sont pas des différences innées, mais des réponses à des contextes spécifiques. Le mythe du multitâche féminin tient donc plus du fait que les femmes, davantage exposées aux rôles multiples (professionnel, domestique, émotionnel). Elles ont donc développé des stratégies d’adaptation. Cela ne signifie pas qu’elles sont biologiquement mieux équipées pour ce type de gestion.

3.2. Des conséquences néfastes pour tous

  • Le multitâche, en général, est une mauvaise idée pour n’importe quel cerveau. Il augmente les erreurs, diminue l’efficacité et génère un stress inutile.
  • Pour les femmes, l’impact est aggravé par la charge mentale supplémentaire que ce stéréotype impose : le travail invisible (suivi des rendez-vous, gestion des conflits, anticipations) alourdit leur quotidien.

🔍 Étude clé : Le multitâche peut avoir un effet négatif sur notre cerveau et notre productivité. Une étude du Bryan College qui a découvert que le multitâche coûte 450 millions de dollars aux entreprises dans le monde. Le QI diminue de 15 points à cause du multitâche pendant les activités cognitives.

En conclusion de cette première partie

Le mythe de la femme multitâche est une illusion savamment entretenue qui, sous couvert de compliments, cache des attentes inégalitaires et des pressions insidieuses. Il n’est pas seulement faux ; il est nocif. Les données scientifiques, bien loin de conforter cette idée, montrent que le multitâche est une pratique contre-productive pour tout cerveau humain.

mythe du multitâche féminin _ 2

Partie 2. Ce que les études et la réalité révèlent point par point

1. Une illusion créée par les rôles genrés

  • Pourquoi cette idée persiste
    Les attentes sociales ont historiquement assigné aux femmes une double (ou triple) journée : travail, gestion domestique, et charge émotionnelle. Dans ce contexte, jongler entre plusieurs responsabilités n’est pas une compétence, mais une nécessité.
  • Ce que cela engendre
    Les femmes sont félicitées pour leur « efficacité multitâche », mais cette reconnaissance ne s’accompagne pas d’un allègement des responsabilités. Au contraire, elle justifie souvent de leur en demander davantage.

🔍 Exemple réel : Une enquête de l’INSEE révèle que les femmes en couple effectuent en moyenne 65 % des tâches domestiques, même lorsqu’elles travaillent à temps plein. Ce déséquilibre repose sur l’idée qu’elles sont « mieux équipées » pour gérer ces charges.

2. Les limites cognitives du multitâche

  • Ce que dit la science
    Le cerveau humain, indépendamment du genre, n’est pas conçu pour gérer plusieurs tâches simultanément de manière efficace. Lorsqu’il passe rapidement d’une tâche à l’autre, il perd du temps et de l’énergie dans ce que les neuroscientifiques appellent le « coût du changement de tâche ».
  • Les conséquences du multitâche
    • Diminution de la qualité du travail : Les erreurs sont plus fréquentes.
    • Augmentation du stress : Le multitâche sur-sollicite le système cognitif et génère de la fatigue mentale.
    • Impact sur la santé mentale : Les femmes, exposées à des attentes élevées de multitâche, sont particulièrement sujettes à la surcharge mentale et à l’épuisement.

🔍 Étude clé : Le fait de mener plusieurs tâches décisives en parallèle fait chuter votre performance globale de 20 à 50% tout en allongeant le temps de réalisation de 30% à 200% et en multipliant le nombre d’erreurs réalisées.

3. Les conséquences néfastes de ce stéréotype

  • Une charge mentale accrue
    La charge mentale ne se limite pas à exécuter des tâches : c’est l’effort constant pour planifier, organiser et anticiper. Les femmes se sentent souvent responsables de « penser à tout« , un fardeau invisible mais écrasant.
  • Une justification de l’injustice
    L’idée que les femmes sont « naturellement multitâches » devient une excuse pour perpétuer des inégalités à la maison et au travail. Pourquoi répartir équitablement les tâches si elles « s’en sortent mieux » ?

🔍 Exemple concret : Une étude menée par Harvard Business Review (2020) a montré que les femmes managers étaient systématiquement perçues comme plus « capables » de gérer des situations chaotiques. C’est aussi présenté comme le phénomène de la Falaise de Verre. Cela les expose à plus de responsabilités émotionnelles sans progression équitable dans leur carrière.

4. La confusion entre compétence et nécessité

  • Un cercle vicieux
    Les femmes ne sont pas multitâches par choix, mais parce qu’elles y sont contraintes. La répétition de ces situations leur permet de développer des stratégies d’adaptation, mais cela ne signifie pas que cette pression soit souhaitable ou soutenable.
  • Un coût émotionnel caché
    Cette « compétence » forcée entraîne souvent une fatigue émotionnelle et physique. Ce n’est pas un signe de supériorité, mais un appel à une répartition plus équitable des charges.

🔍 Exemple concret : Dans une expérience menée par l’Université de Zurich (2020), hommes et femmes soumis aux mêmes charges multitâches ont montré des niveaux similaires de stress et de baisse de performance, soulignant que le genre n’est pas un facteur déterminant.

En conclusion de cette partie

Le multitâche n’est pas une compétence naturelle mais une réponse à des pressions sociétales déséquilibrées. Les femmes réussissent souvent dans cet exercice parce qu’elles n’ont pas le choix, mais cela ne justifie en rien de perpétuer cette injustice. Les données montrent clairement que tout cerveau humain, homme ou femme, est plus efficace et plus heureux lorsqu’il est libéré de la surcharge du multitâche.

Partie 3. Abandonner le mythe du multitâche féminin : un appel à l’équilibre

Après avoir déconstruit le mythe du multitâche, il est essentiel de proposer une alternative constructive. Abandonner l’idée que le multitâche est une force ou un critère de performance ne signifie pas faire moins, mais faire différemment. Voici quelques pistes concrètes pour un changement positif et équitable.

1. Redistribuer équitablement les responsabilités

  • Sortir du « c’est plus facile si elle le fait »
    Ce raisonnement perpétue la charge mentale sur les femmes. À la maison comme au travail, une répartition équitable des tâches repose sur une communication claire et sur le refus des automatismes genrés.
  • Mettre en place des outils d’organisation collective
    Plutôt que de tout confier à une seule personne, intégrer des outils comme des plannings partagés, des réunions d’organisation, ou des applications collaboratives pour répartir équitablement les responsabilités.

2. Réduire la charge mentale pour tous

  • Former à reconnaître et répartir la charge mentale
    Beaucoup de personnes ne réalisent même pas qu’elles imposent cette charge aux autres. Sensibiliser sur ce sujet, à travers des ateliers ou des formations, peut changer les comportements.
  • Simplifier les processus
    Au travail, réduire les attentes de multitâche en adoptant des environnements simplifiés et des priorités claires. À la maison, clarifier qui fait quoi et s’y tenir.

🛠 Outil pratique : L’utilisation de la matrice d’Eisenhower peut aider à distinguer ce qui est urgent et important de ce qui peut être délégué ou ignoré. 

Matrice D'einsehower

3. Valoriser le monotâche comme compétence clé

  • Changer la culture du « toujours plus »
    Encourager des environnements où la concentration et la qualité priment sur la quantité ou la vitesse. Montrer que se concentrer sur une tâche à la fois conduit à de meilleurs résultats.
  • Former à la pleine conscience dans l’action
    Le monotâche, combiné à des pratiques comme la pleine conscience, peut réduire le stress et améliorer la satisfaction dans le travail et la vie quotidienne.

🛠 Exemple pratique : Google a intégré des séances de mindfulness dans certaines équipes. Ils ont constaté une réduction de 32 % du stress chez les participants, ainsi qu’une augmentation significative de leur capacité à se concentrer.

En conclusion : Mettre fin au mythe du multitâche féminin, c’est accepter que cette pression constante n’a rien de naturel.

L’abandon du multitâche comme objectif de performance est une libération, non seulement pour les femmes, mais pour tous. Redistribuer les responsabilités, réduire la charge mentale, et valoriser le monotâche créent des environnements plus justes et plus efficaces. Ce n’est pas une question de faire moins, mais de faire mieux, ensemble.

Déconstruire le mythe du multitâche féminin ne signifie pas diminuer les femmes, mais au contraire reconnaître que la pression qu’elles subissent est injuste et évitable. La valorisation d’un leadership inclusif, basé sur des responsabilités partagées et une gestion réfléchie des priorités, profite à tout le monde.

Alors, que diriez-vous de laisser le multitâche au passé et de construire un présent plus équilibré, où chacun peut briller sans être surchargé ? 🌟

Biais cognitifs: vers un monde vraiment inclusif

Biais cognitifs: vers un monde vraiment inclusif

Biais cognitifs et monde inclusif

Je vous propose un premier bilan de mes mois de travail. Cet article est une pause personnelle qui, je l’espère, vous inspirera en cette fin d’année ! Bonne lecture !

Biais cognitifs et inclusion : pourquoi ces questions résonnent profondément dans mon parcours

Lorsque j’ai commencé mon exploration sur les biais cognitifs, c’était comme soulever un voile sur des mécanismes inconscients qui façonnent nos comportements au quotidien. Ces réflexions m’ont conduite à une prise de conscience : les biais cognitifs, loin d’être de simples obstacles, sont aussi le miroir de nos émotions, de nos expériences, et de nos imperfections.

Dans mon parcours professionnel, à la croisée des chemins entre leadership stratégique, intelligence relationnelle, et innovation, j’ai souvent observé comment ces biais influencent nos interactions personnelles et professionnelles. Mais j’ai aussi constaté leur impact profond sur la quête d’un monde inclusif, où chaque individu pourrait s’épanouir sans être enfermé dans des stéréotypes ou des jugements limitants.

Pendant plus de vingt ans, j’ai occupé des postes stratégiques et managériaux dans de grandes entreprises, pilotant des équipes, des projets et des transformations. Ces expériences m’ont appris à repérer les biais organisationnels et humains qui influencent les décisions collectives et stratégiques. Mais c’est dans mon propre cheminement, en tant que femme, mère et professionnelle, que ces biais ont pris une autre dimension. Ils ne sont plus seulement des mécanismes à éviter ou à contourner, mais des fenêtres ouvertes sur nos émotions les plus profondes.

Biais cognitifs et inclusion : embrasser nos différences pour bâtir un monde meilleur

Le sujet des biais cognitifs est souvent abordé sous l’angle de leurs limites : comment ils freinent nos décisions rationnelles, alimentent les stéréotypes, et compliquent nos relations interpersonnelles. Pourtant, leur rôle est bien plus complexe et nuancé. Ces mécanismes sont aussi le reflet de nos expériences humaines les plus profondes. Ils nous rappellent que nous sommes des êtres imparfaits, mais profondément connectés les uns aux autres.

Dans ce cadre, bâtir un monde inclusif ne signifie pas effacer ces biais. Cela implique plutôt de les reconnaître, de les comprendre, et de les transformer en leviers. Cela permet d’encourager une meilleure collaboration et une véritable inclusion. Ce voyage m’a été inspiré par mes expériences, mais aussi par mes fils, qui incarnent la prochaine génération et m’amènent à imaginer un avenir plus juste.

C’est ainsi qu’est née cette lettre à un monde imaginaire sans biais cognitifs. Un exercice personnel et professionnel qui fait écho à mes engagements, mes valeurs et mes aspirations.

Lettre à un monde sans biais cognitifs : un éloge de l’humanité

« Chère humanité de demain,

Dans ce monde sans biais cognitifs où vous vivez, je vous imagine pleinement libres et égaux, exempts des jugements rapides et des stéréotypes inconscients qui freinaient tant d’initiatives autrefois. Vous ne vous définissez plus par des cases ou des rôles imposés, mais par vos aspirations profondes.

Pourtant, permettez-moi de vous offrir une perspective depuis notre époque imparfaite. Nos biais cognitifs étaient bien plus qu’un frein : ils étaient aussi une expression de nos émotions et de notre humanité. Ils révélaient nos peurs, nos espoirs, et nos imperfections, et ils rendaient nos interactions riches et authentiques, même si elles étaient parfois maladroites.

À toi, monde sans biais, tu es l’idéal que beaucoup rêvent d’atteindre. Un monde où les jugements sont toujours justes, où les décisions sont rationnelles, où l’égalité est une réalité indiscutable. Mais en te contemplant, je me demande : que resterait-il de notre humanité si tous les biais disparaissaient ?

Nos biais sont des filtres déformants, mais ils sont aussi les reflets de nos émotions. Ils révèlent nos peurs, nos espoirs, nos intuitions. C’est par eux que nous tissons nos histoires, parfois erronées, mais profondément humaines. Sans eux, nos vies seraient peut-être plus justes, mais seraient-elles encore aussi vibrantes ?

Que deviendraient nos discussions animées, celles où nos désaccords font naître des idées nouvelles ? Nos amours pourraient-elles toujours être faite d’imperfections acceptées ou transcendées ? Que deviendraient ces moments où l’on se trompe, mais où l’on apprend, où l’on s’élève ?

Tes habitants, dépourvus de biais, ne ressentent peut-être plus la frustration, mais connaissent-ils encore l’émerveillement d’un changement de perspective ? Ils ne jugent plus, mais peuvent-ils encore s’émouvoir ?

Je te fais cet éloge des imperfections humaines. Je célèbre nos biais parce qu’ils sont les marqueurs de nos émotions les plus profondes, celles qui donnent un sens à nos réussites, à nos relations, à nos vies.

Alors, toi, monde sans biais, reste une utopie. Car si je suis convaincue qu’il faut les comprendre et les maîtriser, je suis aussi convaincue qu’il faut les embrasser, comme on embrasse la complexité de notre condition.

Avec toutes mes imperfections,

Sophie« 

Mon bilan : biais cognitifs et inclusion au cœur de nos transformations personnelles et collectives

Aujourd’hui je m’arrête un instant pour réfléchir à mes premiers mois de travail sur ces thématiques. Je réalise à quel point le lien entre biais cognitifs et inclusion est fondamental. Chaque prise de conscience, chaque conversation, chaque apprentissage me pousse à réévaluer mes choix et mes actions.

Cette lettre est une invitation à réfléchir autrement à nos biais cognitifs. Et si, plutôt que de chercher à les éradiquer, nous apprenions à les reconnaître et à en tirer des enseignements ? Elle incarne aussi le bilan de ces premiers mois de réflexion : un mélange de découvertes, d’introspection et d’échanges enrichissants.

Les biais cognitifs nous enseignent que nous sommes imparfaits, mais perfectibles. Ils nous rappellent que pour bâtir un monde inclusif, il ne s’agit pas d’effacer ces biais. Mais il faut les comprendre, les désamorcer, et les transcender.

Je vous invite à partager vos propres expériences. Quels biais avez-vous identifiés dans votre quotidien ? Comment influencent-ils vos choix personnels et professionnels ? Ensemble, en embrassant nos imperfections et nos différences, nous pouvons réellement bâtir un monde plus inclusif et plus humain.

Plus j’avance et plus je crois fermement que nos biais, loin d’être des défauts à corriger, sont des éclats de notre humanité à comprendre et à sublimer. Ensemble, continuons ce chemin de questionnements, pour apprendre, grandir et bâtir des mondes où nos imperfections deviennent des forces.

Conclusion : Pour aller plus loin

Si cet article a résonné en vous, voici quelques pistes pour approfondir :

  • Découvrez les concepts clés de l’intelligence relationnelle et du management inclusif.
  • Participez à des ateliers sur les biais cognitifs et leur impact sur nos décisions.
  • Rejoignez la conversation sur LinkedIn : partagez vos idées, vos expériences et vos perspectives.

À vous maintenant : Quels sont les biais qui illuminent ou obscurcissent votre quotidien ?

Les biais cognitifs qui font croire n’importe quoi

Les biais cognitifs qui font croire n’importe quoi

Les biais cognitifs qui font croire n'importe quoi

Introduction : Ces biais qui nous poussent à croire, parfois sans preuve

Bienvenue dans ce nouvel article de Les Biais Dans Le Plat. Aujourd’hui, nous explorons des biais cognitifs qui nous font croire n’importe quoi. Aujourd’hui j’explore quatre biais qui montrent qu’il en faut parfois bien peu pour se convaincre de quelque chose. Une rime bien tournée, une innovation qui brille, un geste pour se racheter… Et hop, notre cerveau trouve sa « preuve ».

Ces biais façonnent non seulement nos choix individuels, mais influencent aussi nos comportements collectifs et culturels. Préparez-vous à découvrir comment notre cerveau se laisse convaincre par des « preuves » parfois très discutables.

1. L’effet Benjamin Franklin : Pourquoi on aime quelqu’un plus après lui avoir rendu service

Qu’est-ce que c’est ?

Cet effet, découvert et expliqué par Benjamin Franklin, nous pousse à apprécier davantage une personne après lui avoir rendu service. Ce paradoxe s’explique par un mécanisme psychologique : notre cerveau justifie nos actions en concluant que nous devons aimer cette personne, sinon pourquoi l’aurions-nous aidée ?

Illustration du quotidien :

Vous demandez à un collègue de vous aider avec un rapport complexe. Non seulement il accepte, mais il devient plus chaleureux et engage davantage la conversation par la suite.

Moralité :

L’effet Benjamin Franklin montre que demander un coup de main pourrait être une excellente façon de créer des liens durables.

Question pour vous :

Avez-vous déjà remarqué qu’un service rendu renforçait une relation ?

Ma réponse :

Je me suis souvent appuyée sur ce biais sans même m’en rendre compte, surtout dans ma vie professionnelle. En demandant des conseils ou des explications à des collègues, j’ai fini par développer des relations solides et durables. Comme quoi, comprendre le mécanisme peut aussi aider à l’utiliser consciemment !

2. Le biais pro-innovation : Pourquoi on pense que la technologie a toujours raison

Qu’est-ce que c’est ?

Ce biais nous pousse à croire que tout ce qui vient de la technologie est nécessairement plus fiable que notre propre jugement. C’est l’idée du « mon GPS a toujours raison », même quand il nous fait emprunter un chemin improbable.

Illustration du quotidien :

Vous suivez aveuglément votre GPS, même lorsqu’il vous guide dans une rue sans issue ou un champ boueux.

Biais cognitif Biais Pro-innovation

Moralité :

Le biais pro-innovation nous rappelle que la nouveauté n’est pas toujours synonyme de vérité. Parfois, faire confiance à son bon sens reste la meilleure option.

Question pour vous :

 Vous est-il déjà arrivé de regretter une décision prise sous l’influence d’une technologie ?

Ma réponse :

Mon GPS m’a déjà fait traverser des routes de campagne improbables, de plus en plus étroites, pour finalement m’arrêter devant une clôture. Depuis, j’ai appris à remettre ses instructions en question.

3. L’effet Lady Macbeth : Le besoin de « se purifier » après une mauvaise action

Biais cognitif L'effet Lady Macbeth

Qu’est-ce que c’est ?

Cet effet, inspiré du célèbre personnage de Shakespeare, traduit notre besoin de « nous purifier » après une action moralement douteuse. Cela peut se manifester par des gestes symboliques, comme adopter un comportement « vert » après avoir eu un comportement contraire.

Illustration du quotidien :

Après avoir craqué pour un énorme burger avec supplément frites, vous vous lancez dans une cure détox au jus vert.

Moralité :

L’effet Lady Macbeth nous montre que ces rituels sont plus psychologiques qu’efficaces. Ils allègent notre conscience, mais ne changent pas forcément les faits.

Question pour vous :

Quel rituel « purificateur » avez-vous adopté pour alléger votre conscience ?

Ma réponse :

J’ai acheté des couverts en bambou après un vol long courrier vers une destination lointaine. Comme si cette action anodine pouvait compenser mon empreinte carbone…

4. L’effet Eaton-Rosen : Pourquoi la rime semble être une preuve

Qu’est-ce que c’est ?

Cet effet nous pousse à considérer une phrase qui rime comme plus convaincante, simplement parce qu’elle est agréable à entendre. La musicalité des mots prend alors le pas sur leur validité.

Biais Cognitif _ Biais de la rime Eaton-Rosen

Illustration du quotidien :

Avant une randonnée sous un ciel menaçant, vous vous dites : « La pluie du matin n’arrête pas le pèlerin. » Convaincu(e) par la rime, vous partez sans veste imperméable et finissez trempé(e) par une averse.

Moralité :

L’effet Eaton-Rosen nous rappelle que l’harmonie des mots ne garantit pas leur vérité.

Question pour vous :

Quelle maxime ou slogan vous a récemment convaincu, simplement parce qu’il sonnait bien ?

Ma réponse :

Une fois, j’ai insisté pour organiser un pique-nique malgré un ciel menaçant, en me répétant « après la pluie, le beau temps ». Résultat : la pluie n’a pas cessé, et le pique-nique s’est transformé en goûter dans la voiture.

Conclusion : Ces biais, preuves de notre soif d’explications

Les biais cognitifs qui nous font croire n’importe quoi ne sont pas que des curiosités mentales ; ils révèlent à quel point nous sommes programmés pour chercher des raccourcis dans nos décisions et des explications qui font sens. Que ce soit en renforçant nos relations grâce à l’effet Benjamin Franklin, en surévaluant les gadgets technologiques ou en nous rachetant avec des rituels symboliques, ces biais dictent bien souvent nos comportements sans que nous en ayons conscience.

Mais peut-on vraiment leur en vouloir ? Ils sont le reflet de notre besoin universel de comprendre, de nous adapter et, parfois, de justifier l’injustifiable. Prendre conscience de ces mécanismes, c’est déjà un premier pas pour retrouver un peu de recul, éviter de tomber dans certains pièges, et, pourquoi pas, en rire. Car au fond, qui n’a jamais suivi une idée absurde juste parce qu’elle « sonnait bien » ?

Et maintenant que vous êtes armé de ces clés pour débusquer les biais dans votre quotidien, prenez un instant pour observer vos propres habitudes et décisions. Quels biais influencent votre perception ? Quels mécanismes vous ont le plus surpris dans cet article ? La prise de conscience est le début de la liberté mentale. Partagez vos anecdotes en commentaire !

En savoir plus :

Les biais cognitifs qui nous rendent idiots

Les biais cognitifs qui nous rendent idiots

4 biais cognitifs qui nous rendent idiots malgré nous

4 biais cognitifs qui rendent idiots

Introduction : Pourquoi faisons-nous des choix absurdes ?

Bienvenue dans ce nouvel article de Les Biais Dans Le Plat. Aujourd’hui, j’explore aujourd’hui quatre biais cognitifs qui nous rendent idiots et qui influencent nos choix les plus absurdes. Aujourd’hui, on plonge dans le fascinant monde des biais qui nous piègent dans nos propres raisonnements, ces petites bizarreries du cerveau qui nous poussent à agir contre notre propre logique.

Vous est-il déjà arrivé de persister dans une méthode inefficace, tout simplement parce qu’elle a déjà fonctionné une fois ? Ou encore de vous sentir étrangement légitime à être désagréable, juste après avoir fait une bonne action ? Si oui, préparez-vous à reconnaître ces biais qui, disons-le, nous rendent idiots… malgré nous.

1. L’effet Semmelweis : Pourquoi on rejette les idées nouvelles (même les bonnes)

Biais cognitifs l'effet Semmelweis

Qu’est-ce que c’est ?

Ce biais cognitif qui nous rend idiot nous pousse à rejeter une idée ou une innovation, même quand elle pourrait être clairement bénéfique. Le nom vient du docteur Ignace Semmelweis, qui a découvert au XIXe siècle que se laver les mains avant d’accoucher réduisait drastiquement les infections. Sa brillante idée ? Balayée par ses collègues, trop attachés à leurs vieilles habitudes.

Illustration du quotidien :

Vous travaillez avec une nouvelle application qui simplifie clairement vos tâches administratives. Mais votre collègue refuse de l’utiliser : « J’ai toujours fait mes rapports à la main, et ça marche très bien ! » Spoiler : non, ça ne marche pas si bien.

Moralité :

L’effet Semmelweis, ou l’art de s’accrocher à l’ancien par peur du nouveau. Le progrès ? Oui, mais pas dans ma routine.

Question pour vous :

Quelle innovation avez-vous un peu trop vite balayée avant de vous rendre compte qu’elle pouvait vraiment vous simplifier la vie ?

Ma réponse : 

Je dois l’admettre, j’ai longtemps résisté à l’idée des outils de gestion numérique. « Pourquoi utiliser Trello ou Notion alors que mon carnet papier fonctionne très bien ? » Résultat : après avoir oublié une tâche essentielle et payé plein pot un produit que j’aurais pu avoir en promotion, j’ai fini par m’y mettre… et maintenant je ne peux plus m’en passer. Ignace Semmelweis aurait probablement applaudi.

2. L’effet de compensation morale : Pourquoi une bonne action nous rend insupportables

Qu’est-ce que c’est ?

Ce biais se manifeste lorsqu’une bonne action nous donne l’impression d’avoir accumulé des « points karma », que nous dépensons ensuite en comportements moins vertueux. Une espèce de permis moral.

Biais cognitifs l'effet de compensation morale

Illustration du quotidien :

Après avoir couru 5 kilomètres, vous vous sentez tellement fier(e) que vous dévorez une pizza entière. Ou encore, après avoir aidé un ami à déménager, vous vous autorisez à ignorer tous ses appels pendant un mois.

Moralité :

L’effet de compensation morale, ou pourquoi « faire le bien » peut parfois mener… à faire n’importe quoi.

Question pour vous :

Avez-vous déjà utilisé une bonne action comme excuse pour une bêtise ? Soyez honnête : on est tous passés par là !

Ma réponse : 

La semaine dernière, j’ai enfin rangé tout mon bureau, une tâche que je repoussais depuis des mois. Après m’être senti incroyablement vertueux, j’ai décidé que j’avais bien mérité une pause Netflix. Résultat : trois épisodes d’affilée et aucun travail terminé dans la journée. Comme quoi, faire une bonne action ne garantit pas qu’on enchaîne sur une autre…

3. L’effet du mot sur le bout de la langue : Quand votre cerveau joue à cache-cache

Biais cognitifs l'effet du mot sur le bout de la langue

Qu’est-ce que c’est ?

Ce phénomène bien connu survient quand un mot ou une idée est juste là, dans un coin de votre esprit, mais refuse obstinément de sortir. Frustrant, n’est-ce pas ?

Illustration du quotidien :

Vous essayez désespérément de vous souvenir du titre d’un film : « Mais si, celui avec… avec… cet acteur là, tu sais, celui qui joue dans… euh… » Et bien sûr, le titre revient à 3 heures du matin, quand vous n’en avez plus besoin.

Moralité :

L’effet du mot sur le bout de la langue, ou pourquoi votre cerveau aime les drames inutiles.

Question pour vous :

Quel est le dernier mot ou nom que votre cerveau vous a fait « oublier » ? Partagez vos meilleures anecdotes, elles sont toujours drôles… après coup.

Ma réponse : 

Ça m’arrive tout le temps ! L’autre jour, je devais parler d’un film culte et impossible de me souvenir du titre. Je me suis lancé dans une explication confuse : « Tu sais, c’est ce film avec l’acteur là, celui qui a joué dans… euh, bref, c’est super connu ! » Mon interlocuteur n’a jamais deviné. Trois heures plus tard, dans ma douche, j’ai crié : « Inception ! » Trop tard.

4. L’effet Einstellung : Persister dans l’erreur (parce que ça a marché une fois)

Qu’est-ce que c’est ?

L’effet Einstellung est l’un de ces biais cognitifs qui nous rendent idiots lorsqu’on persiste dans une mauvaise méthode. c’est notre tendance à utiliser une méthode connue, même quand une solution meilleure est disponible. Pourquoi ? Parce que notre cerveau adore la familiarité.

Biais cognitifs l'effet Einstellung

Illustration du quotidien :

Vous essayez d’ouvrir un bocal en forçant comme un acharné, alors qu’un simple coup de cuillère sous le couvercle ferait l’affaire. Mais non, vous persistez… et vous vous énervez !

Moralité :

L’effet Einstellung, ou pourquoi nos routines parfois absurdes nous empêchent de voir l’évidence.

Question pour vous :

Avez-vous une habitude ou une méthode que vous savez dépassée mais que vous continuez à utiliser ? Allez, avouez : on est entre nous.

Ma réponse : 

Je suis une grande fan de recettes de cuisine, mais je dois avouer que j’ai souvent ce biais. Je fais toujours cuire mes pâtes avec le même temps et la même méthode, même si quelqu’un me dit qu’il existe une technique plus rapide ou plus savoureuse. « Si ça marche, pourquoi changer ? » Résultat : mes pâtes sont parfois trop cuites… mais je persiste ! Un vrai classique de l’effet Einstellung.

Conclusion : Les biais cognitifs, ces pièges du quotidien qui nous rendent idiots

Ces biais cognitifs qui nous rendent idiots ne sont pas une fatalité : en les reconnaissant, nous pouvons mieux comprendre nos comportements. Ces biais nous rappellent que même les cerveaux les plus brillants peuvent être irrationnels. L’essentiel, c’est d’en rire, d’en prendre conscience… et peut-être de s’améliorer un peu chaque jour.

Et vous ?
Lequel de ces biais vous parle le plus ? Partagez vos anecdotes : elles pourraient bien faire écho à celles de beaucoup d’entre nous.

Dans mon prochain article, j’explorerai des biais qui façonnent nos comportements collectifs et nos travers sociaux. Préparez-vous à découvrir l’effet Benjamin Franklin et d’autres surprises !

En savoir plus :

Tout savoir sur les biais cognitifs aux noms insolites

Tout savoir sur les biais cognitifs aux noms insolites

Introduction : Découvrez les biais cognitifs aux noms insolites qui défient la logique

Biais cognitifs aux noms insolites

Les biais cognitifs aux noms insolites sont aussi fascinants qu’amusants : ils dévoilent les subtilités de notre cerveau, parfois à nos dépens. 

Nous aimerions croire que nos choix et jugements sont toujours le fruit d’une logique impeccable. Et pourtant, nos cerveaux se révèlent parfois être de véritables illusionnistes, influencés par des biais cognitifs plus étranges les uns que les autres. Aujourd’hui, attardons-nous sur ces biais aux noms intrigants qui, en plus de nous manipuler discrètement, méritent qu’on s’y intéresse… avec un sourire en coin.

1. L’effet pom-pom girl : Quand l’union fait la séduction

Biais insolites - Effet Pom-Pom Girl

Qu’est-ce que c’est ?

Ce biais cognitif au nom insolite nous pousse à trouver des individus plus attrayants lorsqu’ils se présentent en groupe. Pourquoi ? Notre cerveau tend à « lisser » les différences en créant une moyenne visuelle des visages, ce qui leur donne une allure globalement plus plaisante.

Illustration du quotidien :

Lors d’une soirée, vous repérez un groupe qui semble particulièrement rayonnant. Quelques jours plus tard, vous croisez l’un des membres seul et constatez, à votre grande surprise, qu’il ne correspond pas tout à fait à vos souvenirs. Non, il n’a pas changé ; votre perception, elle, l’a fait.

Moralité :

L’effet pom-pom girl, ou l’art de prouver que l’habit ne fait pas le moine… mais qu’une bande d’amis bien entourée peut séduire plus facilement qu’un solitaire.

Question pour vous :

Vous est-il déjà arrivé de surestimer l’aura d’un groupe, pour être ensuite légèrement déçu ? Si oui, comment l’avez-vous vécu ?

Ma réponse : 

Je me suis re-penchée récemment sur des photos de classe. J’ai retrouvé la trace d’une petite bande de “belles gueules branchées”. Si je vous dis que les années passées n’ont pas laissé grand-chose ni du branché, ni du “belles gueules” ! Vous me croyez ? 😉

2. L’effet Woozle : Répéter, c’est convaincre (à tort)

Biais insolites Effet Woozle

Qu’est-ce que c’est ?

L’effet Woozle est un parfait exemple de ces biais cognitifs aux noms insolites qui intriguent autant qu’ils amusent. Ce biais montre que lorsqu’une information est répétée plusieurs fois, elle finit par sembler vraie, même si elle est fausse. Le nom provient de Winnie l’Ourson, où les personnages, en suivant leurs propres traces, se persuadent qu’un personnage imaginaire nommé Woozle les pourchasse. À force de tourner en rond en laissant de traces, ils sont convaincus que de nombreuses personnes sont aussi pourchassées par Woozle ! 

Illustration du quotidien :

Prenons un exemple simple : « Les carottes rendent aimable. » Tout le monde a entendu cette phrase au moins une fois dans sa vie. Pourtant, rien de scientifique ne le prouve. Mais à force d’entendre cette maxime, vous l’avez peut-être répétée vous-même… comme si elle était vraie.

Moralité :

L’effet Woozle nous rappelle que tout ce qui est souvent dit n’est pas forcément vrai. Alors, avant de devenir le relai d’une idée douteuse, posez-vous cette question : est-ce moi, ou le Woozle qui parle ?

Question pour vous :

Quelle « vérité » répétée mille fois avez-vous découverte être fausse ? Partagez votre anecdote, on a tous croisé un Woozle.

Ma réponse : 

J’ai récemment remarqué dans mon environnement professionnel la répétition par de multiples personnes d’un terme que je ne comprenais pas et surtout qui n’avait aucun sens. J’ai remonté la piste et trouvé la source 😉 Cela m’a aussi permis de résoudre le mystère de cette théorie qui m’agaçait ! Mais, oui, j’ai aussi trouvé mon Woozle !

3. L’effet Bouba-kiki : Des formes et des sons

Biais cognitifs aux noms insolites Effet Bouba-Kiki

Qu’est-ce que c’est ?

Cet autre biais cognitif au nom insolite nous montre notre tendance naturelle à associer certains sons à des formes spécifiques. Dans une expérience, des participants associent spontanément « Bouba » à une forme arrondie et « Kiki » à une forme anguleuse. Une association universelle, semble-t-il.

Illustration du quotidien :

Pourquoi certaines marques de produits de soin choisissent-elles des noms doux et arrondis, comme « Dove » ou « Oasis » ? Parce que votre cerveau relie instinctivement ces sons à des sensations agréables et fluides. En revanche, un produit nommé « Krash » ou « Zork » serait plus adapté à un concept technologique.

Moralité :

Avec l’effet Bouba-kiki, on comprend pourquoi « Calinéa » vend mieux des oreillers qu’un produit nommé « Tranchinox ». Le cerveau décide avant vous.

Question pour vous :

Essayez : si vous deviez nommer une marque de chocolat ou de perceuses, quel son choisiriez-vous ? Faites-nous rêver… ou trembler.

Ma réponse : 

Si vous pensez meuble vous pensez IKEA mais si vous pensez bibliothèque, à part la Billy (j’avoue c’est mon contre-exemple 😉) , vous pouvez citer la Skruvby, la Oxberg ou la Kallax ?! Pas sûre qu’aucun client au monde de la marque – en dehors peut-être des suèdois… – puisse citer plus de 2 à 3 marques de meubles chez eux 😉

4. L’effet Zeigarnik : Les tâches inachevées qui nous obsèdent

Biais cognitifs aux noms insolites Effet Zeigarnik

Qu’est-ce que c’est ?

Ce biais, découvert par la psychologue Bluma Zeigarnik, explique pourquoi une tâche non terminée reste ancrée dans notre esprit, nous hantant jusqu’à son achèvement. Les actions achevées, elles, disparaissent beaucoup plus facilement de notre mémoire.

Illustration du quotidien :

Vous commencez une liste de tâches, mais une seule reste incomplète. Résultat : malgré tout ce que vous avez accompli, cette omission vous trotte dans la tête jusqu’à ce que vous la résolviez. Ou bien cet email que vous n’avez pas encore envoyé et auquel vous pensez même en pleine nuit.

Moralité :

L’effet Zeigarnik, ou pourquoi nos cerveaux préfèrent ruminer plutôt que de lâcher prise. Solution ? Mieux vaut finir vite, ou apprendre à oublier.

Question pour vous :

Quel projet non terminé vous hante en ce moment ? Promis, on ne vous jugera pas (même si votre cerveau le fait déjà).

Ma réponse (ou plutôt mon astuce !) : 

Je suis sûre que des biais cognitifs c’est celui-là qui me fait le plus de mal au fond. Et, même si je n’arrive pas à me l’appliquer tous les jours, je vous suggère de supprimer de votre todo liste tout ce qui ne peut pas être VRAIMENT fait dans des temps raisonnable mais de les noter quelque part pour tranquilliser votre cerveau. Vous aurez ainsi une liste à court-terme propre et une liste à moyen terme explicite. Cela tranquillisera votre inconscient et vous permettra d’être plus efficace au quotidien !

Conclusion : Le biais cognitif au nom insolite, cet intrus familier

Ces biais cognitifs aux noms insolites prouvent que comprendre notre cerveau peut être aussi instructif qu’amusant. Les biais cognitifs, bien que parfois agaçants, nous offrent un fascinant miroir de nos mécanismes mentaux. Ils influencent notre façon de voir le monde, mais aussi nos choix, souvent sans que nous nous en rendions compte. La prochaine fois que vous vous surprenez à être victime de l’un de ces biais, prenez un instant pour en rire… ou pour en parler ici.

Question finale :

Parmi ces biais cognitifs aux noms insolites, lequel vous a le plus surpris ? Partagez votre expérience en commentaire


Dans notre prochaine exploration, nous verrons comment certains biais nous piègent dans des raisonnements absurdes, malgré notre volonté de bien faire. Préparez-vous à rencontrer l’effet Semmelweis et d’autres surprises…

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