Catégorie : Défi

Managers débordés : Les clés du lâcher prise en management

Managers débordés : Les clés du lâcher prise en management

lâcher prise en management

Retrouvez cet article dans mon podcast : Épisode 19 sur Spotify, Amazon Prime, Deezer.

Introduction : Le mythe du manager infaillible

« Si je ne le fais pas, personne ne le fera. » « Je suis responsable du bon fonctionnement de mon équipe, alors je dois tout vérifier. » « Lâcher prise ? Facile à dire, mais si quelque chose tourne mal, ce sera sur moi. »

Ces pensées, de nombreux managers les connaissent. Porté(e) par la volonté de bien faire, par l’envie d’assurer la performance de son équipe et de répondre aux attentes de l’entreprise, on en vient à tout prendre en charge. Trop. Jusqu’à l’épuisement. Cette sur-responsabilité, souvent vue comme une preuve de professionnalisme et d’engagement, finit par se retourner contre soi et contre l’équipe.

Mais pourquoi avons-nous tant de mal à lâcher prise en management ? Quelles croyances et quels biais nous enferment dans ce rôle du « manager super-héros » ? Et surtout, comment retrouver un équilibre entre engagement et sérénité, sans culpabiliser ?

Cet article explore :

  • Les biais cognitifs qui alimentent la sur-responsabilité et minent la confiance,
  • Les limites du « tout porter » et l’impact sur soi et son équipe,
  • Des stratégies concrètes pour redéfinir son rôle, déléguer intelligemment et lâcher prise sans culpabiliser.

Car un bon manager n’est pas celui qui fait tout, mais celui qui sait mobiliser les bonnes ressources au bon moment.

1. Comprendre la sur-responsabilité : Pourquoi avons-nous du mal à lâcher prise en management ?

1.1. Les biais cognitifs qui entretiennent la sur-responsabilité

Nos décisions et nos comportements sont largement influencés par des biais cognitifs, des raccourcis mentaux qui, bien que parfois utiles, peuvent aussi nous enfermer dans des schémas inefficaces. En matière de management, certains biais entretiennent un sentiment de sur-responsabilité, empêchant de lâcher prise et de faire confiance à son équipe.

1.1.1. Le syndrome de l’imposteur : « Si je délègue, on verra que je ne suis pas à la hauteur »

Ce biais touche de nombreux managers, qui doutent de leur propre légitimité malgré leurs compétences et leurs réussites. Plus ils gravissent les échelons, plus ils ressentent le besoin de prouver leur valeur en s’investissant excessivement. Résultat : ils hésitent à déléguer, par peur d’être perçus comme incompétents ou inutiles.

1.1.2. Le biais égocentrique : « Si ça marche, c’est grâce à moi »

Nous avons naturellement tendance à attribuer les succès à nos propres actions et à minimiser l’impact des autres. Un manager surchargé peut penser que la réussite d’un projet repose uniquement sur ses épaules, ce qui l’empêche de faire confiance à son équipe et de répartir la charge de travail.

1.1.3. Le biais d’autorité : « Un vrai leader doit toujours tout maîtriser »

L’influence des modèles de leadership traditionnels peut enfermer les managers dans une vision rigide du rôle de leader. Si leurs référents ou mentors valorisaient le contrôle absolu et l’implication totale, ils auront du mal à concevoir un management plus collaboratif et à accepter l’idée de lâcher prise.

1.1.4. Le biais de confirmation : « Chaque erreur des autres prouve que je dois tout gérer moi-même »

Lorsque l’on croit que les autres ne sont pas capables de bien faire sans notre intervention, on finit par ne voir que les erreurs qui confirment cette croyance. Ce biais pousse les managers à reprendre systématiquement la main sur les projets, renforçant ainsi leur propre surcharge de travail et limitant le développement de leurs collaborateurs.

Comprendre ces biais est une première étape essentielle pour sortir du piège de la sur-responsabilité. L’étape suivante consiste à analyser les conséquences concrètes de cette surcharge, tant pour le manager que pour son équipe. Pour aller plus loin sur cette réflexion, découvrez l’article Le leadership présent : une méthode simple pour les managers qui explore comment nos biais influencent notre posture de leader et comment adopter une approche plus équilibrée.

1.2. L’impact de la sur-responsabilité sur le manager et son équipe

Prendre trop de responsabilités ne nuit pas seulement au manager, mais impacte également toute l’équipe et l’environnement de travail. Cette charge excessive entraîne plusieurs conséquences négatives :

1.2.1. L’épuisement mental et physique du manager

  • Stress chronique et fatigue accumulée : Selon une étude de l’APEC (2022), 65 % des managers estiment avoir une charge de travail insurmontable, et 62 % ressentent une forme d’épuisement professionnel.
  • Difficulté à prendre du recul : Le stress chronique altère la capacité à penser stratégiquement et à prendre des décisions éclairées.
  • Moins de temps pour des tâches stratégiques et créatives : Les tâches opérationnelles prennent le dessus sur la réflexion à long terme, réduisant l’innovation managériale.

1.2.2. Une équipe sous-exploitée et dépendante

  • Diminution de l’autonomie et de l’initiative : Un management trop centralisé entraîne une démotivation et une baisse de la collaboration.
  • Frein au développement des compétences : Les collaborateurs ayant peu d’opportunités de prise de décision stagnent professionnellement.
  • Risque d’infantilisation : Une surcharge du manager empêche les équipes de gagner en autonomie, renforçant une dépendance à l’encadrement.

1.2.3. Une dynamique de travail déséquilibrée

  • Climat de tension et surcharge des validations : Une centralisation excessive des décisions crée des frictions internes et réduit la fluidité des processus.
  • Démotivation progressive : Un manque d’autonomie et de confiance impacte la satisfaction et la rétention des employés.

Prendre conscience de ces impacts est essentiel pour enclencher un changement de posture. Un management équilibré ne signifie pas un désengagement, mais un meilleur partage des responsabilités afin d’assurer un fonctionnement plus sain et durable pour tous.

lâcher prise en management_délégation

2. Reprendre le contrôle sans tout porter

2.1. Redéfinir son rôle : manager ne signifie pas tout faire soi-même

L’une des principales croyances qui enferment les managers dans la sur-responsabilité est l’idée que leur valeur repose sur leur capacité à tout gérer eux-mêmes. Or, un bon manager ne se mesure pas à la quantité de tâches qu’il exécute, mais à l’impact qu’il génère en mobilisant les ressources adéquates.

2.1.1. Accepter que déléguer, ce n’est pas perdre son utilité

Beaucoup de managers perçoivent la délégation comme une perte de contrôle ou une preuve d’incompétence. Pourtant, les leaders les plus performants sont ceux qui savent s’appuyer sur leur équipe pour atteindre des objectifs ambitieux. Un manager efficace ne doit pas être un exécutant omniprésent, mais un chef d’orchestre qui harmonise les efforts de chacun.

2.1.2. Faire le deuil du manager omniscient

Aucun leader ne peut tout savoir ni tout maîtriser. Les organisations évoluent, les expertises se diversifient et les compétences techniques se renouvellent constamment. Accepter que son rôle est avant tout d’accompagner et d’orienter plutôt que de tout contrôler permet de mieux répartir les responsabilités et d’éviter l’épuisement.

2.1.3. Se recentrer sur ses missions essentielles

Plutôt que d’être accaparé par l’opérationnel, un manager doit définir les tâches à forte valeur ajoutée qui relèvent réellement de son rôle :

  • Fixer une vision et des objectifs clairs, plutôt que de se perdre dans les détails quotidiens.
  • Créer un environnement propice à l’autonomie et à la performance, en donnant aux collaborateurs les moyens de réussir par eux-mêmes.
  • Prendre du recul pour anticiper et innover, au lieu d’être constamment absorbé par l’urgence.

Se redéfinir en tant que facilitateur plutôt qu’exécutant permet non seulement de réduire la charge mentale, mais aussi de renforcer l’efficacité et la motivation de l’équipe.

En ancrant cette approche, le manager transmet à son équipe une vision plus réaliste et actionnable du travail collectif, tout en favorisant l’engagement et l’efficacité opérationnelle.

2.2. Identifier ce qui dépend vraiment de soi

Une fois le rôle du manager clarifié, il devient essentiel d’identifier ce qui relève réellement de son champ d’action. Se focaliser sur ce que l’on peut influencer permet d’optimiser son efficacité sans s’épuiser inutilement.

2.2.1. Appliquer la matrice d’Eisenhower au management

La matrice d’Eisenhower, utilisée pour prioriser les tâches, peut être adaptée à la gestion d’équipe :

  • Ce qui dépend de moi : Vision, décisions stratégiques, accompagnement des équipes.
  • Ce que je peux influencer : Développement des compétences, amélioration des processus, dynamique d’équipe.
  • Ce que je dois lâcher : Perfectionnisme, reconnaissance externe, validation de chaque détail opérationnel.
Matrice D'einsehower

En répartissant ainsi ses responsabilités, le manager concentre son énergie sur ce qui a un réel impact.

2.2.2. Se détacher des facteurs incontrôlables

Nombre de sources de stress proviennent d’éléments hors de notre contrôle (décisions de la direction, réactions des clients, changements de marché). Apprendre à accepter ces variables et à se concentrer sur des actions concrètes permet de réduire la surcharge mentale et d’adopter une posture plus sereine.

2.2.3. Définir les objectifs de l’équipe selon son propre cercle d’influence

Cercle d'influence, cercle de préoccupation de Steven COVEY
Cercle d’influence, cercle de préoccupation de Steven COVEY

Un manager qui comprend qu’il ne peut agir efficacement que sur son cercle d’influence doit appliquer le même principe à son équipe. En clarifiant ce qui est réellement sous leur contrôle, il évite une dispersion d’énergie sur des facteurs externes et encourage une approche plus pragmatique.

  • Cartographier les zones d’influence de l’équipe : Identifier ce que l’équipe peut directement décider, ce qu’elle peut influencer et ce qui échappe totalement à son contrôle.
  • Adapter les objectifs en conséquence : Fixer des objectifs atteignables en fonction des ressources et des marges de manœuvre réelles.
  • Responsabiliser chaque membre : Clarifier les rôles et donner à chacun une autonomie cohérente avec son périmètre d’action.
  • Favoriser une posture proactive : Encourager l’équipe à se concentrer sur ce qu’elle peut réellement améliorer plutôt que de subir les contraintes extérieures.

En savoir plus, Femmes et Managers : 3 clés pour sortir de la spirale du jugement

3. Passer à l’action : Lâcher prise en management intelligemment

Comprendre l’origine de la sur-responsabilité et identifier ce qui relève réellement du rôle du manager ne suffisent pas. La dernière étape est d’adopter des actions concrètes pour un lâcher prise en management efficace et durable, sans culpabiliser.

3.1. Apprendre à déléguer avec confiance

Déléguer ne signifie pas abandonner, mais redistribuer la charge de manière efficace pour libérer du temps et de l’énergie sur ce qui compte réellement.

  • Identifier les tâches déléguables : Toutes les responsabilités ne nécessitent pas l’intervention directe du manager. Certaines tâches opérationnelles ou répétitives peuvent être confiées aux membres de l’équipe.
  • Clarifier les attentes : Une délégation réussie repose sur des consignes précises et des objectifs clairs. Définir le niveau d’autonomie attendu et fournir les ressources nécessaires est essentiel.
  • Faire confiance et accepter l’imperfection : Déléguer implique de laisser place à des approches différentes. Accepter que les collaborateurs puissent faire différemment – et parfois moins bien au départ – permet de les responsabiliser et de favoriser leur montée en compétences.

3.2. Modifier son rapport à la performance et au contrôle

Un bon manager n’est pas celui qui contrôle chaque détail, mais celui qui permet à son équipe de fonctionner de manière autonome et performante.

  • Passer du contrôle au suivi : Remplacer la micro-gestion par des points d’étape réguliers où l’équipe partage ses avancées et ses besoins.
  • Valoriser les progrès, pas seulement les résultats : Encourager les initiatives et reconnaître les efforts aide à instaurer une dynamique de responsabilisation.
  • Accepter l’échec comme un levier d’apprentissage : Un management bienveillant permet aux collaborateurs d’expérimenter, d’apprendre et de s’améliorer sans crainte excessive des erreurs.

3.3. Instaurer des routines de lâcher-prise en management

Lâcher prise en management ne se fait pas du jour au lendemain. Mettre en place des habitudes qui favorisent cette transition permet d’éviter de retomber dans le piège de la sur-responsabilité.

  • Pratiquer la revue hebdomadaire des responsabilités : Analyser chaque semaine ce qui relève réellement du rôle du manager et ce qui pourrait être confié à l’équipe.
  • Se ménager des temps de recul : Intégrer des plages horaires sans réunion ni sollicitation immédiate pour réfléchir, planifier et prendre de la hauteur.
  • Encourager une culture de l’autonomie : Créer un environnement où chaque membre se sent légitime pour prendre des initiatives et résoudre des problèmes sans validation systématique.

Conclusion : Manager, vivez mieux en adoptant un lâcher prise en management efficace.

Enfin, au-delà des actions concrètes, lâcher prise nécessite une évolution profonde de la posture managériale :

  • Prendre conscience que l’on ne peut pas tout maîtriser : Accepter l’incertitude et se concentrer sur l’essentiel.
  • S’autoriser à ne pas être parfait : Le manager n’a pas à tout savoir ni à tout gérer, et reconnaître ses propres limites est une force.
  • S’entourer de soutiens et de mentors : Partager ses défis avec d’autres managers ou bénéficier de conseils externes aide à relativiser et à progresser.

Lâcher prise en management, ce n’est pas se désengager, mais réapprendre à manager autrement. C’est créer un cadre dans lequel l’équipe fonctionne avec plus d’autonomie, tout en conservant un équilibre entre performance et bien-être.

Pour aller plus loin, vous pouvez consulter l’article Passer à l’action sans procrastiner : le guide ultime, qui propose des outils concrets pour agir plus efficacement tout en réduisant la charge mentale.

Autres sources :

  1. APEC (2022). Santé mentale des managers. verbateam-services.fr
  2. Crestcom (2024). Stress au travail et leadership. crestcom.com
  3. Talkspirit. Performance et management. talkspirit.com
  4. Devop.pro. Impact des styles de management. devop.pro
  5. CrossKnowledge. Culture de responsabilisation. crossknowledge.com
  6. The Times. Stress et motivation en entreprise. thetimes.co.uk

Pourquoi est-il si difficile de reconnaître ses victoires ?

Pourquoi est-il si difficile de reconnaître ses victoires ?

Spéciale dédicace – à Gabriel et à toutes celles et ceux qui ne comprennent pas pourquoi elles se sentent si différent(e)s 🥰

Biais cognitifs_reconnaître ses victoires

Reconnaître ses victoires : un défi intérieur

Pourquoi est-il si difficile de reconnaître et célébrer ses victoires au quotidien ? Vous l’avez déjà ressenti, ce moment où vous atteignez un objectif, mais au lieu d’être submergé par la joie, une petite voix intérieure vous murmure : « Et après ? » ou « Ce n’est pas assez ». Cette incapacité à savourer nos succès dans la durée porte un nom : l’adaptation hédonique. Ajoutez-y la comparaison sociale, et vous obtenez un cocktail parfait pour ne jamais se sentir à la hauteur.

Nous vivons dans une société où le « toujours plus » est une norme implicite. Or, si nous ne nous arrêtons jamais pour reconnaître nos victoires, grandes ou petites, nous nous condamnons à une insatisfaction chronique.

1. Apprendre à reconnaître ses victoires et célébrer le « maintenant » 

1.1. Pourquoi nos biais nous empêchent de savourer nos réussites ?

Nos cerveaux sont programmés pour la survie et le bien-être, pas directement pour le bonheur. Leur objectif principal est d’assurer notre sécurité, ce qui implique une vigilance constante aux menaces potentielles et une focalisation sur ce qui pourrait mal tourner. 

L’adaptation hédonique est un processus psychologique par lequel nous nous habituons rapidement aux nouvelles situations, qu’elles soient positives ou négatives. Ainsi, une promotion, une réussite personnelle ou même un accomplissement longtemps désiré perdent rapidement leur éclat, et nous ressentons le besoin de chercher une nouvelle source de satisfaction. Ce phénomène contribue à un cycle où la reconnaissance de nos victoires est éphémère et insuffisante. Reconnaître et célébrer ses victoires au quotidien nécessite d’identifier les biais cognitifs qui nous empêchent de savourer nos succès.

D’autres biais cognitifs amplifient cette tendance :

Apprendre à reconnaître ses victoires
  • Le biais de négativité : Notre cerveau donne plus de poids aux expériences négatives qu’aux positives. Ainsi, un échec prend plus de place dans notre esprit qu’une réussite.
  • Le biais de la comparaison sociale : Nous nous évaluons souvent par rapport aux autres, et avec les réseaux sociaux, nous avons accès à une vision idéalisée des réussites des autres, rendant nos propres accomplissements fades en comparaison.
  • Le biais de fin de l’histoire : Nous avons conscience que nous sommes le fruit de nombreuses évolutions mais nous avons globalement tendance à penser que nous ne changerons plus. Cela peut augmenter notre détresse et accroître un sentiment d’insatisfaction. 
  • Le biais de l’anticipation : Nous nous projetons sans cesse vers l’avenir en pensant que « le vrai bonheur » viendra plus tard, empêchant de profiter du présent.

Ce phénomène est au cœur de nombreuses difficultés à s’ancrer dans l’instant. Pour aller plus loin sur cette question, vous pouvez consulter mon article dédié aux scénarios intérieurs et à la manière dont ils influencent notre rapport au présent : Biais cognitifs et scénarios intérieurs : comment s’en libérer.

1.2. Apprendre à reconnaître toutes ses victoires (des plus petites aux plus grandes)

Pourquoi est-il si difficile de définir une victoire ? Parce que nous avons été conditionnés à croire que seules les grandes réussites méritent d’être célébrées. Nous avons souvent du mal à célébrer nos victoires car nous ne les identifions pas clairement. Voici comment reconnaître ses succès et en faire une habitude quotidienne. 

Pourtant, une victoire est avant tout une progression, un pas en avant, quel qu’il soit. Cela peut être un succès professionnel, un progrès dans nos relations, ou même un moment de bien-être personnel.

Exemples de victoires à reconnaître :

  • Dans la sphère professionnelle : Présenter une idée en réunion, gérer une situation stressante avec calme, obtenir la reconnaissance d’un collègue.
  • Dans la vie familiale : Apaiser un conflit avec un proche, passer du temps de qualité avec ses enfants, oser poser des limites.
  • Dans le développement personnel : Prendre soin de soi sans culpabilité, tenir une habitude bénéfique, surmonter une peur.

La reconnaissance de ces progrès passe par une reprogrammation de notre regard. Plutôt que d’attendre une validation externe ou une reconnaissance spectaculaire, il s’agit d’apprendre à valoriser soi-même les efforts accomplis.

Techniques pour reprogrammer son regard :

  • Redéfinir ce qu’est une réussite : Elle ne se mesure pas uniquement à l’ampleur de l’objectif atteint, mais aussi au processus qui y mène.
  • Créer des ancrages positifs : Associer consciemment une sensation de fierté à chaque petit succès pour que notre cerveau enregistre cette satisfaction.
  • Mettre en place des rituels de célébration : Que ce soit un moment de gratitude, une récompense ou un geste symbolique, ancrer l’habitude de s’arrêter pour reconnaître l’accomplissement.

En changeant notre perception des victoires, nous brisons le cycle de l’insatisfaction permanente et cultivons un rapport plus sain avec nos propres réussites. 

IDÉE BONUS :
Pratiquer la reconnaissance des autres : Valoriser le travail et les efforts des personnes qui nous entourent permet de renforcer notre propre capacité à reconnaître nos propres succès.

Cette approche a un impact direct sur notre bien-être et notre confiance en nous, comme je l’explique dans mon article : Se libérer des biais cognitifs : comment vivre l’instant présent.

En adoptant ces pratiques, nous dépassons la simple reconnaissance des victoires pour en faire un mode de vie, où chaque moment devient une opportunité de célébrer et de progresser.

L’épanouissement ne se cache pas uniquement dans l’avenir. Il se vit ici et maintenant.

Et vous, avez-vous déjà pris le temps d’écrire trois petites victoires de votre journée ?

2. Apprendre à construire dans son cercle d’influence

2.1. Se comprendre pour espérer être compris

Avant de chercher à influencer notre environnement, il est essentiel de se connaître soi-même. Comprendre ses valeurs, ses biais cognitifs et ses modes de fonctionnement nous permet d’agir avec plus de clarté et de cohérence.

1. Identifier ses valeurs fondamentales :

Nos valeurs sont les principes qui guident nos décisions et nos comportements. Prendre le temps de les identifier nous aide à mieux comprendre nos réactions face aux situations et aux interactions avec les autres. Posez-vous la question : qu’est-ce qui compte vraiment pour moi ?

2. Observer ses propres biais cognitifs :

Nous sommes tous influencés par des biais inconscients qui affectent notre perception du monde et de nous-mêmes. Le biais de confirmation, par exemple, nous pousse à rechercher des informations qui confirment nos croyances existantes, tandis que le biais de conformité nous amène à nous aligner sur l’opinion dominante, parfois au détriment de notre authenticité.

Apprendre à développer son bonheur

3. Adopter une posture réflexive :

Se poser régulièrement des questions sur nos motivations et nos réactions permet de gagner en lucidité. Pourquoi ai-je réagi ainsi dans cette situation ? Suis-je en accord avec mes valeurs ? Ce type d’introspection favorise un alignement entre nos pensées, nos paroles et nos actions.

4. Prendre conscience de son impact sur les autres :

Nos comportements influencent notre entourage, que nous en ayons conscience ou non. Une communication maladroite, un jugement hâtif ou une posture défensive peuvent créer des barrières relationnelles. À l’inverse, une écoute active et une posture ouverte favorisent des échanges plus constructifs.

5. Accepter ses vulnérabilités :

Se comprendre, c’est aussi reconnaître que nous avons des limites et que nous ne pouvons pas toujours être dans le contrôle. Accepter nos imperfections nous rend plus authentiques et renforce la qualité de nos relations interpersonnelles.

En développant cette compréhension de nous-mêmes, nous devenons plus aptes à interagir avec les autres de manière consciente et bienveillante, ce qui facilite la construction d’un environnement plus inclusif et harmonieux.

2.2. Transformer votre regard pour adopter une posture plus inclusive

Être inclusif ne signifie pas seulement accepter les autres, mais reconnaître que la diversité est une richesse inestimable. Or l’inclusion est tout sauf naturelle pour notre cerveau et ses biais cognitifs. Ses véritables barrières naturelles, il les a fabriquées pour préserver son énergie à notre survie. 

Pourtant notre côté rationnel sait bien que chaque individu, avec son histoire et ses perspectives, peut nous apporter des idées nouvelles, des inspirations inattendues et des opportunités de croissance personnelle.

1. L’inclusion comme un moteur d’enrichissement personnel :

Lorsque nous nous ouvrons aux autres, nous découvrons des façons différentes de voir le monde, ce qui élargit notre compréhension et nourrit notre propre réflexion. Une simple conversation peut être le déclencheur d’une prise de conscience essentielle pour notre propre alignement.

2. L’effet de mimétisme et l’impact collectif :

Nos comportements influencent ceux des autres. Une posture inclusive encourage naturellement notre entourage à adopter la même approche. En valorisant l’écoute, la bienveillance et le respect des différences, nous créons un environnement où chacun se sent en confiance pour s’exprimer et contribuer pleinement.

3. Développer une approche gagnante-gagnante :

Être inclusif ne signifie pas s’effacer au profit des autres, mais reconnaître que chaque échange peut être mutuellement bénéfique. En intégrant les idées des autres et en laissant émerger des perspectives nouvelles, nous nous enrichissons personnellement tout en favorisant un climat plus harmonieux et collaboratif.

4. Prendre des initiatives concrètes :

Encourager les discussions ouvertes, valoriser les opinions divergentes, donner de la place à ceux qui s’expriment moins naturellement sont autant d’actions qui permettent de rendre l’inclusion réelle et efficace au quotidien. 

  • Pratiquer l’inclusion active : Proposez un coéquipier moins entendu pour une mission valorisante, soutenez publiquement un projet porté par une minorité.
  • Prêter attention aux voix minorisées : Dans une discussion, qui parle le plus ? Qui est interrompu ? Donnez de l’espace aux plus discrets.
  • Interroger ses biais en temps réel : Quand vous ressentez un jugement spontané sur quelqu’un, demandez-vous : « D’où me vient cette idée ? Est-elle fondée ? ».

L’inclusion est un processus dynamique qui commence par soi. Plus nous cultivons cette posture, plus elle se diffuse naturellement dans notre environnement, générant un cercle vertueux de bienveillance et de croissance collective.

L’inclusion n’est pas une utopie lointaine, c’est une pratique quotidienne. Souvent, nous imaginons qu’un monde plus juste et inclusif viendra d’initiatives institutionnelles ou de grands changements de société. Mais en réalité, il commence dans notre sphère d’influence : au bureau, en famille, entre amis.

2.3. Se définir une feuille de route personnelle et accessible 

La métaphore des grosses pierres est un concept utilisé pour illustrer l’importance de la gestion des priorités. Imaginez un bocal vide. Si vous commencez par le remplir avec du sable ou des petits cailloux, vous n’aurez plus de place pour y ajouter de grosses pierres. En revanche, si vous placez d’abord les grosses pierres, puis les plus petites et enfin le sable, tout s’ajuste parfaitement.

Appliqué à la vie quotidienne, ce principe nous invite à identifier nos priorités essentielles (les « grosses pierres ») avant de nous laisser envahir par des préoccupations secondaires. Ces grosses pierres peuvent être des projets professionnels importants, du temps de qualité avec nos proches ou encore des engagements personnels qui nous tiennent à cœur.

La théorie des grosses pierres

1. Identifier ses grosses pierres :

Prenez le temps de réfléchir à ce qui est vraiment essentiel pour vous. Quelles sont les trois ou quatre priorités qui ont le plus d’impact sur votre bien-être et votre réussite ?

2. Organiser son emploi du temps en conséquence :

Une fois vos priorités définies, bloquez du temps dans votre agenda pour les honorer. Protégez ces créneaux comme s’ils étaient des rendez-vous non négociables.

3. Accepter de laisser du sable de côté :

Certaines tâches et sollicitations, bien que tentantes, ne contribuent pas réellement à nos objectifs fondamentaux. Apprendre à dire non ou à déléguer permet de se concentrer sur ce qui compte vraiment.

4. Réévaluer régulièrement ses priorités :

Nos aspirations évoluent avec le temps. Faire un bilan périodique permet d’ajuster nos grosses pierres en fonction de nos besoins et objectifs du moment.

Pour aller plus loin sur l’art de choisir ses priorités et éviter la procrastination, je vous invite à lire mon article : Passer à l’action sans procrastiner : le guide ultime.

Grâce à la méthode des grosses pierres, vous pourrez structurer vos priorités et ne plus oublier de reconnaître et célébrer vos victoires au quotidien. En structurant notre temps et notre énergie autour de nos vraies priorités, nous nous donnons les moyens d’atteindre un alignement durable entre nos aspirations et nos actions. Cela nous permet non seulement d’avancer avec plus de sérénité, mais aussi de créer un cercle vertueux où chaque victoire renforce notre confiance et notre motivation à poursuivre notre chemin.

Conclusion : célébrer ses victoires, inspirer le changement

Finalement, apprendre à célébrer ses victoires au quotidien, c’est une véritable transformation qui impacte votre bien-être et celui des autres. Reconnaître nos victoires et adopter une posture inclusive ne sont pas seulement des démarches individuelles, mais des leviers puissants pour transformer notre quotidien. 

En apprenant à savourer le présent, à identifier ce qui compte vraiment et à nous ouvrir aux autres, nous nous donnons les moyens de vivre avec plus de justesse et de satisfaction. Chaque petit pas, chaque prise de conscience et chaque interaction positive construit un environnement plus harmonieux, où la réussite ne se mesure plus seulement à nos accomplissements, mais aussi à la qualité des liens que nous tissons et à l’impact que nous avons sur le monde.

Gardez en tête également, ces 2 principes auxquels vous ne pouvez pas déroger 😁 : 

  • Ne manquez aucun de vos engagements : ne laissez pas vos priorités se faire évincer par des urgences mineures.
  • Acceptez l’imperfection : Avancer petit à petit est plus efficace que d’attendre le moment parfait.

Alors, quelle sera votre prochaine victoire à célébrer ? Qui allez-vous inspirer aujourd’hui  ?

Passer à l’action sans procrastiner : le guide ultime

Passer à l’action sans procrastiner : le guide ultime

Attendez-vous toujours le moment parfait pour agir ? Découvrez comment passer à l’action sans procrastiner et donc transformer l’action en levier de succès.

Biais cognitifs et management

Introduction : pourquoi passer de la procrastination à l’action

Vous êtes-vous déjà surpris à attendre le « moment parfait » avant de vous lancer ? À réfléchir, planifier, peaufiner… jusqu’à ne plus agir du tout ? Nous avons tous connu cette tendance à la procrastination, ce biais cognitif insidieux qui nous pousse à différer l’action au profit d’une illusion de préparation éternelle.

Dans un monde en perpétuel mouvement, remettre à plus tard revient souvent à ne jamais faire. Pourtant, passer à l’action sans procrastiner est la clé du changement et du progrès. Il ne s’agit pas d’agir impulsivement, mais d’adopter une posture proactive, où chaque petite décision devient un pas vers la réalisation de nos objectifs.

Dans cet article, nous verrons comment identifier et dépasser le biais de procrastination, puis comment cultiver une résilience active qui nous permet d’avancer avec confiance et énergie.

1. Le biais de procrastination : notre ennemi caché

1.1. Comprendre le biais de procrastination

Attention, aujourd’hui, la tendance est de penser que « procrastiner » signifie simplement regarder des séries Netflix. Pourtant, vous pouvez être un hyperactif qui procrastine. Remettre à plus tard, temporiser, se trouver une excuse pour faire passer une tâche secondaire devant celle qui vous permettra d’atteindre votre objectif, celle qui vous empêche pendant des heures, des jours voire des années de passer à l’étape suivante du projet de votre vie. C’est cela ne pas réussir à passer à l’action sans procrastiner.

Nous nous racontons souvent que nous attendons le « bon moment ». Que nous avons besoin de plus d’informations, d’un contexte plus favorable, ou de meilleures conditions pour prendre une décision. En réalité, il s’agit bien souvent d’un piège mental : le biais de procrastination.

Ce biais repose sur plusieurs mécanismes cognitifs :

  • L’illusion du contrôle : nous pensons pouvoir tout anticiper avant de nous engager, ce qui nous pousse à attendre un contexte idéal.
  • Le biais d’optimisme : nous sous-estimons le temps et l’énergie nécessaires pour accomplir une tâche.
  • L’aversion à l’échec : la peur de ne pas réussir nous paralyse et nous pousse à éviter ce qui nous semble risqué.

1.2. Les différentes formes de procrastination

La procrastination ne prend pas toujours la forme du divertissement passif. Elle peut aussi être déguisée en productivité apparente :

  • Procrastination active : nous nous occupons avec des tâches secondaires qui donnent l’illusion de progresser sans jamais attaquer l’essentiel.
  • Procrastination perfectionniste : nous retardons une action en cherchant à peaufiner chaque détail, au point de ne jamais la finaliser.
  • Procrastination anxieuse : l’angoisse d’un échec potentiel nous pousse à reporter l’action par crainte du résultat.

1.3. Comment repérer ce biais ?

  • Vous avez tendance à attendre d’être « prêt » avant de vous lancer.
  • Vous multipliez les recherches et analyses sans jamais trancher.
  • Vous repoussez sans cesse une décision en espérant un contexte idéal.
  • Vous vous sentez occupé toute la journée, mais sans avancer sur vos véritables priorités.

1.4. Comment s’en libérer ?

Cet enjeu est directement lié à notre capacité à vivre l’instant présent, à passer à l’action sans procrastiner, comme évoqué dans cet article. Nos biais cognitifs nous enferment dans des projections futures anxiogènes ou des regrets passés, nous éloignant de l’action immédiate.

1.5. Stratégie pour passer à l’action sans procrastiner

Plutôt que d’attendre un hypothétique moment parfait, adoptez la stratégie des micro-décisions :

  • Faites un premier petit pas : plutôt que de voir une tâche comme un tout insurmontable, divisez-la en actions concrètes et immédiates.
  • Définissez un temps limite pour décider : donnez-vous une échéance courte pour faire un choix et le tester.
  • Acceptez l’itération : l’action parfaite n’existe pas, mais chaque pas apporte un apprentissage.
  • Utilisez la règle des 5 minutes : engagez-vous à commencer une tâche pendant seulement cinq minutes. Souvent, cela suffit pour créer une dynamique d’action.
Passer à l'action sans procrastiner - la résilience active

2. Cultiver l’énergie d’avancer : la résilience active

2.1. Redéfinir la résilience : au-delà de l’endurance passive

La résilience est souvent perçue comme la capacité à encaisser les coups et à continuer coûte que coûte. Pourtant, cette vision peut être un piège : être résilient ne signifie pas « tendre l’autre joue » ni accepter passivement les difficultés. Être résilient c’est aussi passer à l’action sans procrastiner. La vraie résilience ne consiste pas à endurer sans broncher, mais à apprendre, à s’adapter et à transformer les épreuves en leviers de progression.

Cette conception dynamique de la résilience nous invite à voir les défis non pas comme des obstacles insurmontables, mais comme des occasions d’apprentissage et de croissance. Elle nous encourage à adopter une posture proactive, où chaque difficulté devient une opportunité de développement personnel et professionnel.

2.2. La résilience active : repenser l’échec et le changement

Dans le cadre de la résilience active, l’échec et le changement ne sont plus perçus comme des menaces, mais comme des moteurs de progression. Passer à l’action sans procrastiner devient un moteur de progression ! Cette approche nécessite une reprogrammation de nos schémas de pensée et une remise en question de nos biais cognitifs.

Repenser l’échec :

  • L’échec comme indicateur : Plutôt que de voir l’échec comme une fin en soi, considérez-le comme un indicateur des ajustements nécessaires. Chaque erreur offre une leçon précieuse sur ce qui fonctionne ou non.
  • Dépasser le biais de confirmation : Notre tendance naturelle à rechercher des informations qui confirment nos croyances peut nous empêcher de tirer pleinement parti des enseignements de nos échecs. En reconnaissant ce biais, nous pouvons adopter une attitude plus ouverte et analytique face à nos erreurs.

Repenser le changement :

  • Le changement comme constante : Au lieu de redouter le changement, acceptez-le comme une partie intégrante de la vie. Cette acceptation facilite l’adaptation et réduit le stress associé à l’incertitude.
  • Surmonter l’illusion de contrôle : Nous avons souvent l’illusion de pouvoir tout anticiper et maîtriser. Reconnaître que le changement est inévitable nous aide à lâcher prise sur cette illusion et à développer une flexibilité mentale.

→ Retrouvez mon épisode de podcast sur l’illusion de contrôle sur Spotify, Amazon Music, Deezer.

En adoptant cette perspective, nous transformons notre rapport à l’échec et au changement, les voyant non plus comme des adversaires à éviter, mais comme des alliés dans notre parcours de développement.

2.3. S’appuyer sur le leadership présent 

Le leadership présent consiste à être pleinement engagé dans l’instant, en alignant nos actions sur nos valeurs fondamentales et en surmontant les peurs qui entravent notre progression.

Aligner ses valeurs et ses actions :

  • Auto-questionnement : Interrogez-vous régulièrement sur la cohérence entre vos actions et vos valeurs. Par exemple, demandez-vous : « Cette décision reflète-t-elle ce qui est vraiment important pour moi ? »
  • Priorisation consciente : Établissez des priorités basées sur vos valeurs essentielles, plutôt que sur des pressions externes ou des attentes sociales.

Lutter contre la peur du regard des autres :

  • Reconnaître le biais de conformité : Nous avons tendance à nous conformer aux normes sociales par peur du jugement. Prendre conscience de ce biais nous permet de nous en affranchir et d’agir en accord avec nos convictions.
  • Créer un environnement de soutien : Entourez-vous de personnes qui respectent et encouragent votre authenticité, réduisant ainsi la peur du jugement et favorisant une expression sincère de vous-même.

En intégrant ces pratiques, nous renforçons notre capacité à agir tout en cultivant une résilience active qui nous propulse vers nos objectifs.

Chaque obstacle devient une opportunité d’apprentissage et de croissance.

Passer à l'action sans procrastiner - action comme levier de transformation

Conclusion : L’action comme levier de transformation

Nous l’avons vu, procrastiner n’est pas seulement remettre à plus tard : c’est s’enfermer dans un cercle vicieux où l’inaction nourrit l’incertitude et la peur de l’échec. Passer à l’action sans procrastiner signifie reconnaître les biais cognitifs qui nous freinent et en adoptant une approche basée sur les micro-décisions, nous créons du mouvement et amorçons une dynamique de progression.

Mais avancer ne signifie pas seulement agir pour agir. La résilience active nous apprend à transformer l’échec en apprentissage et le changement en opportunité. Plutôt que de subir, nous pouvons choisir d’adapter notre posture, d’accueillir les défis avec flexibilité et de nous recentrer sur nos valeurs essentielles.

Enfin, en développant un leadership ancré dans le présent, nous alignons nos actions avec ce qui a du sens pour nous. Nous nous affranchissons du regard des autres pour reprendre pleinement le contrôle sur nos décisions et nos trajectoires.

Et si, au lieu d’attendre le moment parfait, vous décidiez d’agir maintenant ?

👉 Quelle micro-action pourriez-vous mettre en place dès aujourd’hui pour avancer ? Partagez-la en commentaire et engagez-vous dans ce premier pas vers une autonomie émotionnelle et une résilience active.

En savoir plus : 

Biais cognitifs et scénarios intérieurs : comment s’en libérer ?

Biais cognitifs et scénarios intérieurs : comment s’en libérer ?

biais cognitifs comment s'en libérer

Les biais cognitifs, comment s’en libérer ? Ils influencent nos scénarios intérieurs jusqu’à parfois nous enfermer dans l’angoisse et le regret.

Introduction : ces biais cognitifs qui commandent nos scénarios intérieurs.

Vous est-il déjà arrivé de revivre en boucle un moment passé ou d’anticiper un futur catastrophe ? Cette petite voix qui murmure « et si j’avais fait autrement ? », ou « et si tout tournait mal ? ». Nous sommes nombreux à nous laisser enfermer par ces scénarios intérieurs. Souvent irrationnels, ils nous emprisonnent dans l’angoisse ou le regret. Et si je vous dis que cette petite voix est commandée par vos biais cognitifs et comment s’en libérer !

Bonne nouvelle : il est possible de s’en libérer. Comprendre ces mécanismes, c’est reprendre le contrôle et réapprendre à vivre pleinement, sans être otage de nos biais cognitifs. Deux pièges nous retiennent particulièrement : la peur de l’avenir, qui nous pousse à imaginer le pire, et le poids du passé, qui alimente nos regrets et nos justifications.

Dans cet article, nous verrons comment apprivoiser l’incertitude en nous libérant du « et si ». Comment rompre avec le passé sans le renier pour avancer avec plus de sérénité. Et finalement, comment transformer notre peur en une alliée précieuse.

1. Libérer son esprit des scénarios biaisés

Vous avez déjà eu cette pensée qui tourne en boucle : « Et si j’avais fait un autre choix ? Et si tout s’effondrait demain ? » Bienvenue dans le royaume des biais cognitifs qui nourrissent nos scénarios anxieux :

  • Le biais rétrospectif nous fait croire, après coup, que nous aurions pu prévoir ou éviter une situation passée. Il renforce notre sentiment de culpabilité.
  • Le biais de négativité nous amène à accorder plus de poids aux éléments défavorables qu’aux aspects positifs. Il alimente ainsi nos craintes.
  • Le biais d’anticipation nous pousse à imaginer le pire, nous projetant dans des scénarios catastrophes qui paralysent nos actions.

1.1. Comment prendre du recul sur ses pensées automatiques ?

Anticiper l’avenir avec angoisse, c’est comme rouler de nuit en gardant les phares braqués sur le rétroviseur. On se prive de voir la route qui s’ouvre devant nous. Alors, comment cultiver une posture plus apaisée ?

  • Revenir au présent : Chaque fois qu’un « et si » surgit, posez-vous la question : « Qu’est-ce qui est réel ici et maintenant ? » Respirez, ressentez votre environnement, ancrez-vous.
  • Prendre du recul sur le passé : Le biais rétrospectif nous trompe. Nous avons pris les décisions avec les éléments dont nous disposions à ce moment-là. « Si je pouvais revenir en arrière, referais-je vraiment tout autrement ? »
  • Équilibrer les perspectives : Plutôt que de se focaliser sur les menaces potentielles, prenez le temps de lister aussi les opportunités et les forces présentes. « Quels éléments positifs ai-je tendance à sous-estimer ? »
  • Passer à l’action : Plutôt que de ruminer un avenir incertain, faites un pas, même petit, vers ce qui est en votre pouvoir. « Quelle est la toute première action, même minime, que je peux entreprendre ? »

→ Et vous, quel « et si » récurrent pourriez-vous transformer aujourd’hui en un choix conscient ?

👉 Explorez des méthodes de gestion des émotions et de leadership ancré dans le présent. Découvrez cet article : Le leadership présent : une méthode simple pour les managers

1.2. Quels bénéfices à cette prise de distance ?

Prendre de la hauteur sur nos scénarios intérieurs, c’est se donner la possibilité de mieux gérer nos émotions et d’agir avec plus de clarté. Parmi les bénéfices :

  • Moins de stress et d’anxiété : En arrêtant de nourrir des scénarios négatifs, nous apaisons notre esprit.
  • Plus de confiance en soi : En cessant de ressasser le passé ou d’anticiper le pire, nous gagnons en assurance dans nos choix présents.
  • Un meilleur ancrage dans la réalité : En filtrant nos pensées parasites, nous développons une vision plus équilibrée des situations.
  • Un regain d’énergie : Moins de ruminations, c’est plus d’espace mental pour des pensées constructives et motivantes.

→ Quel bénéfice pourriez-vous tirer d’un regard plus détendu sur vos pensées automatiques ?

Biais cognitifs transformer la peur en levier d'action

2. Rompre avec le passé et ses biais cognitifs

2.1. Prisonniers du passé, une dépendance pesante

Il nous arrive souvent de nous sentir enfermés dans nos propres souvenirs. Nous avons du mal à aller de l’avant, car notre perception du passé est biaisée par des mécanismes cognitifs inconscients. Ces pensées récurrentes nous empêchent de progresser et nourrissent des émotions comme la culpabilité, la frustration ou la nostalgie excessive.

Trois biais cognitifs nous enferment dans une perception rigide du passé :

  • L’illusion de la fin de l’histoire : Ce biais nous pousse à croire que notre identité et notre situation actuelle sont figées. Il nous empêche d’envisager un futur différent.
  • L’effet de fausse mémoire : Nous nous remémorons certains événements avec des déformations, influencés par nos émotions et notre environnement. Cela renforce les regrets ou la nostalgie exagérée.
  • Le biais d’attribution : Nous expliquons nos échecs ou nos succès par des causes externes ou internes de manière biaisée. Cela nous empêche d’évoluer de manière constructive.

👉 Pour approfondir la compréhension des biais cognitifs et leur impact sur notre quotidien, vous pouvez consulter cet article : Se libérer des biais cognitifs : comment vivre l’instant présent ?

2.2. Sortir des pièges du passé en agissant

Prendre du recul sur son passé permet d’agir avec plus de sérénité et d’en tirer des enseignements utiles. Voici quelques actions concrètes :

  • Réévaluer ses souvenirs : Prendre le temps de revisiter les événements du passé avec un regard plus objectif. « Y a-t-il une autre manière d’interpréter cette situation ? »
  • Écrire pour clarifier sa perception : Tenir un journal permet d’observer l’évolution de ses émotions et de mettre en perspective certaines expériences.
  • Remplacer « si seulement » par « et maintenant » : Plutôt que de regretter, transformer ses réflexions en actions positives. « Que puis-je faire aujourd’hui pour avancer ? »
  • Se concentrer sur son évolution : Se rappeler que nous ne sommes pas définis par notre passé et que chaque jour est une opportunité d’apprendre et de progresser.

3. Faire de sa peur sa meilleure alliée

3.1. Comprendre la peur et son lien avec nos biais

La peur est une émotion primitive, inscrite dans notre ADN pour assurer notre survie. Face à un danger réel, elle nous pousse à réagir rapidement. Mais dans notre quotidien moderne, où les menaces sont souvent plus psychologiques que physiques, la peur se nourrit de nos biais cognitifs.

Nos « et si » renforcent notre crainte de l’inconnu. Ils nous projettent dans des scénarios négatifs qui, bien souvent, ne se réalisent jamais. De même, notre attachement au passé, à travers des biais comme l’illusion de la fin de l’histoire ou l’effet de fausse mémoire, nous enferme dans des regrets ou des jugements erronés. Ce phénomène crée un effet exponentiel. Plus nous écoutons ces pensées biaisées, plus notre peur s’amplifie, influençant nos décisions et limitant notre champ d’action.

Prendre conscience de ces mécanismes, c’est déjà un premier pas vers une meilleure gestion de nos peurs. Plutôt que de voir la peur comme une ennemie à combattre, nous pouvons apprendre à la décoder et à la canaliser.

3.2. Transformer la peur en moteur d’action

Une fois que nous comprenons comment nos biais nourrissent notre peur, nous pouvons agir pour la détourner à notre avantage. Les actions entreprises pour contrer les « et si » et sortir des pièges du passé deviennent alors des leviers puissants.

  • Accepter la peur comme une indication : Plutôt que de la fuir, l’accueillir comme un signal qui nous montre où se situent nos véritables enjeux et aspirations.
  • Passer de la paralysie à l’action : Lorsque la peur surgit, se poser la question : « Quelle est la plus petite action que je peux entreprendre maintenant pour me rassurer et avancer ? »
  • Reprogrammer notre perception du danger : Remettre en perspective nos inquiétudes et distinguer les peurs rationnelles des peurs amplifiées par nos biais cognitifs.
  • Amplifier les initiatives positives : Chaque action menée malgré la peur renforce notre confiance en nous et notre capacité à gérer l’incertitude. Noter ces réussites permet d’ancrer ce changement de perception.

Finalement, la peur n’est pas un mur infranchissable, mais un guide précieux. Elle nous pousse hors de notre zone de confort et nous indique là où nous avons une marge de progression. Plus qu’une entrave, elle peut devenir un catalyseur puissant d’évolution personnelle.

→ Comment pourriez-vous aujourd’hui utiliser votre peur comme un levier pour avancer ?

👉 Pour aller plus loin sur la peur et la transformer en alliée, écoutez mon épisode de podcast : “La peur : moteur invisible de nos biais cognitifs et frein à nos rêves”– SpotifyAmazon PrimeDeezer.

Illustration de liberté et de puissance de la femme

Conclusion : De la prison mentale à la liberté émotionnelle

Tout au long de cet article, nous avons exploré les mécanismes qui nous enferment dans des scénarios anxiogènes et comment nous pouvons les déconstruire. Nous avons d’abord pris conscience des biais cognitifs qui alimentent nos pensées parasites, ces « et si » qui nous paralysent et ces souvenirs altérés qui nous retiennent dans le passé. Puis, nous avons vu comment prendre du recul sur ces schémas mentaux pour retrouver un regard plus serein et objectif sur notre réalité.

Ensuite, nous avons appris à rompre avec le passé sans le renier, en comprenant que nos souvenirs sont souvent biaisés et en choisissant d’en tirer des leçons plutôt que des regrets. Accepter son passé, c’est aussi reprendre du pouvoir sur son présent et avancer avec plus de confiance.

Enfin, nous avons compris que la peur n’est pas notre ennemie mais une alliée puissante. Loin de nous immobiliser, elle peut devenir une force qui nous pousse à agir, à évoluer et à nous dépasser. Transformer la peur en moteur d’action, c’est non seulement possible, mais essentiel pour se libérer des scénarios intérieurs qui nous emprisonnent.

L’autonomie émotionnelle ne consiste pas à supprimer nos émotions ou nos doutes, mais à les comprendre et les apprivoiser pour qu’ils deviennent des leviers de transformation. La prochaine fois qu’un « et si » surgira, ou qu’un souvenir du passé viendra perturber votre sérénité, posez-vous cette question : « Comment puis-je utiliser cette émotion pour avancer, plutôt que de la laisser me retenir ? »

Et si, à partir d’aujourd’hui, vous faisiez de votre esprit un espace de liberté plutôt qu’une cage de peurs et de regrets ?

Partagez en commentaire une peur ou un « et si » que vous décidez de regarder autrement et faites le premier pas vers votre autonomie émotionnelle !

Femmes et Managers : 3 clés pour sortir de la spirale du jugement

Femmes et Managers : 3 clés pour sortir de la spirale du jugement

Femmes et Mangers surmontant la spirale du jugement

Vous êtes une femme ou un manager, et vous vous sentez parfois prise dans la spirale du jugement ? Cet article est pour vous.

Introduction : Et si vous osiez sortir de la spirale du jugement ?

Dans une salle de réunion, devant un écran ou même au cœur d’un dîner en famille, cette petite voix vous accompagne. Vous la connaissez bien : « Qu’est-ce qu’ils vont penser de moi ? Est-ce que j’ai bien fait ? Ai-je été assez convaincante, ou au contraire trop… ? » Cette petite voix, c’est celle de la peur du jugement. Une peur discrète mais persistante, nourrie par un mélange de biais cognitifs, d’injonctions culturelles et de responsabilités accumulées.

Pourtant, rester piégée dans cette spirale du jugement a un coût. La peur d’être mal perçue peut freiner vos actions, limiter votre créativité et, au final, vous empêcher d’exploiter tout votre potentiel. En tant que femme, manager ou les deux, cette peur est souvent décuplée par des attentes contradictoires : être performante mais humble, audacieuse mais prudente, disponible mais jamais débordée.

Dans cet article, nous allons explorer trois leviers essentiels pour sortir de cette spirale :

  1. Dépasser la peur du regard des autres, en comprenant comment les biais cognitifs comme la conformité et la désirabilité sociale façonnent nos comportements.
  2. Alléger la charge mentale et la sur-responsabilité, en reprenant le contrôle sur les attentes que nous nous imposons ou que nous croyons devoir satisfaire.
  3. Assumer et maîtriser ses émotions, non pas en les réprimant, mais en les transformant en alliées puissantes pour bâtir un leadership authentique et humain.

Cet article est une invitation à réfléchir, mais surtout à agir. Car en osant reconnaître et déconstruire ces mécanismes, vous ouvrez la porte à une plus grande liberté personnelle et professionnelle. Comme je l’évoquais dans mon article sur le leadership présent : chaque pas vers la conscience de soi est aussi un pas vers une collaboration plus riche et plus authentique.

Et si nous faisions ensemble le premier pas pour sortir de la spirale du jugement ?

1. La peur du regard des autres : pourquoi il est temps de s’en libérer

Les biais de conformité et de désirabilité sociale : deux pièges invisibles

Vous êtes en réunion, une idée germe dans votre esprit. Vous la trouvez brillante, mais une petite hésitation s’installe. « Est-ce que ça va plaire ? Et si on me trouvait incompétente ? » Alors, vous choisissez de rester silencieuse. Ce scénario, si banal, est en réalité un exemple concret de l’influence des biais cognitifs.

Le biais de conformité, par exemple, nous pousse à éviter les divergences pour ne pas être perçue comme « hors norme ». Nous nous adaptons au groupe, parfois au détriment de nos propres idées. Le biais de désirabilité sociale, quant à lui, nous incite à rechercher l’approbation d’autrui, même si cela nous éloigne de nos valeurs. Ces mécanismes sont puissants, car ils jouent sur des peurs profondément ancrées : celle de l’exclusion et du rejet.

Les femmes sont particulièrement exposées à ces biais, en raison d’injonctions sociétales qui valorisent la perfection, la douceur et l’harmonie. Pour les managers, la situation n’est guère plus simple. Ils doivent jongler entre autorité et accessibilité, vision stratégique et écoute active. Résultat : un sentiment constant de devoir en faire plus pour répondre à des attentes souvent irréalistes.

Pour aller plus loin : Dans mon article sur le mythe du multitâche féminin j’explique comment ces mécanismes influencent nos performances et notre bien-être.

Comment dépasser la peur du regard des autres ?

Se libérer de cette peur ne signifie pas devenir insensible aux opinions d’autrui, mais apprendre à en réduire l’impact pour agir en alignement avec soi-même. Voici trois clés pour y parvenir :

  1. Créer un climat de confiance autour de vous
    Dans un environnement où les idées sont jugées plutôt que les personnes, la peur du jugement perd de son emprise. En tant que manager, vous pouvez encourager des discussions ouvertes et constructives en valorisant la diversité des opinions. Par exemple, introduisez régulièrement des moments de feedback anonymes ou posez cette question simple en réunion : « Quelle idée n’avons-nous pas encore osé explorer ? »
  2. Apprivoiser vos pensées automatiques
    Face à une situation où le jugement vous paralyse, prenez un moment pour analyser vos pensées :
    • « Qu’est-ce qui me freine ? »
    • « Quelle est la pire chose qui pourrait arriver ? »
    • « Si je ne fais rien, qu’est-ce que je perds ? »
      Ces questions vous aideront à relativiser vos craintes et à concentrer votre énergie sur ce qui compte vraiment.
  3. Réaffirmer vos valeurs
    Vos valeurs sont votre boussole intérieure, elles vous rappellent pourquoi vous agissez. Prenez l’habitude de vous poser cette question : « Est-ce que cette action est alignée avec ce qui m’importe profondément ? » Si la réponse est oui, foncez, même si cela signifie prendre un risque.

Les bénéfices d’oser être soi-même

Lorsque vous dépassez la peur du regard des autres, vous gagnez bien plus que de la sérénité. Vous ouvrez la porte à des opportunités d’expression, de collaboration et de croissance. En osant affirmer vos idées, vous inspirez votre entourage et montrez qu’il est possible d’être authentique, même dans des environnements exigeants.

Et surtout, vous développez une qualité clé pour les femmes et les managers : la capacité à transformer la peur en action. Cette posture, à la fois audacieuse et ancrée, vous rend non seulement plus efficace, mais également plus humaine.

Mythe du multitâche féminin _ 1

2. La charge mentale et la sur-responsabilité : comment alléger le poids invisible

La charge mentale : tout voir, tout prévoir, tout gérer

Vous connaissez peut-être cette métaphore : être responsable de tout, c’est comme jongler avec des dizaines de balles. Sauf que certaines de ces balles sont en verre et d’autres en caoutchouc. Si une tombe, il faudra faire le tri entre ce qui peut rebondir et ce qui risque de se briser.

Pour les femmes, cette charge mentale est souvent liée à des attentes implicites : anticiper, organiser, planifier pour tout le monde. Que ce soit dans la sphère professionnelle ou personnelle, elles deviennent les « cheffes d’orchestre invisibles ». Chez les managers, cette responsabilité prend une autre forme, avec une pression constante pour veiller au bon fonctionnement de l’équipe, maintenir la productivité et répondre aux exigences de la hiérarchie.

Ce poids est amplifié par des biais cognitifs comme :

  • Le biais de surcharge d’information : vous avez tellement de données à traiter que chaque décision devient un casse-tête.
  • Le biais d’illusion de contrôle : vous pensez que tout dépend de vous, ce qui vous pousse à vouloir superviser chaque détail.
  • Le biais de disponibilité : vous donnez une importance excessive aux problèmes immédiats, au détriment des priorités à long terme.

Pour aller plus loin : retrouvez mon épisode de podcast sur l’illusion de contrôle sur Spotify, Amazon Music et Deezer. 

Sortir du piège de la sur-responsabilité

Prendre conscience de la charge mentale est un premier pas essentiel, mais il faut ensuite agir pour alléger ce fardeau. Voici trois stratégies pragmatiques pour reprendre le contrôle :

  1. Distinguer l’essentiel du superflu
    Toutes les tâches ne méritent pas votre énergie. Inspirez-vous de la matrice d’Eisenhower : classez vos actions en quatre catégories (urgent/important, non urgent/important, urgent/pas important, non urgent/pas important) et concentrez-vous sur l’essentiel. Demandez-vous : « Quelle est la tâche qui aura le plus d’impact si je la réalise aujourd’hui ? »
  2. Oser déléguer avec clarté
    La délégation n’est pas un aveu de faiblesse, c’est un acte de leadership. Pour que cela fonctionne :
    • Identifiez les tâches qui ne nécessitent pas votre expertise directe.
    • Clarifiez vos attentes : « Voici ce que j’attends comme résultat, et pourquoi cela est important. »
    • Restez disponible pour des questions, mais laissez votre équipe prendre des initiatives.
  3. Repenser les réunions et interactions
    Réduisez la charge mentale liée aux échanges professionnels en limitant le nombre et la durée des réunions. Privilégiez des formats plus dynamiques, comme les stand-ups de 15 minutes pour faire un point rapide. Et surtout, préparez les discussions avec des objectifs clairs : « Quelles décisions devons-nous prendre à la fin de cette réunion ? »

Pour aller plus loin : Dans mon article sur le mythe du multitâche féminin, j’explique comment des pratiques comme le recentrage et l’écoute active peuvent vous aider à prioriser vos énergies.

S’accorder du temps pour soi : une nécessité, pas un luxe

Une erreur fréquente, surtout chez les femmes et les managers, est de sacrifier leur propre bien-être au nom des responsabilités. Mais rappelez-vous : vous ne pouvez pas être efficace si vous êtes constamment épuisée.

  1. Prenez des micro-pauses stratégiques : Quelques minutes de recul après une réunion, une courte marche, ou simplement respirer profondément peut suffire pour clarifier vos idées.
  2. Fixez des limites : Apprenez à dire non sans culpabilité. Par exemple : « Je ne peux pas m’occuper de cela aujourd’hui, mais voici une alternative. »
  3. Planifiez du temps pour vous : Ce n’est pas égoïste, c’est essentiel. Bloquez des créneaux dans votre agenda pour vous consacrer à une activité qui vous ressource.

Transformer la charge mentale en opportunité de mieux collaborer

Alléger votre charge mentale ne signifie pas fuir vos responsabilités, mais les partager intelligemment. En délégant, en priorisant et en favorisant des interactions claires, vous créez non seulement un espace pour mieux respirer, mais vous renforcez également la confiance et l’autonomie de ceux qui vous entourent.

EXERCICE PRATIQUE : 
Et si vous faisiez un premier pas dès aujourd’hui ? Prenez cinq minutes pour lister vos tâches actuelles et identifiez celle qui mérite vraiment votre attention. Vous serez surprise de constater que beaucoup d’entre elles peuvent être simplifiées, déléguées ou repoussées.

3. Assumer et maîtriser ses émotions : une force sous-estimée

Vos émotions : ennemies ou alliées ?

Au travail comme dans la vie, les émotions sont parfois perçues comme un frein. Colère, frustration, peur ou même enthousiasme trop marqué : on nous apprend souvent à les réprimer, à les masquer pour donner une image « professionnelle ». Pourtant, nier ses émotions, c’est ignorer des signaux précieux qui influencent nos décisions et nos interactions.

Chez les femmes, le défi est encore plus complexe : exprimer ses émotions est parfois jugé comme un signe de faiblesse, alors que ne pas les montrer peut être perçu comme un manque d’empathie. Les managers, eux, doivent jongler avec des émotions multiples – les leurs et celles de leur équipe – tout en maintenant un climat propice à la collaboration et à la performance.

Et si, plutôt que de les combattre, nous apprenions à les écouter et à les utiliser comme un levier pour mieux agir et mieux interagir ?

Pour aller plus loin : Cette idée de transformer les biais en opportunités est abordée dans mon article sur Se libérer des biais cognitifs : comment vivre l’instant présent.

Le saviez-vous ? 
L’hystérie, aussi appelée “maladie de l’utérus”, a longtemps été diagnostiquée comme une névrose chez des femmes dont les comportements ne correspondaient pas à ce que la société patriarcale attendait d’elles. Il a fallu attendre 1952 pour qu’elle soit officiellement retirée de la classification internationale des maladies en 1952. 

Comprendre vos émotions pour mieux les maîtriser

La maîtrise émotionnelle ne signifie pas ignorer ou réprimer ce que l’on ressent, mais au contraire reconnaître, analyser et canaliser ces ressentis. Voici trois étapes essentielles :

  1. Identifier vos émotions
    Prenez le temps de nommer ce que vous ressentez. Est-ce de la colère ? De l’anxiété ? De l’excitation ? Mettre un mot sur vos émotions vous aide à mieux les comprendre et à éviter qu’elles ne prennent le contrôle.
  2. Analyser leur origine
    Demandez-vous : « Pourquoi est-ce que je ressens cela ? » Par exemple, une frustration lors d’une réunion peut venir d’un sentiment d’être ignoré·e ou de la peur de ne pas être légitime. Comprendre la source de l’émotion permet de mieux y répondre.
  3. Canaliser vos émotions de manière constructive
    Au lieu de réagir impulsivement, prenez quelques secondes pour réfléchir : « Quelle est la meilleure manière d’exprimer ce que je ressens tout en restant aligné·e avec mes valeurs et mes objectifs ? »

Pour aller plus loin : Cette réflexion rejoint celle sur le recentrage évoquée dans mon article sur le leadership présent.

Leadership présent - intelligence émotionnelle

3 exercices pour renforcer la maîtrise émotionnelle

Voici des exercices pratiques, inspirés de tes précédents contenus, mais enrichis pour les adapter au contexte des femmes et des managers, et centrés sur la collaboration et la confiance :

  1. Le cercle de régulation émotionnelle
    Créez un moment dédié avec votre équipe ou vos proches pour partager vos ressentis sans jugement. Par exemple, en réunion, débutez par une question simple : « Comment vous sentez-vous aujourd’hui ? ». Cette pratique développe l’empathie collective et libère les tensions.
  2. La reformulation émotionnelle
    Face à une émotion forte, reformulez ce que vous ressentez sous un angle constructif. Exemple : au lieu de dire « Je suis stressé·e parce que je dois tout gérer », exprimez : « Je ressens une pression importante, mais cela montre aussi que je tiens à ce projet. Voici comment nous pouvons nous organiser pour mieux avancer. »
  3. L’observation collaborative
    Lorsque vous sentez qu’une situation émotionnelle impacte une décision, impliquez votre équipe pour prendre du recul. Posez des questions ouvertes : « Quelles émotions cette situation suscite-t-elle chez vous ? » ou « Quels biais pourraient influencer notre perception ici ? » Cela crée un dialogue productif et renforce la confiance.

Les bénéfices d’un leadership émotionnellement intelligent

En assumant vos émotions, vous envoyez un message fort : celui que l’authenticité et l’humanité ne sont pas des faiblesses, mais des atouts. Cela ne signifie pas tout partager sans filtre, mais choisir ce que vous exprimez pour renforcer la collaboration et la compréhension mutuelle.

Ce type de leadership a des bénéfices directs :

  • Pour vous : Moins de frustration accumulée et une meilleure clarté dans vos décisions.
  • Pour votre équipe : Un climat de confiance où chacun se sent entendu et valorisé.
  • Pour vos relations professionnelles et personnelles : Une communication plus fluide et authentique, qui renforce vos liens avec les autres.

Devenir un meilleur soi-même pour être un meilleur manager

Assumer et maîtriser ses émotions n’est pas une finalité, mais un moyen. Un moyen de mieux comprendre vos propres besoins, de clarifier vos priorités et de bâtir un leadership aligné sur vos valeurs.

Il ne s’agit pas d’être parfaite, mais de s’autoriser à être humaine. En transformant vos émotions en leviers d’action, vous devenez une source d’inspiration pour ceux qui vous entourent.

Conclusion : Vers une liberté d’agir, de penser et de ressentir

Sortir de la spirale du jugement, c’est bien plus qu’un simple exercice de réflexion. C’est un processus qui exige de la prise de conscience, de la lucidité et une réelle volonté de transformation. Dépasser la peur du regard des autres, alléger la charge mentale et assumer ses émotions sont trois leviers puissants pour retrouver une plus grande présenliberté d’action et d’être.

En tant que femme et manager, vous êtes confrontée à des attentes complexes, parfois contradictoires. Mais rappelez-vous : ces injonctions ne définissent pas qui vous êtes. Ce qui compte, c’est la manière dont vous choisissez de naviguer au milieu de ces pressions. En vous reconnectant à vos valeurs, en créant des espaces de confiance et en assumant pleinement vos ressentis, vous devenez non seulement un leader, mais aussi une personne plus alignée et inspirante pour les autres.

Et si nous redéfinissions le succès ?

Nous vivons dans une société où la performance est souvent mesurée par des chiffres, des promotions ou des résultats immédiats. Et si nous redéfinissions ce que signifie vraiment réussir ? Si le succès ne se mesurait pas à ce que les autres pensent de vous, mais à votre capacité à rester fidèle à vous-même tout en atteignant vos objectifs ?

Cette perspective ouvre une voie nouvelle, celle d’un leadership authentique et humain, où chaque pas compte, même les plus petits. Comme je le soulignais dans mon article sur le leadership présent, vivre et agir pleinement dans l’instant est un cadeau que vous vous faites, mais aussi à ceux qui vous entourent.

Faites un premier pas dès aujourd’hui

Voici trois actions concrètes que vous pouvez entreprendre dès maintenant pour amorcer ce changement :

  1. Identifiez une peur qui vous freine. Demandez-vous : « Quel regard des autres m’inquiète et pourquoi ? » Puis, réfléchissez à une petite action qui pourrait vous aider à dépasser cette peur.
  2. Simplifiez votre quotidien. Listez vos tâches et déléguez-en au moins une aujourd’hui, même si cela vous semble inconfortable au départ.
  3. Accueillez vos émotions. Lors d’une prochaine situation tendue, prenez un moment pour nommer ce que vous ressentez et exprimez-le avec clarté et bienveillance.

Quelles sont les situations où le jugement vous bloque ? Quelle action aimeriez-vous tester pour alléger votre charge mentale ou mieux maîtriser vos émotions ? Échangeons dans les commentaires ou sur LinkedIn pour continuer à construire ensemble des outils pratiques et adaptés à vos défis.

Et souvenez-vous : ce n’est pas le regard des autres qui définit votre valeur, mais les choix que vous faites chaque jour pour avancer en accord avec vous-même. Alors, qu’attendez-vous pour faire ce premier pas ?

Le leadership présent : une méthode simple pour les managers

Le leadership présent : une méthode simple pour les managers

Leadership présent : méthode simple pour les nouveaux managers

Introduction : Le Leadership présent, une réponse à l’overthinking et à la surcharge émotionnelle

Dans un contexte professionnel exigeant, les managers doivent sans cesse jongler entre des prises de décisions rapides et une gestion émotionnelle complexe. Ces défis les plongent souvent dans deux pièges classiques : l’overthinking, où l’on s’épuise à analyser au-delà du nécessaire, et la surcharge émotionnelle, qui peut affecter involontairement leurs équipes.

Le leader sera d’autant plus présent qu’il sera passé par une double prise de conscience :

  1. Connaître les biais cognitifs et avoir compris leur caractère égocentré. Ces biais ne jouent ni contre nous, ni contre les autres. Ils reflètent avant tout nos propres peurs et incertitudes.
  2. Intégrer que, pour avancer, clarifier nos intentions et attentes est essentiel. Personne ne peut deviner ce que nous pensons ou que l’autre pense si nous ne l’explicitons pas.

Cet article propose une méthode simple pour les nouveaux managers, axée sur deux piliers essentiels du leadership présent :

  1. Réduire l’overthinking, en comprenant comment lutter contre son propre overthinking et contre les biais qui alourdissent nos décisions. 
  2. Gérer ses émotions, pour éviter les projections inutiles et cultiver des relations authentiques avec ses équipes.

Le leadership présent, c’est l’art d’un alignement personnel et en temps que manager. Un point d’équilibre a trouvé entre clarté, prise de recul et ancrage dans l’instant. C’est cet alignement qui permettra d’agir sereinement face aux défis et d’amener les autres avec soi. En comprenant l’impact des biais cognitifs et en réduisant l’overthinking, cette méthode simple aide les nouveaux managers à naviguer efficacement dans leurs responsabilités.

1. Réduire l’overthinking : une méthode simple pour les nouveaux managers

1.1. Accepter l’incertitude et reconnaître nos biais cognitifs

Les organisations font peser sur les nouveaux managers un poids considérable, rendant indispensable l’adoption d’une méthode simple et efficace pour alléger les prises de décisions. Elles les forcent à penser qu’ils doivent anticiper toutes les éventualités puisqu’ils doivent avoir réponse à tout pour être légitimes. Cette quête de maîtrise totale est alimentée par des biais cognitifs qui amplifient la complexité des décisions :

  • L’illusion de contrôle : Ce biais nous fait croire que plus nous analysons ou anticipons, plus nous maîtrisons les résultats. Pourtant, cette surestimation de notre capacité à influencer des événements génère une analyse excessive et paralyse l’action.
  • Le biais égocentrique : Il nous pousse à croire que nos actions, ou hésitations, ont plus de poids que celles des autres sur les événements. Par ricochet on peut rapidement penser qu’on est au centre des préoccupations des autres. En réalité, chacun agit pour soi et non contre nous, et nos craintes sont souvent des projections inutiles.

Pour adopter un leadership clair et présent, les nouveaux managers doivent apprendre à reconnaître les biais cognitifs qui influencent leurs décisions.

Clé adaptée : Clarifier les formulations implicites

L’article 7 clés pour maîtriser votre communication contre biais et marées met en lumière l’importance de rendre explicites nos intentions et attentes. L’illusion de transparence renforce l’overthinking. En cas d’échec ou de crise, en supposant que nos intentions sont évidentes, nous avons tendance à ressasser les événements pour leur trouver une explication. Nous nous épuisons à chercher une réponse évidente à une situation qui était loin d’être aussi claire qu’on ne le croit pour les autres. 

  • Action : Adoptez une communication explicite. Au lieu de dire « Comme vous le savez », préférez : « Voici les éléments à retenir pour avancer ensemble ».
  • Exemple : Lors du lancement d’un projet, exposez clairement vos priorités, attentes et objectifs. Cela réduit les incertitudes et simplifie les décisions collectives.

1.2. Biais cognitifs : leur impact sur les décisions managériales

Les biais cognitifs liés aux décisions managériales agissent souvent comme des freins invisibles :

  1. L’aversion à la perte : Ce biais nous rend réticents au changement, car nous surestimons la douleur d’une perte par rapport au bénéfice d’un gain potentiel.
    • Exemple : Vous hésitez à adopter une nouvelle méthode de travail, par crainte de perdre l’efficacité perçue de l’actuelle, même si elle est perfectible.
  2. Le biais de statu quo : Ce biais favorise le maintien des habitudes actuelles, par confort ou par peur de l’inconnu.
    • Exemple : Un manager préfère maintenir un outil obsolète plutôt que de gérer le stress d’un changement auprès de son équipe.
  3. Le biais d’attribution fondamentale : Cet autre biais, décrit dans L’article 7 clés pour maîtriser votre communication contre biais et marées, nous amène à interpréter les comportements des autres comme le reflet de leur personnalité, plutôt que d’y voir des facteurs contextuels.
    • Exemple : Vous concluez qu’un collaborateur est désengagé, alors qu’il fait face à une surcharge de travail non identifiée.

Nota : Je cite ces 3 biais mais il y en aurait bien d’autres : biais d’autorité, pensée et effet de groupe. Encore une fois la conscience de leur existence est un levier en soi pour mieux anticiper les besoins et mieux interpréter les conséquences en gardant un maximum de neutralité.

Leader aligné - comprendre les biais cognitifs

Clé adaptée : Cultiver une neutralité constructive face aux biais cognitifs

Reconnaître que les biais cognitifs influencent nos décisions est une première étape. Mais pour véritablement réduire leur impact, il est essentiel d’adopter une posture de neutralité constructive. C’est la clé de cette méthode simple pour les nouveaux managers.

  • Action : Lorsque vous vous sentez freiné dans une décision, demandez-vous :
    • Mes craintes sont-elles basées sur des faits ou des hypothèses ?
    • Est-ce que je privilégie le statu quo pour éviter un inconfort temporaire ?
    • Ai-je clarifié le contexte avant de juger une situation ou une personne ?
  • Exemple : Au lieu de conclure qu’un collaborateur est désengagé parce qu’il n’a pas respecté une échéance, examinez les circonstances :
    • Avait-il toutes les informations nécessaires pour agir ?
    • La charge de travail ou d’autres facteurs externes ont-ils pu jouer un rôle ?

1.3. Techniques pour alléger la prise de décision

1. Recentrer sur les faits présents : Qu’est-ce qui est réellement sous mon contrôle ?

    • Action : Posez-vous trois questions essentielles :
      • Quels sont les faits objectifs disponibles ?
      • Qu’est-ce que je contrôle dans cette situation ?
      • Quelle est la prochaine étape concrète que je peux entreprendre ?
    • Exemple : Lors d’un conflit d’équipe, recentrez la discussion sur les faits observés plutôt que sur les ressentis ou interprétations.

    Cette méthode simple pour les nouveaux managers aide à trancher en se concentrant sur ce qui est réellement sous contrôle.

    2. Limiter les options pour éviter la paralysie décisionnelle

    • Action : Réduisez le choix à deux ou trois alternatives réellement pertinentes. Et écrivez-les pour ne pas les ressasser. Trop d’options, trop longtemps sous-pesées, amplifient l’overthinking.
    • Exemple : Lorsque vous devez choisir un fournisseur, ne conservez que les trois mieux alignés avec vos critères, pour simplifier le processus.

    3. Visualiser les scénarios pour relativiser les peurs

    • Action : Imaginez trois scénarios possibles : le pire, le moyen, et le meilleur. Cette approche aide à atténuer la peur irrationnelle des pertes.
    • Exemple : Avant de lancer une réorganisation, visualisez :
      • Le pire : Quelques résistances initiales.
      • Le moyen : Une adaptation progressive avec des ajustements.
      • Le meilleur : Une amélioration claire des performances et du climat d’équipe.

    4. Fixer des délais pour trancher

    • Action : Établissez un délai clair pour analyser et décider. Cela empêche l’analyse interminable.
    • Exemple : « Je me laisse jusqu’à vendredi pour collecter les informations nécessaires et je trancherai avec ce que j’ai. »

      Autant que possible, intégrer votre équipe dans ces processus de décisions simplifiées ou au moins expliquez leur votre objectif. Plus vous éclairez votre vision et plus vous avez une chance d’être suivi. Oui, il faut expliquer. Oui, il faut presque “vendre” votre action et non pas simplement l’imposer. C’est à ce prix que vous créerez de la confiance à moyen et long terme. C’est la méthode simple que je propose aux nouveaux managers.

      1.4. Adopter une posture alignée : expliciter et simplifier

      Un manager aligné accepte que :

      1. Il n’a pas toutes les réponses et n’a pas besoin de les avoir. Cela permet de lâcher prise sur l’illusion de contrôle et de libérer l’esprit des suppositions inutiles.
      2. La clarté naît de l’explicitation. En exprimant vos intentions et attentes, vous réduisez les malentendus et simplifiez la collaboration.

      Exemple concret :
      Lors d’une réunion stratégique, plutôt que de supposer que chacun comprend vos priorités, dites explicitement : « Voici nos trois objectifs clés. Concentrons nos décisions sur ces priorités pour avancer efficacement. »

      Pour approfondir ces principes, l’article « 7 clés pour maîtriser votre communication fournit des outils utiles pour transformer votre manière de communiquer et clarifier vos intentions.

      Réduire l’overthinking est une première étape pour clarifier votre vision et celle de votre équipe. Mais pour réellement incarner un leadership présent, il est essentiel de gérer vos émotions et d’éviter qu’elles ne se projettent sur vos collaborateurs. Dans la prochaine partie, nous explorerons comment cultiver une intelligence émotionnelle qui favorise des relations authentiques et constructives.

      2. Mieux gérer ses émotions pour un leadership inspirant

      2.1. Reconnaître que vos émotions façonnent votre leadership

      Les émotions, qu’elles soient liées à des tensions personnelles ou à des dynamiques d’équipe, influencent profondément la manière dont vous prenez des décisions et interagissez avec vos collaborateurs. Mal gérées, elles peuvent exacerber nos biais cognitifs et affecter la qualité de vos relations. 

      Non seulement le négatif génère le négatif et le positif génère le positif mais notre cerveau s’appuie aussi sur nos émotions pour savoir quoi mémoriser. L’influence de nos émotions est donc immédiate et à moyen, long terme.

      Parmi les biais émotionnels qui entravent le leadership, deux sont particulièrement pertinents :

      1. L’effet de faux consensus : Ce biais nous pousse à croire que les autres partagent nos opinions, nos perceptions ou nos émotions, même lorsque ce n’est pas le cas.
        • Exemple : « Si ce projet me stresse, il doit aussi stresser mon équipe. Je vais éviter d’en parler davantage. »
        • En réalité, chaque individu perçoit une situation différemment, en fonction de son propre contexte et de ses priorités.
      2. Le biais de complaisance : Ce biais nous amène à attribuer nos succès à nos qualités personnelles, tandis que nos échecs sont imputés à des facteurs externes.
        • Exemple : « Si l’équipe atteint ses objectifs, c’est grâce à ma gestion, mais si elle échoue, c’est dû au manque d’implication des collaborateurs. »
        • Cette posture peut nuire à l’introspection nécessaire pour ajuster ses émotions et comportements.

      Clé adaptée : Reconnaître la diversité des ressentis

      Acceptez que vos collaborateurs n’interprètent pas les situations comme vous. L’effet de faux consensus peut créer des malentendus émotionnels et relationnels.

      • Action : Posez des questions ouvertes pour comprendre les ressentis et points de vue de votre équipe, plutôt que de supposer qu’ils sont alignés sur les vôtres.
      • Exemple : « Comment percevez-vous les changements récents ? Quels sont vos principaux défis à ce stade ? »
      Leadership présent - intelligence émotionnelle

      2.2. Pourquoi chacun a des émotions uniques : un enjeu de construction sociale

      Les émotions ne sont pas universelles. Elles sont façonnées par des expériences individuelles, des valeurs personnelles et des apprentissages sociaux. Ce qui est évident ou problématique pour vous peut ne pas l’être pour vos collaborateurs, et inversement.

      Clé adaptée : Comprendre les constructions émotionnelles

      • Vos collaborateurs réagissent en fonction de leur propre cadre de référence, influencé par leur éducation, leurs expériences et leur environnement professionnel.
      • Action : Reformulez votre perception de leurs émotions ou points de vue pour valider votre compréhension.
      • Exemple : Plutôt que d’interpréter une hésitation comme un désengagement, dites : « J’ai remarqué que vous semblez réservé à propos de cette initiative. Quelles sont vos préoccupations ? »

      2.3. Méthode pour cultiver un leadership émotionnellement intelligent pour les nouveaux managers.

      1. Identifier et nommer vos émotions
        • Action : Prenez quelques instants pour reconnaître ce que vous ressentez et pourquoi. Cela vous aide à ne pas projeter vos émotions sur votre équipe.
        • Exemple : « Je me sens frustré par le retard de ce projet. Est-ce lié à un manque de communication ou à mes propres attentes ? »
      2. Créer un espace sécurisé pour votre équipe
        • Action : Encouragez les membres de votre équipe à exprimer leurs ressentis sans crainte de jugement.
        • Exemple : « Dans notre prochaine réunion, je souhaite que chacun partage les obstacles qu’il rencontre. Cela nous permettra d’identifier ensemble des solutions. »
      3. Adopter une écoute active et reformuler
        • Action : Soyez pleinement présent lorsque quelqu’un partage une émotion ou un ressenti. Reformulez ses propos pour montrer que vous l’avez compris.
        • Exemple : « Si je comprends bien, ce qui vous inquiète, c’est le manque de ressources pour gérer cette tâche. Est-ce exact ? »
      4. Appliquer la règle des trois R : Recul, Réflexion, Réponse
        • Action : Avant de réagir à une situation tendue, appliquez cette méthode :
          • Prenez du recul pour ne pas réagir à chaud.
          • Faites une réflexion rapide sur ce qui influence votre ressenti.
          • Formulez une réponse adaptée et mesurée.
        • Exemple : Lorsqu’un collaborateur critique une décision, évitez de vous sentir attaqué immédiatement. Prenez une pause pour comprendre si cette critique reflète un besoin légitime.

      2.4. Intelligence émotionnelle et alignement dans le leadership présent

      Un leadership émotionnellement intelligent consiste à :

      1. Comprendre vos propres émotions, pour éviter qu’elles ne biaisent vos interactions.
      2. Reconnaître et valider celles des autres, sans jugement ni projection.
      3. Construire des ponts émotionnels, en adaptant votre communication pour répondre aux besoins de votre équipe.

      Exemple concret :
      Lors d’un projet complexe, certains membres de votre équipe peuvent exprimer de l’enthousiasme tandis que d’autres affichent de l’inquiétude. En identifiant et en reformulant ces émotions, vous pouvez ajuster votre accompagnement :

      • « Je comprends que ce projet peut sembler ambitieux. Explorons ensemble comment nous pouvons vous donner plus de visibilité pour avancer en confiance. »

      Gérer vos émotions ne consiste pas à les ignorer ou à les réprimer, mais à les utiliser comme un levier pour cultiver une relation plus équilibrée et constructive avec vos collaborateurs. En développant une intelligence émotionnelle alignée, vous devenez un leader qui inspire confiance, réduit les tensions, et favorise la cohésion.

      Conclusion : adopter un leadership présent : une méthode simple pour les nouveaux managers

      Dans un monde où l’incertitude et la pression sont devenues la norme, le leadership présent n’est pas une simple stratégie : c’est une nécessité. Être un leader aligné signifie cultiver une clarté intérieure et une posture ancrée dans l’instant, pour mieux guider et inspirer ceux qui nous entourent.

      Cette démarche repose sur deux piliers essentiels :

      1. Réduire l’overthinking, en reconnaissant et en désamorçant les biais cognitifs qui alourdissent nos décisions, et en nous concentrant sur ce que nous contrôlons ici et maintenant.
      2. Gérer ses émotions, en acceptant leur influence sur nos actions, en comprenant celles des autres, et en construisant une communication authentique et explicite.

      Un enjeu de don de soi

      Être aligné et présent ne signifie pas être parfait ou tout maîtriser. Cela signifie, au contraire, lâcher prise sur l’illusion de contrôle, pour se recentrer sur l’essentiel et libérer son esprit des suppositions inutiles. Ce n’est qu’en étant véritablement disponible pour soi-même que l’on peut se consacrer pleinement aux autres.

      Un leader présent n’agit pas pour lui-même, mais pour son équipe. En clarifiant ses intentions, en posant les bases d’une relation de confiance et en s’ouvrant aux perspectives de chacun, il incarne un leadership accessible, humain et efficient.

      Le leadership aligné, c’est :

      • La capacité à simplifier les situations complexes et à prendre des décisions éclairées.
      • L’art de construire des relations sincères où chacun se sent compris et soutenu.
      • La force d’avancer avec sérénité, tout en inspirant les autres à avancer avec vous.

      En adoptant ce modèle, vous devenez plus qu’un leader. Vous devenez un guide capable d’amener votre équipe à surmonter les défis avec clarté et confiance. Et n’est-ce pas là l’essence même d’un leadership véritablement efficient ?

      Autre source utile :

      Se libérer des biais cognitifs : comment vivre l’instant présent

      Se libérer des biais cognitifs : comment vivre l’instant présent

      Se libérer des biais cognitifs pour vivre pleinement l'instant présent

      Introduction : Se libérer des biais cognitifs pour vivre pleinement

      Dans un monde où l’urgence et la performance dictent nos vies, il est facile de perdre de vue l’essentiel : le moment présent. Nous courons, planifions, ressassons, à tel point que « être » devient un luxe que peu d’entre nous s’accordent. Mais pourquoi est-il si difficile de ralentir et de savourer l’instant ? La réponse réside en grande partie dans nos biais cognitifs. Savoir se libérer des biais cognitifs pour vivre pleinement l’instant présent devient essentiel. 

      Les biais, ces mécanismes inconscients, façonnent notre perception du temps, nous poussant à revisiter sans cesse un passé idéalisé ou à anticiper un futur incertain. Résultat : nous nous éloignons de ce qui se passe ici et maintenant.

      Dans cet article, je vous invite à comprendre comment ces biais influencent nos pensées, nos émotions, et même notre rapport à nous-mêmes. Comment se libérer des biais cognitifs pour vivre pleinement l’instant présent. Ensemble, nous explorerons :

      • Pourquoi nos biais cognitifs nous emprisonnent dans le passé ou l’avenir.
      • Comment transformer ces mécanismes pour vous reconnecter à l’instant présent et à votre véritable identité.

      Apprenez à reconnaître ces pièges mentaux, et découvrez des stratégies concrètes pour rééquilibrer votre esprit. Parce qu’au-delà de la quête de performance, il y a l’art de simplement vivre. 🌟

      1. Comprendre l’impact des biais cognitifs sur notre perception du temps

      1.1. Pourquoi les biais cognitifs nous empêchent de vivre pleinement  l’instant présent ?

      Nos pensées, souvent coincées entre le passé et l’avenir, rendent difficile notre ancrage dans le moment présent. Ces aller-retours mentaux ne sont pas anodins : ils sont amplifiés par des biais cognitifs qui influencent subtilement notre perception du temps et nous emprisonnent dans des schémas répétitifs. Pour se libérer des biais cognitifs et vivre pleinement l’instant présent, voici les principaux biais en jeu :

      • Le biais régressif
        Ce biais nous pousse à voir le passé comme meilleur ou pire qu’il ne l’était réellement. Par exemple, nous idéalisons « le bon vieux temps » en oubliant les défis de l’époque, ou nous exagérons des événements douloureux en ignorant les aspects positifs. Ce phénomène crée une déconnexion avec le présent, que nous percevons souvent comme moins satisfaisant.
      • Le faux souvenir
        Contrairement à ce que l’on pourrait croire, notre mémoire n’est pas un enregistrement exact de nos expériences. Elle est influencée par nos émotions, nos croyances et nos attentes. Le faux souvenir consiste à reconstruire le passé de manière déformée, ajoutant des détails fictifs ou modifiant les faits réels. Ce biais peut renforcer des regrets ou des doutes, alimentant une vision erronée de nous-mêmes et des événements passés.
      • Le biais rétrospectif
        Une fois qu’un événement s’est produit, il est facile de penser qu’il était « prévisible ». Ce biais nous pousse à croire que nous aurions dû savoir, mieux anticiper ou agir différemment. Ce sentiment d’évidence a posteriori alimente la culpabilité et la rumination, rendant difficile l’acceptation de nos choix passés.

      Vous l’avez compris, ces biais cognitifs sont variés. Savoir s’en libérer pour vivre pleinement l’instant présent est donc essentiel. 

      1.2. Comment rester dans le moment présent grâce à une meilleure compréhension de ces mécanismes ?

      La première étape pour se libérer de ces biais est de reconnaître leur influence sur notre perception du temps. En prenant du recul, nous pouvons apprendre à les neutraliser et à rétablir un lien authentique avec le moment présent. Voici quelques stratégies pratiques :

      1. Prendre conscience des biais

      • Posez-vous cette question lorsque vous repensez à un souvenir : « Suis-je en train d’interpréter ou de me souvenir ? »
      • Adoptez une attitude d’enquêteur : cherchez des indices ou des témoignages qui peuvent valider ou infirmer vos souvenirs.

      2. Adapter une perspective équilibrée

      • Face à un souvenir agréable idéalisé (biais régressif), essayez de rappeler également les défis ou les moments moins agréables de cette époque. Cela vous aidera à relativiser et à ne pas dénigrer votre présent.
      • Si vous êtes hanté par un faux souvenir ou un biais rétrospectif, remettez en contexte les choix faits à l’époque. Rappelez-vous que vous avez agi avec les informations et les ressources disponibles à ce moment-là.

      3. Pratique des rituels d’ancrage

      • Utilisez des techniques de pleine conscience pour revenir dans le présent. Par exemple, concentrez-vous sur votre respiration, observez les sons autour de vous ou décrivez mentalement les sensations que vous ressentez.
      • Exprimez de la gratitude pour les éléments positifs de votre vie actuelle. Tenez un journal où vous listez chaque jour trois choses qui vous ont apporté de la joie ou de la satisfaction.

      4. Réapprendre à savourer le moment présent

      • Engagez-vous pleinement dans les petites actions du quotidien. Prenez le temps de savourer un repas, de marcher dans la nature ou de parler à un proche sans distraction.
      • Faites un effort conscient pour limiter les pensées liées au passé ou à l’avenir lorsque vous vous sentez submergé. Revenez au moment présent en utilisant des rappels simples comme : « Qu’est-ce qui me procure de la satisfaction ici et maintenant ? »

      1.3. Résultat attendu

      En comprenant l’impact des biais sur notre perception du temps, vous serez mieux équipé pour repérer ces mécanismes lorsqu’ils surviennent. À terme, vous apprendrez à les désamorcer pour vous ancrer dans une réalité plus équilibrée et plus satisfaisante. 🌟

      Dans la prochaine section, nous explorerons comment ces biais cognitifs affectent notre rapport à nous-mêmes et comment s’en libérer pour se reconnecter profondément à notre identité et vivre pleinement l’instant présent.

      2. Déjouer les biais cognitifs pour mieux se reconnecter à soi

      2.1. Comment certains biais nous déconnectent de nous-mêmes ?

      Nos pensées, émotions et comportements sont façonnés par des biais cognitifs qui filtrent la réalité. Ces mécanismes, bien qu’automatiques, peuvent créer un décalage entre notre ressenti profond et ce que nous percevons de nous-mêmes. Voici trois biais majeurs qui contribuent à cette déconnexion :

      • Le biais de négativité
        Ce biais nous amène à accorder plus de poids aux expériences négatives qu’aux positives. Une critique lors d’une réunion peut éclipser les nombreux compliments reçus le même jour. Résultat : vous focalisez sur vos échecs, amplifiant un sentiment d’insuffisance ou d’échec personnel, même si la réalité est bien plus équilibrée.
      • Le biais d’attribution
        Nous avons tendance à attribuer nos réussites à des facteurs externes (la chance, l’aide des autres) et nos échecs à des insuffisances personnelles. Par exemple : « Ce projet a fonctionné grâce aux circonstances, pas grâce à mes compétences. » Ce biais renforce une faible estime de soi, empêchant de reconnaître pleinement vos forces et vos talents.
      • Le biais de projection
        Ce biais nous pousse à croire que les autres partagent nos jugements ou ressentis. Si vous estimez avoir mal performé lors d’une présentation, vous supposez que tout le monde pense la même chose. Cette tendance alimente une autocritique sévère et vous coupe des retours bienveillants et objectifs que vous pourriez recevoir.

      2.2. Stratégies pour déjouer ces biais et se reconnecter à soi

      1. Reconnaître et neutraliser le biais de négativité

      • Pratiquez la gratitude consciente : Chaque soir, notez trois moments positifs de la journée, même minimes. Cela vous aide à rééquilibrer votre perception et à valoriser les aspects positifs de votre quotidien.
      • Reformulez les critiques : Lorsqu’une remarque négative vous affecte, demandez-vous ce qu’elle vous enseigne plutôt que de la laisser renforcer un sentiment d’échec. Transformez-la en opportunité d’apprentissage.

      2. Dépasser le biais d’attribution pour renforcer l’estime de soi

      • Célébrez vos réussites : Prenez le temps de lister les actions spécifiques qui ont conduit à un succès. Par exemple : « J’ai bien préparé cette présentation, j’ai répondu avec clarté et j’ai captivé mon audience. »
      • Analysez les échecs objectivement : Faites la part des choses entre les facteurs internes et externes. Au lieu de vous culpabiliser, identifiez ce que vous pouvez améliorer et ce qui était hors de votre contrôle.

      3. Désamorcer le biais de projection pour apaiser l’autocritique

      • Demandez des retours directs : Plutôt que de supposer ce que les autres pensent de vous, posez-leur la question. Vous serez souvent surpris de la bienveillance de leurs réponses.
      • Pratiquez l’acceptation des imperfections : Rappelez-vous que tout le monde fait des erreurs. Vos jugements internes ne reflètent pas nécessairement la réalité. Apprenez à accueillir vos failles comme des opportunités de croissance.

      4. Créer un dialogue bienveillant avec soi-même

      • Parlez à vous-même comme à un ami : Lorsqu’une pensée critique surgit, demandez-vous : « Dirais-je cela à un proche dans la même situation ? » Probablement pas. Remplacez ces pensées par des mots encourageants et compatissants.
      • Visualisez vos forces : Prenez quelques instants chaque jour pour vous rappeler vos qualités et vos accomplissements. Cela nourrit une image positive et réaliste de vous-même.

      5. Ancrer ces stratégies dans la pratique quotidienne

      • Engagez-vous dans des activités qui vous reconnectent à vous-même : écriture, méditation, ou promenades en pleine nature. Ces moments de pause aident à recentrer votre attention sur votre ressenti et vos besoins.
      • Faites preuve de patience : Déjouer ces biais prend du temps. Considérez chaque progrès, même minime, comme une victoire sur le chemin de la reconnexion à soi.

      2.3. Résultat attendu

      En appliquant ces stratégies, vous pourrez réduire l’impact de ces biais cognitifs et commencer à voir une version plus authentique et bienveillante de vous-même. La reconnexion à soi ne passe pas par une élimination des biais, mais par une compréhension et une transformation de leur influence en outils de croissance personnelle. 🌟

      Conclusion : Vers une vie plus alignée avec soi-même

      Les biais cognitifs, ces filtres inconscients qui colorent nos pensées, nos décisions et nos perceptions, sont une part inévitable de notre humanité. Ils ne sont ni bons ni mauvais en soi, mais leur influence peut nous éloigner de l’instant présent et de notre véritable essence. En les comprenant et en apprenant à les déjouer, nous pouvons transformer ces mécanismes souvent limitants en leviers de croissance personnelle. Apprivoiser les biais cognitifs est une clé essentielle pour vivre pleinement l’instant présent.

      Une invitation à vivre dans le moment présent

      Se libérer de l’emprise des biais cognitifs ne signifie pas les effacer ou les combattre, mais plutôt les apprivoiser. C’est en les identifiant et en rééquilibrant leur influence que nous pouvons vivre pleinement l’instant présent. Apprendre à être, tout simplement, sans céder à la pression incessante de devoir faire ou prouver quelque chose.

      Ce processus demande du temps, de la patience et beaucoup de bienveillance envers soi-même. Mais les bénéfices sont immenses : une meilleure relation avec soi, une capacité accrue à apprécier ce qui est, ici et maintenant, et une ouverture à des choix plus alignés avec nos aspirations profondes.

      Une dernière réflexion

      Et si vous faisiez aujourd’hui un premier pas ? Prenez quelques minutes pour identifier un biais qui influence votre perception. Interrogez-le, questionnez son origine et son impact sur vous. Ensuite, recentrez-vous sur une chose positive ou apaisante dans l’instant présent. Ce petit geste peut être le début d’une grande transformation.

      En apprivoisant vos biais cognitifs, vous ne devenez pas une version parfaite de vous-même – mais une version plus consciente, plus alignée, et plus humaine. 🌟

      👉 Avez-vous repéré ces biais dans votre quotidien ? Partagez votre expérience en commentaire !

      En savoir plus : 

      Le mythe du multitâche féminin

      Le mythe du multitâche féminin

      Mythe du multitâche féminin _ 1

      Introduction : “Tu sais faire tellement de choses, je ne sais plus quoi te faire faire”

      Les stéréotypes ont une manière insidieuse de s’habiller en compliments. Parmi eux, le mythe du multitâche féminin dissimule des attentes injustes et des pressions insidieuses. Nous sommes : cette virtuose capable de jongler entre réunions, devoirs des enfants et dîners improvisés, sans faillir. 🎭

      Mais ce prétendu hommage est à double tranchant. Sous couvert de flatterie, il devient une excuse pour surcharger les femmes, au travail comme à la maison, tout en perpétuant des rôles genrés rigides. C’est un peu comme recevoir un trophée en plomb : flatteur en apparence, mais bien lourd à porter.

      J’ai moi-même été enfermée dans ce stéréotype. Un jour, mon supérieur m’a lancé, en guise de « reconnaissance » : « Tu sais faire tellement de choses, je ne sais plus quoi te faire faire. » Ce même jour, une promotion que j’espérais tant me passait sous le nez. J’étais championne toute catégorie du multitâche, fière de l’être… et pourtant, si fatiguée.

      Et le pire ? Cette croyance repose sur des bases scientifiques fragiles, souvent déformées pour conforter des normes sociales plutôt que pour refléter la réalité. En y croyant, on oublie l’essentiel : ce que cela coûte aux femmes et comment cela façonne nos attentes, parfois sans même que nous en soyons conscients.

      Et si nous arrêtions de mesurer la valeur des femmes à leur capacité à tout faire, tout le temps ? Dans cet article, déconstruisons ce mythe et explorons des alternatives pour valoriser les talents sans les enfermer dans des cases.

      Partie 1. Le mythe du multitâche féminin : une illusion qui enferme

      1. Pourquoi cette croyance est un problème

      1.1. Un stéréotype qui enferme

      • Ce que l’on dit : « Les femmes sont multitâches, elles gèrent tout mieux. »
      • Ce que cela cache : Une justification sournoise pour perpétuer les rôles genrés et alourdir leur charge.

      Dans les foyers comme dans les bureaux, ce mythe du multitâche féminin dicte aux femmes qu’elles doivent jongler avec une infinité de responsabilités sans jamais faillir. Mais à quel prix ? Leur bien-être et leur équilibre personnel sont les premières victimes de cette logique implacable. Ce « compliment », fruit d’un biais de genre, devient une injonction silencieuse, les enfermant dans une spirale de perfectionnisme et d’épuisement.

      1.2. Un argument pour en demander toujours plus 

      Ce mythe sert d’alibi parfait : « Elle s’en sort si bien, pourquoi ne pas lui confier cette tâche supplémentaire ? » Si vous êtes une femme, vous avez sûrement vécu ce moment où l’on vous attribue une mission supplémentaire — un projet, un anniversaire à organiser, un dîner à préparer — sous prétexte que vous gérez tout avec brio. En réalité, ce surplus de travail repose sur une croyance qui légitime une inégalité criante dans la répartition des tâches.

      2. Une base scientifique fragile

      La science, souvent invoquée pour justifier cette supériorité multitâche des femmes, est loin d’être aussi tranchée qu’on le croit.Ce que nous appelons le mythe multitâche féminin ne reflète pas une compétence biologique, mais une construction sociale aux effets néfastes

      2.1. Aucune preuve biologique solide 

      Les études neuropsychologiques les plus rigoureuses ne trouvent aucune différence biologique claire entre hommes et femmes dans leur capacité à gérer plusieurs tâches simultanément. Ce qui est interprété comme une « compétence féminine » découle en réalité d’un entraînement social : les femmes sont plus souvent placées dans des situations où elles doivent gérer plusieurs responsabilités.

      2.2. Une illusion entretenue par les normes sociales 

      Le biais d’attribution joue un rôle clé ici : les femmes réussissent souvent à jongler entre plusieurs tâches non pas parce qu’elles sont biologiquement programmées pour cela, mais parce qu’elles n’ont pas le choix. Ce « succès apparent » est le fruit d’une pression sociale constante, qui transforme leur résilience en une « compétence naturelle ».

      🔍 Étude clé : Une recherche publiée dans PLOS ONE en 2019 démontre que les hommes et les femmes subissent la même baisse d’efficacité cognitive lorsqu’ils tentent de gérer plusieurs tâches simultanément. Le multitâche n’est donc pas une compétence innée, mais une surcharge qui affecte tout le monde de manière comparable.

      3. Ce que disent les données réelles

      Il est important de déconstruire le mythe du multitâche féminin grâce aux données scientifiques. Il est aussi intéressant d’ajouter que c’est même les performances du multitâche en général qui sont de plus en plus remises en cause. 

      3.1. Les différences sont situationnelles, pas biologiques 

      Les variations perçues dans la capacité à être multitâche ne sont pas des différences innées, mais des réponses à des contextes spécifiques. Le mythe du multitâche féminin tient donc plus du fait que les femmes, davantage exposées aux rôles multiples (professionnel, domestique, émotionnel). Elles ont donc développé des stratégies d’adaptation. Cela ne signifie pas qu’elles sont biologiquement mieux équipées pour ce type de gestion.

      3.2. Des conséquences néfastes pour tous

      • Le multitâche, en général, est une mauvaise idée pour n’importe quel cerveau. Il augmente les erreurs, diminue l’efficacité et génère un stress inutile.
      • Pour les femmes, l’impact est aggravé par la charge mentale supplémentaire que ce stéréotype impose : le travail invisible (suivi des rendez-vous, gestion des conflits, anticipations) alourdit leur quotidien.

      🔍 Étude clé : Le multitâche peut avoir un effet négatif sur notre cerveau et notre productivité. Une étude du Bryan College qui a découvert que le multitâche coûte 450 millions de dollars aux entreprises dans le monde. Le QI diminue de 15 points à cause du multitâche pendant les activités cognitives.

      En conclusion de cette première partie

      Le mythe de la femme multitâche est une illusion savamment entretenue qui, sous couvert de compliments, cache des attentes inégalitaires et des pressions insidieuses. Il n’est pas seulement faux ; il est nocif. Les données scientifiques, bien loin de conforter cette idée, montrent que le multitâche est une pratique contre-productive pour tout cerveau humain.

      mythe du multitâche féminin _ 2

      Partie 2. Ce que les études et la réalité révèlent point par point

      1. Une illusion créée par les rôles genrés

      • Pourquoi cette idée persiste
        Les attentes sociales ont historiquement assigné aux femmes une double (ou triple) journée : travail, gestion domestique, et charge émotionnelle. Dans ce contexte, jongler entre plusieurs responsabilités n’est pas une compétence, mais une nécessité.
      • Ce que cela engendre
        Les femmes sont félicitées pour leur « efficacité multitâche », mais cette reconnaissance ne s’accompagne pas d’un allègement des responsabilités. Au contraire, elle justifie souvent de leur en demander davantage.

      🔍 Exemple réel : Une enquête de l’INSEE révèle que les femmes en couple effectuent en moyenne 65 % des tâches domestiques, même lorsqu’elles travaillent à temps plein. Ce déséquilibre repose sur l’idée qu’elles sont « mieux équipées » pour gérer ces charges.

      2. Les limites cognitives du multitâche

      • Ce que dit la science
        Le cerveau humain, indépendamment du genre, n’est pas conçu pour gérer plusieurs tâches simultanément de manière efficace. Lorsqu’il passe rapidement d’une tâche à l’autre, il perd du temps et de l’énergie dans ce que les neuroscientifiques appellent le « coût du changement de tâche ».
      • Les conséquences du multitâche
        • Diminution de la qualité du travail : Les erreurs sont plus fréquentes.
        • Augmentation du stress : Le multitâche sur-sollicite le système cognitif et génère de la fatigue mentale.
        • Impact sur la santé mentale : Les femmes, exposées à des attentes élevées de multitâche, sont particulièrement sujettes à la surcharge mentale et à l’épuisement.

      🔍 Étude clé : Le fait de mener plusieurs tâches décisives en parallèle fait chuter votre performance globale de 20 à 50% tout en allongeant le temps de réalisation de 30% à 200% et en multipliant le nombre d’erreurs réalisées.

      3. Les conséquences néfastes de ce stéréotype

      • Une charge mentale accrue
        La charge mentale ne se limite pas à exécuter des tâches : c’est l’effort constant pour planifier, organiser et anticiper. Les femmes se sentent souvent responsables de « penser à tout« , un fardeau invisible mais écrasant.
      • Une justification de l’injustice
        L’idée que les femmes sont « naturellement multitâches » devient une excuse pour perpétuer des inégalités à la maison et au travail. Pourquoi répartir équitablement les tâches si elles « s’en sortent mieux » ?

      🔍 Exemple concret : Une étude menée par Harvard Business Review (2020) a montré que les femmes managers étaient systématiquement perçues comme plus « capables » de gérer des situations chaotiques. C’est aussi présenté comme le phénomène de la Falaise de Verre. Cela les expose à plus de responsabilités émotionnelles sans progression équitable dans leur carrière.

      4. La confusion entre compétence et nécessité

      • Un cercle vicieux
        Les femmes ne sont pas multitâches par choix, mais parce qu’elles y sont contraintes. La répétition de ces situations leur permet de développer des stratégies d’adaptation, mais cela ne signifie pas que cette pression soit souhaitable ou soutenable.
      • Un coût émotionnel caché
        Cette « compétence » forcée entraîne souvent une fatigue émotionnelle et physique. Ce n’est pas un signe de supériorité, mais un appel à une répartition plus équitable des charges.

      🔍 Exemple concret : Dans une expérience menée par l’Université de Zurich (2020), hommes et femmes soumis aux mêmes charges multitâches ont montré des niveaux similaires de stress et de baisse de performance, soulignant que le genre n’est pas un facteur déterminant.

      En conclusion de cette partie

      Le multitâche n’est pas une compétence naturelle mais une réponse à des pressions sociétales déséquilibrées. Les femmes réussissent souvent dans cet exercice parce qu’elles n’ont pas le choix, mais cela ne justifie en rien de perpétuer cette injustice. Les données montrent clairement que tout cerveau humain, homme ou femme, est plus efficace et plus heureux lorsqu’il est libéré de la surcharge du multitâche.

      Partie 3. Abandonner le mythe du multitâche féminin : un appel à l’équilibre

      Après avoir déconstruit le mythe du multitâche, il est essentiel de proposer une alternative constructive. Abandonner l’idée que le multitâche est une force ou un critère de performance ne signifie pas faire moins, mais faire différemment. Voici quelques pistes concrètes pour un changement positif et équitable.

      1. Redistribuer équitablement les responsabilités

      • Sortir du « c’est plus facile si elle le fait »
        Ce raisonnement perpétue la charge mentale sur les femmes. À la maison comme au travail, une répartition équitable des tâches repose sur une communication claire et sur le refus des automatismes genrés.
      • Mettre en place des outils d’organisation collective
        Plutôt que de tout confier à une seule personne, intégrer des outils comme des plannings partagés, des réunions d’organisation, ou des applications collaboratives pour répartir équitablement les responsabilités.

      2. Réduire la charge mentale pour tous

      • Former à reconnaître et répartir la charge mentale
        Beaucoup de personnes ne réalisent même pas qu’elles imposent cette charge aux autres. Sensibiliser sur ce sujet, à travers des ateliers ou des formations, peut changer les comportements.
      • Simplifier les processus
        Au travail, réduire les attentes de multitâche en adoptant des environnements simplifiés et des priorités claires. À la maison, clarifier qui fait quoi et s’y tenir.

      🛠 Outil pratique : L’utilisation de la matrice d’Eisenhower peut aider à distinguer ce qui est urgent et important de ce qui peut être délégué ou ignoré. 

      Matrice D'einsehower

      3. Valoriser le monotâche comme compétence clé

      • Changer la culture du « toujours plus »
        Encourager des environnements où la concentration et la qualité priment sur la quantité ou la vitesse. Montrer que se concentrer sur une tâche à la fois conduit à de meilleurs résultats.
      • Former à la pleine conscience dans l’action
        Le monotâche, combiné à des pratiques comme la pleine conscience, peut réduire le stress et améliorer la satisfaction dans le travail et la vie quotidienne.

      🛠 Exemple pratique : Google a intégré des séances de mindfulness dans certaines équipes. Ils ont constaté une réduction de 32 % du stress chez les participants, ainsi qu’une augmentation significative de leur capacité à se concentrer.

      En conclusion : Mettre fin au mythe du multitâche féminin, c’est accepter que cette pression constante n’a rien de naturel.

      L’abandon du multitâche comme objectif de performance est une libération, non seulement pour les femmes, mais pour tous. Redistribuer les responsabilités, réduire la charge mentale, et valoriser le monotâche créent des environnements plus justes et plus efficaces. Ce n’est pas une question de faire moins, mais de faire mieux, ensemble.

      Déconstruire le mythe du multitâche féminin ne signifie pas diminuer les femmes, mais au contraire reconnaître que la pression qu’elles subissent est injuste et évitable. La valorisation d’un leadership inclusif, basé sur des responsabilités partagées et une gestion réfléchie des priorités, profite à tout le monde.

      Alors, que diriez-vous de laisser le multitâche au passé et de construire un présent plus équilibré, où chacun peut briller sans être surchargé ? 🌟

      Biais cognitifs: vers un monde vraiment inclusif

      Biais cognitifs: vers un monde vraiment inclusif

      Biais cognitifs et monde inclusif

      Je vous propose un premier bilan de mes mois de travail. Cet article est une pause personnelle qui, je l’espère, vous inspirera en cette fin d’année ! Bonne lecture !

      Biais cognitifs et inclusion : pourquoi ces questions résonnent profondément dans mon parcours

      Lorsque j’ai commencé mon exploration sur les biais cognitifs, c’était comme soulever un voile sur des mécanismes inconscients qui façonnent nos comportements au quotidien. Ces réflexions m’ont conduite à une prise de conscience : les biais cognitifs, loin d’être de simples obstacles, sont aussi le miroir de nos émotions, de nos expériences, et de nos imperfections.

      Dans mon parcours professionnel, à la croisée des chemins entre leadership stratégique, intelligence relationnelle, et innovation, j’ai souvent observé comment ces biais influencent nos interactions personnelles et professionnelles. Mais j’ai aussi constaté leur impact profond sur la quête d’un monde inclusif, où chaque individu pourrait s’épanouir sans être enfermé dans des stéréotypes ou des jugements limitants.

      Pendant plus de vingt ans, j’ai occupé des postes stratégiques et managériaux dans de grandes entreprises, pilotant des équipes, des projets et des transformations. Ces expériences m’ont appris à repérer les biais organisationnels et humains qui influencent les décisions collectives et stratégiques. Mais c’est dans mon propre cheminement, en tant que femme, mère et professionnelle, que ces biais ont pris une autre dimension. Ils ne sont plus seulement des mécanismes à éviter ou à contourner, mais des fenêtres ouvertes sur nos émotions les plus profondes.

      Biais cognitifs et inclusion : embrasser nos différences pour bâtir un monde meilleur

      Le sujet des biais cognitifs est souvent abordé sous l’angle de leurs limites : comment ils freinent nos décisions rationnelles, alimentent les stéréotypes, et compliquent nos relations interpersonnelles. Pourtant, leur rôle est bien plus complexe et nuancé. Ces mécanismes sont aussi le reflet de nos expériences humaines les plus profondes. Ils nous rappellent que nous sommes des êtres imparfaits, mais profondément connectés les uns aux autres.

      Dans ce cadre, bâtir un monde inclusif ne signifie pas effacer ces biais. Cela implique plutôt de les reconnaître, de les comprendre, et de les transformer en leviers. Cela permet d’encourager une meilleure collaboration et une véritable inclusion. Ce voyage m’a été inspiré par mes expériences, mais aussi par mes fils, qui incarnent la prochaine génération et m’amènent à imaginer un avenir plus juste.

      C’est ainsi qu’est née cette lettre à un monde imaginaire sans biais cognitifs. Un exercice personnel et professionnel qui fait écho à mes engagements, mes valeurs et mes aspirations.

      Lettre à un monde sans biais cognitifs : un éloge de l’humanité

      « Chère humanité de demain,

      Dans ce monde sans biais cognitifs où vous vivez, je vous imagine pleinement libres et égaux, exempts des jugements rapides et des stéréotypes inconscients qui freinaient tant d’initiatives autrefois. Vous ne vous définissez plus par des cases ou des rôles imposés, mais par vos aspirations profondes.

      Pourtant, permettez-moi de vous offrir une perspective depuis notre époque imparfaite. Nos biais cognitifs étaient bien plus qu’un frein : ils étaient aussi une expression de nos émotions et de notre humanité. Ils révélaient nos peurs, nos espoirs, et nos imperfections, et ils rendaient nos interactions riches et authentiques, même si elles étaient parfois maladroites.

      À toi, monde sans biais, tu es l’idéal que beaucoup rêvent d’atteindre. Un monde où les jugements sont toujours justes, où les décisions sont rationnelles, où l’égalité est une réalité indiscutable. Mais en te contemplant, je me demande : que resterait-il de notre humanité si tous les biais disparaissaient ?

      Nos biais sont des filtres déformants, mais ils sont aussi les reflets de nos émotions. Ils révèlent nos peurs, nos espoirs, nos intuitions. C’est par eux que nous tissons nos histoires, parfois erronées, mais profondément humaines. Sans eux, nos vies seraient peut-être plus justes, mais seraient-elles encore aussi vibrantes ?

      Que deviendraient nos discussions animées, celles où nos désaccords font naître des idées nouvelles ? Nos amours pourraient-elles toujours être faite d’imperfections acceptées ou transcendées ? Que deviendraient ces moments où l’on se trompe, mais où l’on apprend, où l’on s’élève ?

      Tes habitants, dépourvus de biais, ne ressentent peut-être plus la frustration, mais connaissent-ils encore l’émerveillement d’un changement de perspective ? Ils ne jugent plus, mais peuvent-ils encore s’émouvoir ?

      Je te fais cet éloge des imperfections humaines. Je célèbre nos biais parce qu’ils sont les marqueurs de nos émotions les plus profondes, celles qui donnent un sens à nos réussites, à nos relations, à nos vies.

      Alors, toi, monde sans biais, reste une utopie. Car si je suis convaincue qu’il faut les comprendre et les maîtriser, je suis aussi convaincue qu’il faut les embrasser, comme on embrasse la complexité de notre condition.

      Avec toutes mes imperfections,

      Sophie« 

      Mon bilan : biais cognitifs et inclusion au cœur de nos transformations personnelles et collectives

      Aujourd’hui je m’arrête un instant pour réfléchir à mes premiers mois de travail sur ces thématiques. Je réalise à quel point le lien entre biais cognitifs et inclusion est fondamental. Chaque prise de conscience, chaque conversation, chaque apprentissage me pousse à réévaluer mes choix et mes actions.

      Cette lettre est une invitation à réfléchir autrement à nos biais cognitifs. Et si, plutôt que de chercher à les éradiquer, nous apprenions à les reconnaître et à en tirer des enseignements ? Elle incarne aussi le bilan de ces premiers mois de réflexion : un mélange de découvertes, d’introspection et d’échanges enrichissants.

      Les biais cognitifs nous enseignent que nous sommes imparfaits, mais perfectibles. Ils nous rappellent que pour bâtir un monde inclusif, il ne s’agit pas d’effacer ces biais. Mais il faut les comprendre, les désamorcer, et les transcender.

      Je vous invite à partager vos propres expériences. Quels biais avez-vous identifiés dans votre quotidien ? Comment influencent-ils vos choix personnels et professionnels ? Ensemble, en embrassant nos imperfections et nos différences, nous pouvons réellement bâtir un monde plus inclusif et plus humain.

      Plus j’avance et plus je crois fermement que nos biais, loin d’être des défauts à corriger, sont des éclats de notre humanité à comprendre et à sublimer. Ensemble, continuons ce chemin de questionnements, pour apprendre, grandir et bâtir des mondes où nos imperfections deviennent des forces.

      Conclusion : Pour aller plus loin

      Si cet article a résonné en vous, voici quelques pistes pour approfondir :

      • Découvrez les concepts clés de l’intelligence relationnelle et du management inclusif.
      • Participez à des ateliers sur les biais cognitifs et leur impact sur nos décisions.
      • Rejoignez la conversation sur LinkedIn : partagez vos idées, vos expériences et vos perspectives.

      À vous maintenant : Quels sont les biais qui illuminent ou obscurcissent votre quotidien ?

      Intelligence relationnelle et management inclusif

      Intelligence relationnelle et management inclusif

      Les biais cognitifs, obstacle à la diversité en entreprise (#2)

      Dans la première partie du résumé du livre de Laurent Depond, on peut observer en quoi les biais cognitifs nuisent directement à la diversité en entreprise. Dans cette seconde partie, nous approfondirons les concepts abordés dans le livre de Laurent Depond.

      Nous verrons comment nos fonctionnements cérébraux peuvent freiner l’inclusion et la diversité, mais aussi comment les organisations peuvent mettre en place des solutions adaptées grâce à l’intelligence relationnelle et au management inclusif.

      Partie 2 : Prendre conscience de nos “fonctionnements humains” (suite)

      Chapitre 4 : L’approche neurocognitive et comportementale 

      La compréhension de nos comportements au travers de la construction de notre cerveau permet de mieux comprendre nos comportements naturels. 

      Notre cerveau fonctionnent selon deux modalités : 

      • un système rapide qui utilise des routines de pensée préétablie : le mode mental automatique,
      • un système lent, analytique : le mode mental adaptatif.

      Le mode par défaut, adapté à la gestion des situations simples, apparaît fiable, rapide. Il est économe en énergie. Ce sont des processus inconscients (la conduite) ou conscients ( le calcul mental). 

      Le mode adaptatif c’est comme conduire à l’étranger et devoir être prêt à s’adapter en permanence à l’inconnu. C’est épuisant s’il est mobilisé trop longtemps. 

      Le mode mental automatique est l’ennemi naturel de la diversité. 

      Il fonctionne de manière optimale s’il ne gère que ce qu’il connaît. Il est défini par six caractéristiques : 

      • la routine : un attrait pour les habitudes qui génère la peur de la nouveauté
      • la persévérance : la capacité à poursuivre sans se laisser déstabiliser par l’imprévu quitte à basculer dans la résistance obstinée au changement,
      • la simplification : gestion raccourcie des situations courantes qui empêche la gestion nuancée des situations complexes
      • la certitude : sentiment que notre vision est “toute la vérité” qui peut confiner à l’intolérance ou à des erreurs d’interprétation
      • l’empirisme : reproduction systématique de ses expériences passées 
      • l’image sociale : importance exagérée donnée à son image dans le groupe, pourvoyeuse de manque d’initiative par peur du risque. 

      Le mode mental automatique a largement fait ses preuves. Il nous économise énormément d’énergie et a contribué à la survie de l’humanité avec une faible probabilité d’erreur mais mis bout à bout ses 6 caractéristiques peuvent avoir des conséquences importantes sur l’inclusion en entreprise. L’intelligence relationnelle et le management inclusif offrent des outils pratiques pour instaurer un climat de sécurité psychologique et encourager la performance durable.

      Chapitre 5 : Les barrières anti-diversité du mode mental automatique 

      Intelligence relationnelle et inclusion - Les quatre pilotes à l'origine de nos comportements

      Trois des quatre pilotes à l’origine de nos comportements gouvernent notre mode mental automatique : 

      • deux qui servent l’objectif de sécurité
        • la gouvernance instinctive, 
        • la gouvernance grégaire, 
      • une qui sert l’objectif de bien-être 
        • la gouvernance émotionnelle. 

      Ces trois blocs correspondent à des stades d’évolutions successifs. Grâce à une approche basée sur l’intelligence relationnelle et le management inclusif, les entreprises peuvent favoriser une meilleure intégration de la diversité cognitive.

      La gouvernance instinctive relève de nos besoins vitaux : respirer, boire, manger, se reproduire et se mettre en sécurité. 

      Elle prend les commandes lorsqu’on éprouve peur, colère ou abattement. C’est d’elle que dépendent nos réactions instinctives de rejet ou d’attirance. Elle active nos alertes, notre stress et génère nos comportements de fuite, lutte ou inhibition bien au-delà de notre conscience directe. 

      La gouvernance grégaire régule nos interactions également au détriment de l’inclusion. 

      La survie collective s’inscrit dans la logique implacable du “chacun sa place”. Elle est fondée sur un rapport de force instinctif, arme de dissuasion naturelle des conflits mais puissant facteur d’autocensure. On ne parle pas d’une hiérarchie basée sur le mérite ou l’intellect mais bien d’une classification sur la base de la capacité de nuisance potentielle des individus. Elle s’appuie sur des signaux physiques de dominance ET de soumission communs à chaque espèce. Le dominant agit pour sécuriser son pouvoir et il n’est pas remis en question en tant que tel. C’est le biais du chef

      Ce rapport de force de la gouvernance grégaire n’est pas le fait d’un sexe ou d’une origine. Il est le résultat de nombreux facteurs et de la construction personnelle d’un individu. L’éducation y joue un rôle important et il est simple de comprendre à quel point ce rapport de force, toujours embusqué dans nos rapports humains, n’aide pas à créer un climat inclusif.

      Les impacts sur le cerveau humain de la sédentarisation

      Il est intéressant de noter que la sédentarisation des hommes de Néandertal a d’ailleurs contribué fortement à transformer l’étranger en ennemi. La défense collective d’un territoire devenant tout à coup prépondérante. Les sociétés de néandertal ont dû s’organiser autour d’individus dominant : guerriers et prêtres. 

      Les groupes de chasseurs-cueilleurs nomades du paléolithique n’avaient pas eu besoin de mettre en place ces stratégies de domination et que les croisements inter-espèces n’étaient pas un sujet. Néandertal marque l’arrivée des codes et des croyances pour réguler les sociétés. L’enjeu démographique s’imposant, les femmes sont alors contraintes à un rôle de procréation, de soin aux enfants. La ressemblance devient le ciment de la société. 

      Dernière pièce du puzzle, la gouvernance émotionnelle émerge pour s’adapter aux effets normatifs de nos codes sociaux. 

      Elle a une mission de régulation, d’acceptation de la situation. Elle porte en elle les fondements d’un monde juste souvent lié au niveau de religiosité des cultures. “Ne pas respecter l’ordre social c’est rompre l’équilibre.” L’exclusion sociale provoque de la souffrance et pour éviter cette exclusion il faut absolument rentrer dans le moule. 

      La puissance de cette injonction de notre cerveau est à double tranchant

      • la société est organisée pour freiner l’expression de la diversité
      • les impacts de la discrimination sur les individus sont dévastateurs
      Les préjugés pour renforcer la prédominance des groupes. 

      C’est la femme “modeste” – l’invisibilité pour ne pas devenir tentatrice. L’homme “fort”, capable de défendre son territoire. C’est le besoin impérieux de réseaux : affinitaires, communautaristes, sociaux. La gouvernance émotionnelle, c’est deux types de cadrage “ce que je dois faire de bien pour agir au sein de mon collectif de vie” ET “ce qui me procure du plaisir”. Autrement dit, un savant mélange d’individuel et de collectif qui ne favorise pas la diversité spontanément. 

      L’évolution a fait que les expériences négatives ont beaucoup plus de poids que les expériences positives. Cela explique largement notre biais de négativité naturel. Nos codes et nos motivations constituent un socle de valeurs, un référentiel du bien et du mal. Notre construction personnelle a donc un impact direct sur notre capacité à bien vivre les mélanges. L’entreprise – et son manager – devra apprendre à “pacifier” les tensions pour fédérer les énergies si les référentiels des coéquipiers sont particulièrement opposés. Il est très difficile pour tout un chacun de remettre en question les “bases de données” de son cerveau. Le biais de confirmation peut être interprété comme une stratégie du cerveau pour protéger ses convictions. 

      Chapitre 6 : Stéréotypes, attention danger

      Le stéréotype est un pari statistique que fait notre cerveau pour savoir plus rapidement comment se comporter. “Les biais inconscients sont des stéréotypes sociaux sur certains groupes de personnes que les individus forment en dehors de leur propre conscience.” Ces stéréotypes ont des impacts évidents sur l’égalité des chances. Pour autant, quand on pense stéréotypes et discrimination, on pense plus sexe, âge, religion mais parfois l’impact est plus insidieux. 

      En France, votre diplôme initial est communément considéré comme prédictif de votre succès futur. On peut donc inconsciemment vous reprocher de ne pas avoir choisi telle ou telle voie ou encore d’avoir changé de voie. Ce qui n’est pas compris fait peur au cerveau de l’autre… 

      L’anonymisation pourrait être une voie mais elle présuppose une intention discriminatoire. 

      On ne peut pour autant pas lui opposer l’objectivité. Nous sommes tous influencés par des stéréotypes profondément ancrés en nous. Pire, les individus portent eux-mêmes sur eux des jugements teintés d’auto-stéréotypes négatifs. Des expériences ont prouvé qu’activer un de vos auto-stéréotypes négatifs diminue vos performances cognitives lors d’une évaluation. Cela crée des pensées parasitent qui vous scotchent dans votre mode mental automatique et génèrent du stress qui vous empêche d’activer votre intelligence adaptative. 

      L’omniprésence des stéréotypes contribue donc insidieusement à la perte d’opportunités. 

      Chapitre 7 : Appréhender efficacement la diversité

      Les initiatives coercitives ont montré leurs limites. Les lois sont difficiles à appliquer. Elles n’ont pas les effets de cascade attendus. Les personnes issues de leur application ne peuvent pas toujours exprimer leur plein potentiel. Elles s’auto-censurent du fait d’auto-stéréotypes négatifs et d’un complexe d’imposture. 

      Les injonctions trop fortes conduisent à une réaction de rejet qui se traduit par deux niveaux de blocages :

      • blocages conscients et volontaires de la population qui se sent menacée par la diversité
      • une manifestation de la préférence naturelle pour son groupe social lorsqu’il est attaqué
      L’application d’une règle ou d’une loi nous repousse dans notre mécanique de gouvernance grégaire où la force s’impose. 

      Cela nous pousse à nous repositionner spontanément et inconsciemment sur une échelle d’affirmation de soi. Les dirigeants des entreprises ont vite fait de s’appuyer plus sur une capacité à imposer ses idées que sur une capacité à y faire adhérer par l’explication. Ces mécanismes expliquent empiriquement les modèles traditionnels des organisations. C’est une vision normative et naturellement anti-diversité

      La piste : passer de la diversité quantifiable à une diversité cognitive.

      Il faut donc, pour les entreprises, trouver les moyens de s’extraire durablement de cette gouvernance grégaire. Revenir à la qualité du “capital humain” des organisations sera la clé du management inclusif et de la performance durable. Il faut apprendre à raisonner diversité fonctionnelle et dynamique comportementale. 

      La diversité pour la diversité est devenue clivante. Pour éviter les blocages, il faut bannir l’approche militante. Il faut comprendre les mécanismes naturels de nos cerveaux et s’en servir pour avancer. En provoquant un électrochoc, en se faisant l’avocat du diable, on peut faire sortir l’autre de ces mécanismes automatiques sans pour autant se retrouver bloquer par le biais de l’action unique. Ce biais qui dédouane de l’action et permet de s’autoriser la transgression. Si l’on se dit qu’on a une femme dans l’équipe et que c’est déjà bien comme ça… 

      Notre cerveau a vite fait également de nous attirer vers le biais de statu quo. Le conformisme constitue un frein si puissant puisqu’il a contribué longtemps à la survie de l’espèce humaine. 

      Maîtriser les biais pour challenger le processus décisionnel.

      Mais la compréhension des biais de toute nature et de leurs mécanismes s’est développée depuis quelques années aussi bien pour en limiter les impacts dans nos décisions que pour les influencer. 

      Ainsi, le biais de désirabilité peut devenir un levier de l’inclusion. Faire comme les autres mais aussi “être quelqu’un de bien” est inscrit dans notre ADN.  Mais attention, la manipulation de nos mécanismes inconscients, aussi vertueuse soit-elle, peut vite s’avérer dangereuse. L’apparition des nudges tel que la mouche dans l’urinoir de l’aéroport d’Amsterdam qui a significativement réduit les coûts de nettoyage des toilettes pour hommes (🙂) démontre combien ils peuvent être des coups de pouce à l’action. La tentative d’écriture inclusive s’est, elle, révélée totalement contre-productive. Nos biais individuels peuvent ainsi bloquer le mouvement vers l’inclusion ou l’accompagner quand les nudges qui les utilisent sont bien “pensés”. 

      Il est essentiel de challenger les processus décisionnels qui ont un impact sur l’inclusion. Puisque notre mental automatique, aussi puissant soit-il, est un obstacle naturel à la diversité, il faut apprendre à le déconnecter pour passer en mode adaptatif. 

      Partie 3 : Faire émerger le management inclusif 

      Chapitre 8 : La sécurité psychologique et l’intelligence relationnelle

      Pour que les collaborateurs puissent exprimer leur plein potentiel en mobilisant les ressources de leur construction personnelle, leurs compétences techniques (hard skills), mais aussi leurs compétences comportementales (soft-skills), il faut mettre en œuvre un management inclusif. Ce type de management doit créer les conditions de sécurité psychologique nécessaires à la pleine expression des collaborateurs. 

      Le sentiment de se sentir protéger si on prend des risques, de pouvoir s’exprimer librement est la clé de voûte de la performance inclusive et durable. 

      Le manager inclusif doit savoir construire des rapports de confiance. 

      Il doit être en mesure de cartographier les personnalités de ses coéquipiers, d’identifier les positionnements grégaires spontanés pour mieux les neutraliser. Il doit faire preuve d’intelligence relationnelle pour individualiser son management en fonction du positionnement grégaire de chacun des membres de l’équipe. 

      Ce constat impose deux règles pour l’entreprise : 

      • la taille des équipes doit être limitée
      • tout le monde ne peut pas devenir un manager inclusif ou tout simplement un manager. 
      Un manager doit être assertif. 

      Il doit savoir naturellement s’exprimer et défendre ses droits sans empiéter sur ceux des autres. Il doit aussi exprimer une envie claire de devenir manager. 

      Un manager inclusif sait reconnaître et gérer les émotions. Il doit savoir détecter les signaux de stress chez ses coéquipiers pour les résoudre. Adopter l’intelligence relationnelle et le management inclusif, c’est permettre aux collaborateurs de mobiliser pleinement leurs compétences techniques et comportementales.

      Rappelons que le stress est un signal d’alarme qui nous avertit que le mode mental que nous utilisons n’est pas adapté à la situation rencontrée. Nous sommes en face d’une situation dangereuse, inconnue ou complexe qui requiert notre mode mental adaptatif. Pourtant nous sommes restés bloqués dans notre mode mental automatique. C’est le même principe que la douleur qui nous oblige à réagir pour notre propre bien. 

      Un coéquipier confronté à une situation inconfortable pourra réagir de trois façons : la fuite, la lutte ou l’inhibition. Le manager devra détecter les signaux et les traiter d’autant que chaque individu aura sa propre échelle de “stressabilité”. 

      Un manager inclusif sait capitaliser sur les motivations intrinsèques des individus. 

      Il doit donc être en capacité d’identifier ces motivations qui donnent de l’énergie et sont inconditionnelles puisque succès ou échec n’ont pas de prises sur elles. Elles sont les leviers de l’engagement des individus. 

      Un manager qui veut stimuler l’engagement au sein de son équipe doit s’assurer que chacun accomplit des missions et des tâches qu’il aime, du moins, les faits d’une façon qui lui correspond. Mais il lui faut aussi anticiper les signes d’un surinvestissement émotionnel, principale cause des RPS (risques psychosociaux). Il lui faut pouvoir s’appuyer sur des qualités de communication particulièrement neutres et ouvertes. Il faut aider l’autre à faire la bascule naturellement entre son mode mental automatique et son mode mental adaptatif. La reformulation est au cœur du dispositif. On doit éduquer les managers de sorte qu’ils développent une intelligence relationnelle forte au service de l’amplification du potentiel des individus. 

      Chapitre 9 : Le puissant levier de l’intelligence adaptative

      Sur la base des 6 dimensions du mode mental automatique, la réponse du mode mental adaptatif serait : 

      • la curiosité : “qu’est-ce qui nous fait vraiment atteindre nos objectifs ?”
      • la souplesse : “et si nous tentions une autre approche ?”
      • la nuance : “il y a des avantages et des inconvénients dans chaque situation ?”
      • la relativité : “ si l’on tient compte du contexte, lequel est le plus adapté ?”
      • l’opinion personnelle : “ quels sont les facteurs explicatifs et rationnels pour convaincre ?”
      Intelligence relationnelle et inclusion - mobiliser son intelligence adaptative
      L’intelligence adaptative : anti-virus au service d’une vision positive de la diversité

      En empruntant un chemin logique qui n’a pas besoin de rester dans ce qu’il connaît, notre mode mental adaptatif peut s’extraire de toutes les programmations anti-diversité qui se nichent dans notre mode mental automatique. 

      L’entraînement mental pour modifier les schémas d’activité du cerveau pour renforcer empathie, compassion, optimisme et sensation de bien-être. 

      Bascule mentale et intelligence collective

      De management inclusif à intelligence collective il n’y a donc plus qu’un pas à franchir. Le manager inclusif permettra le développement de l’intelligence adaptative de ses coéquipiers. Il rassurera face à la transformation, stimulera l’apprenance tout en augmentant l’’engagement durable et performant. 

      L’intelligence relationnelle n’est rien si elle ne parvient pas à créer de l’intelligence collective. C’est la force des regards croisés qui crée la performance durablement. C’est ce que prône l’IME avec le “talent matching” 

      Faire émerger la divergence constructive pour éviter les angles morts et la pensée de groupe. L’intelligence collective d’une équipe repose sur la mobilisation du mode mental adaptatif de ses membres. Il faut toutefois savoir économiser son cerveau autant que faire se peut. Le mode adaptatif est surconsommateur d’énergie et il faut admettre que, même musclé, nous avons le droit de repasser en mode automatique de temps en temps. Il faut juste le conscientiser. 

      Conclusion : L’apport des neurosciences dans la chasse aux biais 

      Ce livre invite les organisations à prendre conscience des ressorts qui font obstacles au développement de l’inclusion et à s’outiller pour repenser leur culture et leurs processus grâce à l’apport des neurosciences cognitives. Développer une intelligence relationnelle et un management inclusif au cœur des organisations modernes est essentiel pour surmonter les obstacles liés aux biais cognitifs.

      Pour aller plus loin :

      • Retrouvez le livre sur Amazon pour consulter ses critiques.
      • Découvrez cette interview de l’auteur également.

      Si vous êtes arrivés au bout de cet article et de ce résumé, c’est que, comme moi, le sujet vous passionne 🙂

      N’hésitez pas à me laisser un commentaire et pourquoi pas, si vous ne l’avez pas encore fait, à répondre à ce quiz pour vous détendre : Quiz : Reconnaître les biais inconscients au travail 😉